C'est dans son atelier que Guillaume Métayer nous invite, en nous proposant de partager avec lui des expériences singulières de traduction. La formule « traduction, poétique », sous-titre du présent essai, doit s'entendre : une première fois, au titre de la riche tradition de réflexion théorique dans laquelle il s'inscrit, et une deuxième fois, au sens où l'effort de la traduction apparaît ici sous sa forme la plus vivante et la plus incarnée. Les douze chapitres de cet essai, forment autant de rebondissements réflexifs et poétiques, qui se lisent comme le récit d'une traversée : traversée des langues, des espaces ? notamment des champs centre-européen, allemand, slovène et hongrois dont l'auteur est un des meilleurs connaisseurs actuels. À l'horizon de ce parcours parfois périlleux, la catastrophe heureuse par quoi la poétique de la traduction se fait, purement et simplement, poésie.
Nombre de pages
96
Date de parution
03/09/2020
Poids
135g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782355771941
Titre
A comme Babel. Traduction, poétique
Auteur
Métayer Guillaume
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
140
Poids
135
Date de parution
20200903
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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Apprends à reconnaître les étymologies et progresse en lecture en t'amusant avec ce livre richement illustré et informé qui combine poèmes, jeux ainsi qu'une multitude de dinosaures ! Bref, Jérôme, d'ailleurs un garçon sans histoire, Ne rêvait que dinos du matin jusqu'au soir. Et si certains gamins fraient avec des vauriens, Sa compagnie, à lui, n'était que de sauriens. Or, quand, au téléphone, un Monsieur demandait Pouvez-vous m'épeler votre nom s'il vous plaît, Pour l'aider, le petit garçon très appliqué Lui répondait avec des noms alambiqués : J comme Jaxartosaure E comme Eoraptor R comme Rhyncosaure O comme Oohkotokia M comme Magnapaulia E comme Edmontonia ! Il en possédait, en cas de besoin, Tout un magasin. Quand préhistorique rime avec poétique, le goût des mots nouveaux et de l'écriture se met en place comme par magie : poète et chercheur, Guillaume Métayer nous invite à un stimulant voyage dans la préhistoire de la langue française, ses rythmes, ses rimes, son imagination, sur le dos de ces créatures gigantesques d'un autre âge, qui s'épanouissent à merveille dans l'univers fantaisiste et coloré dessiné par Djohr.
1998 Nul n'a oublié l'épopée Les matchs au suspens étouffant Le but en or de Laurent Blanc Les penaltys gorge crispée L'allégresse jamais stoppée I will survive infiniment, Nul n'a oublié l'épopée Les matchs au suspens étouffant J'ai encore la mélopée De ce triomphe dans le sang Thuram pensif Duga dansant Sa célébration chaloupée Nul n'a oublié l'épopée 90 poèmes pour 90 minutes de match : la passion de Guillaume Métayer pour le football est bien réelle. Il propose ici une vision poétique du football qui coïncide avec sa propre vie, commençant à la Coupe du monde 1978 jusqu'au tarissement de la passion (Je suis devenu tout à coup / Indifférent à Rocheteau / Au tir qui meurt sur le poteau / Au sport comme à un sudoku)... Nostalgie et souvenirs personnels composent son recueil qui, d'un poème à l'autre, tisse une mythologie footballistique. Faisant du football un territoire à part et une chambre d'écho du monde.
Cet ouvrage est une enquête sur un point aveugle de notre histoire littéraire, Anatole France, prix Nobel de littérature presque tombé dans l'oubli. Avant d'être l'une des plus grandes voix du dreyfusisme et un compagnon de route du socialisme, France a surtout été considéré comme l'écrivain français par excellence, capable de cristalliser et de fixer dans la littérature le prestige de la Nation, au long des décennies de doute culturel qui ont suivi la défaite de 1870. La réception enthousiaste d'Anatole France dans la mouvance du nationalisme français, Barrès et Maurras en tête, le confirme. Des tendances nostalgiques, une écriture et des idées néo-classiques, une posture sceptique face aux excès de la Révolution française donnent l'image d'un écrivain sinon de la tradition, du moins de l'"évolution", à distance du mythe révolutionnaire. France apparaît alors comme une sorte de "lieu de mémoire" vivant, capable de concentrer en lui nombre de "lieux de mémoire" nationaux 1 ("la conversation", "la coupole", "la visite au maître"...). Il s'impose comme la figure transitionnelle d'une France inquiète, en quête de pérennité symbolique et le miroir littéraire d'une IIIe République avide de légitimité historique. Cet ouvrage, qui s'appuie sur une étude circonstanciée de la réception d'Anatole France dans le courant nationaliste, se veut aussi un parcours critique d'une oeuvre qui marque un moment charnière dans les aventures de l'humanisme à la française.
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.