L'Esprit Castor. Sociologie d'un groupe d'autoconstructeurs - L'exemple de la cité de Paimpol
Messu Michel
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753504295
Les Castors : un mouvement social d'autoconstruction de sa maison dans l'immédiat après Guerre 39-45. Un mouvement social largement méconnu et pourtant symbole d'une époque, d'un contexte social et politique, de valeurs et de pratique de solidarité. Un mouvement social éclaté en de multiples opérations . L'ouvrage présente l'opération de construction des Castors de Paimpol. À partir des archives conservées par des familles de la Cité des Castors de Paimpol et d'une enquête menée auprès de certains des survivants des auto-constructeurs de la Cité, l'auteur relate les conditions dans lesquelles a été réalisée l'opération d'autoconstruction. Il apporte une analyse du contexte local et national dans lequel avait pris place cette opération. Il propose aussi une réflexion sociologique sur la pratique des solidarités sociales en milieu populaire, aussi bien au cours de la période de réalisation des maisons que pour les générations qui vont suivre dans cette cité. L'intérêt de l'étude de Michel Messu est de contribuer à la connaissance d'un mouvement social qui comporte des caractéristiques profondément originales (auto régulation des rapports sociaux, auto discipline, distribution des positions de connaissance technique, administrative, etc.). Son intérêt réside aussi dans la présentation d'une réflexion théorique originale sur la notion de solidarité , notion largement utilisée dans les sciences sociales, la sociologie en particulier. Dans le domaine de la sociologie urbaine, comme dans celui des politiques sociales, cette étude vient donc combler quelques manques criants. . . Michel MESSU est professeur de sociologie à l'université de Nantes et directeur du Groupe d'analyse du social et de la sociabilité (GRASS) UMR CNRS-Paris 8.
Nombre de pages
190
Date de parution
27/09/2007
Poids
401g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782753504295
Titre
L'Esprit Castor. Sociologie d'un groupe d'autoconstructeurs - L'exemple de la cité de Paimpol
Auteur
Messu Michel
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
401
Date de parution
20070927
Nombre de pages
190,00 €
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Michel Messu, sociologue et ethnologue, a été directeur de recherche au CREDOC, puis directeur du GRASS (CNRS), il est actuellement professeur à l'université de Nantes.
Résumé : Avoir une identité, c'est à la fois revendiquer des " racines " qui ancrent profondément dans une histoire familiale, dans un territoire, une aire culturelle, et des " ailes " qui permettent, parfois, de s'en affranchir et de suivre un parcours de vie singulier. Avoir une identité, c'est donc assumer aussi bien un héritage, un destin, qu'une capacité à façonner le cours des événements personnels. L'auteur propose d'analyser l'identité comme le produit d'une activité qui, à l'échelle de l'individu, s'apparente à un mythe. Pourtant, cette activité ne se conçoit qu'au sein d'un ensemble de relations et de confrontations avec les autres. Dans cet essai, Michel Messu présente un tableau détaillé des éléments que chacun est susceptible de mobiliser pour témoigner de son identité. Ce faisant, il analyse les processus par lesquels se construit, à l'échelle de l'individu, le mythe identitaire qu'il lui faudra disputer aux autres. Car tout l'enjeu est là : comment se forger une identité singulière et personnelle sans renier son héritage ? Comment conjuguer dans son identité personnelle la part de personnalité, de spécificité propre à tout individu, et la part de général, de communautaire propre au groupe auquel cet individu appartient ?
Tous victimes ? Que nenni ! Pourtant, à se pencher sur l'actualité journalistique, il semblerait bien. A suivre les publications de sciences sociales, également. La "victime" est devenue une catégorie psychopolitique qui a donc envahi la scène de nos images mentales et phagocyté notre lexique pour dire le monde dans lequel nous vivons. Mieux, elle autorise désormais, du moins pour certains d'entre nous, à y recourir pour donner de soi une image toute chargée de positivité. Etre ou avoir été "victime", se présenter comme un "descendant" de victime, hériter des stigmates d'événements historiques producteurs de victimes, sont autant de traits que l'on peut revendiquer dans sa quête identitaire personnelle." Ainsi, un "grand récit victimaire" est-il en passe de devenir le discours dominant d'appréhension de notre monde, en lieu et place du "grand récit" de la confrontation des classes ? Le sociologue nous interroge et nous alerte.
Le consentement se présente comme une notion d'évidence : c'est affirmer sa volonté. Ce faisant, on dit l'inverse de ce qu'est un consentement. Le consentement relève non de l'apodictique mais de l'optatif. Consentir, ce n'est pas vouloir explicitement, mais vouloir bien, ou, comme le dit Pierre Ricoeur, c'est se plier à la nécessité. Dès lors, on interrogera les usages sociaux dans lesquels entre cette notion. Des observations de M. Godelier relatives aux rites d'initiation dans la société des Baruyas à celles des historiens des moeurs des XIXe et XXe siècles, l'ouvrage construit la fonction discrète du consentement, notamment dans les rapports sexuels. Le rendre manifeste, comme il est exigé de nos jours, surtout lorsqu'il s'accompagne d'une telle méprise sémantique, fait donc jouer au consentement un tout autre rôle dans l'économie des échanges humains, particulièrement des échanges sexuels. Cela devient un enjeu normatif et idéologique porté par un " néo-féminisme " qui s'est écarté du féminisme des droits universels.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.