La religion des Vikings fascine depuis longtemps. Toutefois, si l'on connaît les aventures de Thor ou d'Odin, les conditions dans lesquelles leurs mythes furent transmis n'ont pas fait l'objet d'un même type d'attention. Or, un constat s'impose : dans leur très grande majorité, les sources qui nous renseignent sur cette religion sont le fait d'auteurs chrétiens, qui les mirent par écrit des siècles après la conversion dans des contextes sociopolitiques précis. C'est dire que ces textes ? mythes, sagas, poèmes, lois ? posent problème pour la reconstruction de l'histoire de la religion de la Scandinavie préchrétienne. Adoptant un point de vue critique, ce volume problématise l'ancrage chrétien, et donc tardif, des sources et propose une analyse articulant les représentations religieuses « païennes » d'avant la conversion au contexte de leur production. Il s'agit ainsi de se demander comment et pourquoi des Islandais médiévaux mobilisèrent les esprits de la terre, le sacrifice humain, la magie, le destin, ainsi que Thor ou sa mère la Terre. Fondé sur une étude détaillée de sources provenant de l'Islande des XIIe et XIIIe siècles, attentive aux désaccords entre celles-ci, ce volume propose également une réflexion sur les méthodes, les objets et les visées d'une histoire des religions critique. Prenant le contrepied de travaux synthétiques sur la religion préchrétienne, il accorde une place centrale aux conflits qui traversent les sociétés scandinaves et montre comment les discours religieux, « païens » aussi bien que chrétiens, sont instrumentalisés pour maintenir ou, au contraire, bouleverser les configurations sociopolitiques, à une époque où la royauté norvégienne opère violemment sa centralisation et manifeste ses visées impérialistes sur une Islande secouée elle aussi par les ambitions de ses chefs.
Nombre de pages
140
Date de parution
05/06/2020
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875622358
Auteur
Meylan Nicolas
Editeur
PULG
Largeur
160
Date de parution
20200605
Nombre de pages
140,00 €
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Qu'est-ce que la religion ? présente onze définitions de la religion formulées par autant d'anthropologues, sociologues et historiens des religions, du XIXe siècle à nos jours. Que ce soit l'animisme d'Edward Burnett Tylor, l'idée d'une opposition entre sacré et profane de Durkheim ou la conception politico-religieuse de Bruce Lincoln, on découvre un passionnant parcours historique et critique sur la notion de religion. Ces onze définitions originales sont à chaque fois précédées d'une introduction générale présentant les enjeux théoriques et pratiques qu'implique l'acte de définir ainsi que de brèves notices situant l'auteur et son oeuvre. Dans ces temps troublés, où la religion est sans cesse invoquée - sans que l'on sache réellement de quoi il en retourne -, ce livre de vulgarisation de l'historien des religions Nicolas Meylan se révèle aussi précieux qu'indispensable.
Résumé : De la Grande Jave à l'Islande en passant par les îles grecques, indiennes, assyriennes ou par les archipels des mers du Sud, les îles sont des objets de fantasmes, de rêves mais aussi de désillusions. Un groupe de chercheurs d'horizons variés s'interroge sur les rapports noués par l'être humain avec ces morceaux de terres, réels ou imaginaires, et sur les discours qu'ils suscitent. En un temps où les questions d'identité collective et de territoires sont plus que jamais sous les feux de l'actualité, cet ouvrage propose une réflexion sur les mécanismes de fabrication d'un espace-type, l'île, à travers la diversité des époques et des cultures, des arts, des sociétés et des croyances religieuses. Ce volume est le deuxième volet d'une série consacrée aux "mondes clos". Il fait suite à Mondes Clos. Cultures et jardins (éditions Infolio, 2013).
Présentation de l'éditeur Jonathan Z. Smith est l'un des plus remarquables historiens des religions de l'ère contemporaine. En pratiquant un comparatisme inattendu entre des religions très différentes dans le temps et l'espace, cet Américain légèrement excentrique a suscité de nouvelles manières de comprendre les mythes et les rites. Pour ce savant tout à la fois hypermoderne et technophobe, la religion est un mot et rien d'autre.Il sert à décrire des relations que des hommes entretiennent avec des acteurs surhumains dont la culture postule l'existence. Dans ce sens, il n'existe pas de religion pure et originelle mais des sociétés qui reprennent à leurs comptes des représentations de mythes qui elles-mêmes en relisent de plus anciennes. Avec cet ouvrage qui reprend sept articles majeurs écrits entre 1974 et 2004, le public français a enfin accès direct à Jonathan Z. Smith sur des points décisifs de sa pensée. Un entretien biographique avec les traducteurs les ponctue, dans lequel Jonathan Z. Smith évoque notamment le passé et l'avenir de sa discipline. La recherche, à ses yeux, doit davantage se déployer dans le voisinage immédiat de l'historien des religions qui y trouvera des institutions et des mythes à décrypter aussi intéressants que ceux qu'il peut partir analyser au bout du monde.
Résumé : Les temps sont mûrs pour définir un nouveau type de comparatisme indo-iranien, qui serait fondé sur une approche globale de littératures pareillement constituées à des fins liturgiques : la védique et la mazdéenne. Telle était la conviction commune aux organisateurs du colloque intitulé Aux sources des liturgies indo-iraniennes, qui s'est tenu à l'Université de Liège, les 9 et 10 juin 2016, avec l'appui du Fonds National pour la Recherche Scientifique. Le présent volume, fondé sur les contributions présentées à ce colloque, est destiné à permettre à des indianistes et à des iranistes spécialisés dans ces questions de faire le point sur l'état des connaissances en présence les uns des autres.
Résumé : Renouant, par-delà Kant, avec le projet aristotélicien d'une théorie des catégories, la philosophie contemporaine a largement contribué à renouveler le problème de l'articulation entre l'analyse du monde et celle du langage, entre les catégories ontologiques (substance, propriété, état de choses, etc.) et les catégories logiques (sujet, prédicat, proposition, etc.). Les catégories héritées de la tradition sont-elles d'abord des catégories ontologiques ou des catégories logiques ? Quel lien unit les unes aux autres ? Et dans quelle mesure sont-elles contaminées, les unes comme les autres, par les catégories grammaticales qui dénotent les parties du discours (substantif, adjectif, verbe, etc.) ? Enfin, comment et à quelles conditions l'analyse syntaxique, qui rend compte de la construction d'expressions bien formées, peut-elle être complétée par une analyse sémantique, qui rend compte de leur caractère sensé ? Les études rassemblées dans ce volume portent sur toutes ces questions. Repartant de l'ambivalence des catégories d'Aristote et de la lecture qu'en propose Franz Brentano, elles jettent une lumière nouvelle sur certains aspects essentiels de la réappropriation du problème des catégories de Bolzano à Lesniewski, en passant, centralement, par la phénoménologie husserlienne.