Revue Voltaire N° 19/2019 : Voltaire, du Rhin au Danube
Métayer Guillaume
SUP
29,00 €
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EAN :9791023106497
Quarante ans après le grand colloque de Mannheim, tenu à l'occasion du bicentenaire de la mort de Voltaire, le moment semble opportun pour reprendre le questionnement sur les relations complexes entretenues par Voltaire avec le monde germanique et ses marches, que ce soit pour analyser sa propre vision de ces territoires et de ces cultures ou pour explorer la riche réception dont il y bénéficia, de son vivant et après sa mort. Le dossier explore ainsi le travail d'historien de Voltaire, d'où se dégage immanquablement une philosophie, et son écriture de dramaturge. Il s'attache également à la question de la réception de Voltaire, différée pour des raisons religieuses et idéologiques : c'est d'abord comme poète qu'il fut lu et traduit, avant que ne s'opère un dialogue intellectuel qui se poursuivra jusqu'à Nietzsche. Son influence de polémiste et sa verve comique ont également nourri la littérature d'outre-Rhin. Les comptes rendus et la section "Lettres et documents" montrent qu'en 2019, l'actualité éditoriale et les découvertes autour de l'oeuvre de Voltaire restent encore très riches. Quarante ans après le grand colloque de Mannheim, tenu à l'occasion du bicentenaire de la mort de Voltaire, le moment semble opportun pour reprendre le questionnement sur les relations complexes entretenues par Voltaire avec le monde germanique et ses marches, que ce soit pour analyser sa propre vision de ces territoires et de ces cultures ou pour explorer la riche réception dont il y bénéficia, de son vivant et après sa mort. Le dossier explore ainsi le travail d'historien de Voltaire, d'où se dégage immanquablement une philosophie, et son écriture de dramaturge. Il s'attache également à la question de la réception de Voltaire, différée pour des raisons religieuses et idéologiques : c'est d'abord comme poète qu'il fut lu et traduit, avant que ne s'opère un dialogue intellectuel qui se poursuivra jusqu'à Nietzsche. Son influence de polémiste et sa verve comique ont également nourri la littérature d'outre-Rhin. Les comptes rendus et la section "Lettres et documents" montrent qu'en 2019, l'actualité éditoriale et les découvertes autour de l'oeuvre de Voltaire restent encore très riches.
Nombre de pages
242
Date de parution
04/07/2019
Poids
456g
Largeur
160mm
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EAN
9791023106497
Titre
Revue Voltaire N° 19/2019 : Voltaire, du Rhin au Danube
Auteur
Métayer Guillaume
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
456
Date de parution
20190704
Nombre de pages
242,00 €
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C'est dans son atelier que Guillaume Métayer nous invite, en nous proposant de partager avec lui des expériences singulières de traduction. La formule « traduction, poétique », sous-titre du présent essai, doit s'entendre : une première fois, au titre de la riche tradition de réflexion théorique dans laquelle il s'inscrit, et une deuxième fois, au sens où l'effort de la traduction apparaît ici sous sa forme la plus vivante et la plus incarnée. Les douze chapitres de cet essai, forment autant de rebondissements réflexifs et poétiques, qui se lisent comme le récit d'une traversée : traversée des langues, des espaces ? notamment des champs centre-européen, allemand, slovène et hongrois dont l'auteur est un des meilleurs connaisseurs actuels. À l'horizon de ce parcours parfois périlleux, la catastrophe heureuse par quoi la poétique de la traduction se fait, purement et simplement, poésie.
Cet ouvrage est une enquête sur un point aveugle de notre histoire littéraire, Anatole France, prix Nobel de littérature presque tombé dans l'oubli. Avant d'être l'une des plus grandes voix du dreyfusisme et un compagnon de route du socialisme, France a surtout été considéré comme l'écrivain français par excellence, capable de cristalliser et de fixer dans la littérature le prestige de la Nation, au long des décennies de doute culturel qui ont suivi la défaite de 1870. La réception enthousiaste d'Anatole France dans la mouvance du nationalisme français, Barrès et Maurras en tête, le confirme. Des tendances nostalgiques, une écriture et des idées néo-classiques, une posture sceptique face aux excès de la Révolution française donnent l'image d'un écrivain sinon de la tradition, du moins de l'"évolution", à distance du mythe révolutionnaire. France apparaît alors comme une sorte de "lieu de mémoire" vivant, capable de concentrer en lui nombre de "lieux de mémoire" nationaux 1 ("la conversation", "la coupole", "la visite au maître"...). Il s'impose comme la figure transitionnelle d'une France inquiète, en quête de pérennité symbolique et le miroir littéraire d'une IIIe République avide de légitimité historique. Cet ouvrage, qui s'appuie sur une étude circonstanciée de la réception d'Anatole France dans le courant nationaliste, se veut aussi un parcours critique d'une oeuvre qui marque un moment charnière dans les aventures de l'humanisme à la française.
Le travail de la miniature m'a longtemps arrêté. C'est moi qui ai fabriqué les mouches, le saviez-vous ? C'est pour cela que la boîte d'aéronautique m'a renvoyé. Hélicoptère, coléoptère : ma défense en rimes a laissé mon patron de marbre. Alors, j'ai commencé à mettre des micros dans toutes les fleurs. Le soir, à l'autre bout du fil, je me laissais bercer par leur murmure, de mon atelier à mon lit. Quand le jour du Jugement arriva et que l'on s'enquit de mes oeuvres, je sortis une boite d'allumettes. Pierre frissonna, craignant l'incendie du Paradis que certaines prophéties annoncent. Mais un scarabée en bondit, et il alla se poser à ma place sur la balance. J'avais passé toute ma vie à lui confectionner une âme tout ce qu'il y a de plus âme, aussi la substitution fut-elle acceptée. Je vis heureux depuis, oublié de la mort, plus tranquille que jamais Jonas sous les glandes du cétacé.
Ma mère aussi connaissait l'art des vignettes, l'art de voir les têtes plus petites. Non quand elle le voulait mais quand cela venait. C'est elle qui avait dû me transmettre ce tour de magie qui me tombait dessus comme une figure de karaté. La vieille Paimpolaise aux cheveux ras et à toque bulgare qui creusa dans mon palais une ornière de tribunal, avide toujours de nouveaux labours, prenait dans ma télévision un petit air de crapaud gris. Avant elle déjà, la dame à tête de bouton de chemise s'éloignait longtemps et je la contemplais, menton dans les paumes, heureux et inquiet du soudain privilège et mal divin, peut-être commun aux chiens, par lequel, autant que leur taille, j'avais la crédibilité des adultes à ma main. Or le pouvoir de les récupérer du fond de la lorgnette et de les rétablir dans leur réalité m'étant aussi donné, je le faisais souvent, de peur d'avoir trop joué.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.