
Des racines et des ailes. Essai sur la construction du mythe identitaire
Avoir une identité, c'est à la fois revendiquer des " racines " qui ancrent profondément dans une histoire familiale, dans un territoire, une aire culturelle, et des " ailes " qui permettent, parfois, de s'en affranchir et de suivre un parcours de vie singulier. Avoir une identité, c'est donc assumer aussi bien un héritage, un destin, qu'une capacité à façonner le cours des événements personnels. L'auteur propose d'analyser l'identité comme le produit d'une activité qui, à l'échelle de l'individu, s'apparente à un mythe. Pourtant, cette activité ne se conçoit qu'au sein d'un ensemble de relations et de confrontations avec les autres. Dans cet essai, Michel Messu présente un tableau détaillé des éléments que chacun est susceptible de mobiliser pour témoigner de son identité. Ce faisant, il analyse les processus par lesquels se construit, à l'échelle de l'individu, le mythe identitaire qu'il lui faudra disputer aux autres. Car tout l'enjeu est là : comment se forger une identité singulière et personnelle sans renier son héritage ? Comment conjuguer dans son identité personnelle la part de personnalité, de spécificité propre à tout individu, et la part de général, de communautaire propre au groupe auquel cet individu appartient ?
| EAN | 9782705665739 |
|---|---|
| Titre | Des racines et des ailes. Essai sur la construction du mythe identitaire |
| Auteur | Messu Michel |
| Editeur | HERMANN |
| Largeur | 140 |
| Poids | 230 |
| Date de parution | 20060112 |
| Nombre de pages | 167,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un ethnologue chez le coiffeur
Messu MichelMichel Messu, sociologue et ethnologue, a été directeur de recherche au CREDOC, puis directeur du GRASS (CNRS), il est actuellement professeur à l'université de Nantes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,30 € -

L'Esprit Castor. Sociologie d'un groupe d'autoconstructeurs - L'exemple de la cité de Paimpol
Messu MichelLes Castors : un mouvement social d'autoconstruction de sa maison dans l'immédiat après Guerre 39-45. Un mouvement social largement méconnu et pourtant symbole d'une époque, d'un contexte social et politique, de valeurs et de pratique de solidarité. Un mouvement social éclaté en de multiples opérations . L'ouvrage présente l'opération de construction des Castors de Paimpol. À partir des archives conservées par des familles de la Cité des Castors de Paimpol et d'une enquête menée auprès de certains des survivants des auto-constructeurs de la Cité, l'auteur relate les conditions dans lesquelles a été réalisée l'opération d'autoconstruction. Il apporte une analyse du contexte local et national dans lequel avait pris place cette opération. Il propose aussi une réflexion sociologique sur la pratique des solidarités sociales en milieu populaire, aussi bien au cours de la période de réalisation des maisons que pour les générations qui vont suivre dans cette cité. L'intérêt de l'étude de Michel Messu est de contribuer à la connaissance d'un mouvement social qui comporte des caractéristiques profondément originales (auto régulation des rapports sociaux, auto discipline, distribution des positions de connaissance technique, administrative, etc.). Son intérêt réside aussi dans la présentation d'une réflexion théorique originale sur la notion de solidarité , notion largement utilisée dans les sciences sociales, la sociologie en particulier. Dans le domaine de la sociologie urbaine, comme dans celui des politiques sociales, cette étude vient donc combler quelques manques criants. . . Michel MESSU est professeur de sociologie à l'université de Nantes et directeur du Groupe d'analyse du social et de la sociabilité (GRASS) UMR CNRS-Paris 8.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

L'ère de la victimisation
Messu MichelTous victimes ? Que nenni ! Pourtant, à se pencher sur l'actualité journalistique, il semblerait bien. A suivre les publications de sciences sociales, également. La "victime" est devenue une catégorie psychopolitique qui a donc envahi la scène de nos images mentales et phagocyté notre lexique pour dire le monde dans lequel nous vivons. Mieux, elle autorise désormais, du moins pour certains d'entre nous, à y recourir pour donner de soi une image toute chargée de positivité. Etre ou avoir été "victime", se présenter comme un "descendant" de victime, hériter des stigmates d'événements historiques producteurs de victimes, sont autant de traits que l'on peut revendiquer dans sa quête identitaire personnelle." Ainsi, un "grand récit victimaire" est-il en passe de devenir le discours dominant d'appréhension de notre monde, en lieu et place du "grand récit" de la confrontation des classes ? Le sociologue nous interroge et nous alerte.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Consentir ou céder à la nécessité
Messu MichelLe consentement se présente comme une notion d'évidence : c'est affirmer sa volonté. Ce faisant, on dit l'inverse de ce qu'est un consentement. Le consentement relève non de l'apodictique mais de l'optatif. Consentir, ce n'est pas vouloir explicitement, mais vouloir bien, ou, comme le dit Pierre Ricoeur, c'est se plier à la nécessité. Dès lors, on interrogera les usages sociaux dans lesquels entre cette notion. Des observations de M. Godelier relatives aux rites d'initiation dans la société des Baruyas à celles des historiens des moeurs des XIXe et XXe siècles, l'ouvrage construit la fonction discrète du consentement, notamment dans les rapports sexuels. Le rendre manifeste, comme il est exigé de nos jours, surtout lorsqu'il s'accompagne d'une telle méprise sémantique, fait donc jouer au consentement un tout autre rôle dans l'économie des échanges humains, particulièrement des échanges sexuels. Cela devient un enjeu normatif et idéologique porté par un " néo-féminisme " qui s'est écarté du féminisme des droits universels.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 €
Du même éditeur
-

Que deviennent les histoires d'amour ?
Droit Roger-Pol ; Atlan Monique ; Masquelier FrédéL'amour se raconte, s'éprouve, se rêve, s'étiole. Il fait hurler de joie ou de douleur, pousse à agir ou foudroie, transporte ou désespère. Mais peut-il être l'objet d'un savoir ? Ne pourrait-il être approché que par des récits, et non des concepts, par la littérature et la poésie, et non par la philosophie ? Ce qui est sûr, c'est que l'amour fait des histoires... que les philosophes ont longtemps négligées, n'y voyant que les marques de l'émotivité, de la passion, de la déraison. Pourtant, ces histoires sont riches d'enseignements. Comment naissent, vivent et meurent les histoires d'amour ? Du roman au cinéma, les récits d'aujourd'hui sont-ils comparables à ceux de jadis ? Aime-t-on de la même manière qu'autrefois, alors que semblent s'installer la peur de l'engagement et la défiance envers le sentiment amoureux ? Les philosophes et experts ici rassemblés nous invitent à envisager le lien amoureux comme une transformation sans cesse en devenir, tissu sans fin d'histoires humaines. Avec les textes de : Boris Cyrulnik, Vincent Delecroix, Frédérique Ildefonse, Sophie Galabru, Olivia Gazalé, Christian Godin, Francis WolffEN STOCKCOMMANDER15,05 € -

Dans l'atelier de Virginia Woolf
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer DanielCet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.EN STOCKCOMMANDER22,10 € -

Rome brûle. Néron et l'incendie qui a mis fin à une dynastie
Barrett Anthony A.L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.EN STOCKCOMMANDER25,10 € -

Parlons-nous chien ou pensent-ils humains ? La communication entre hommes et chiens décryptée par le
Giraud Anne-LiseIl ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?EN STOCKCOMMANDER15,05 €
De la même catégorie
-

Résister. Edition revue et augmentée
Saqué SaloméNouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Le temps de l'obsolescence humaine
Patino BrunoLa révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.EN STOCKCOMMANDER18,10 € -

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

L'homme nu. La dictature invisible du numérique
Dugain Marc ; Labbé ChristopheRésumé : On les appelle les big data. Google, Apple, Facebook, Amazon, ces géants du numérique qui aspirent, à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage existe un " pacte secret " scellé par les big data avec l'appareil de renseignement le plus redoutable de la planète. Ensemble, ils sont en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau, une puissance mutante qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. Pour les big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une dictature inédite qui nous menace : une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. " Ce livre se présente comme le livre noir de la révolution numérique. " Le Figaro littéraire " Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus votre iPhone de la même manière. " Le Point Cet ouvrage a reçu le Prix lycéen " Lire l'économie "EN STOCKCOMMANDER8,10 €
