Dieu peut-il mourir en Afrique ? Essai sur l'indifférence religieuse et l'incroyance en Afrique noir
Messi Metogo Eloi
KARTHALA
24,99 €
Epuisé
EAN :9782811109172
Il faut s'en persuader, même si cela va à l'encontre du discours habituellement tenu : l'étude objective des traditions connues révèle que les Africains ne croient pas tous en un Dieu unique, créateur, rémunérateur et vengeur. La croyance à l'au-delà n'est pas aussi évidente qu'on le dit souvent. Il y a des cas d'incroyance dans les sociétés traditionnelles, et il existe une tradition de pensée critique à l'égard de la religion que l'on trouve dans un grand nombre de contes. L'indifférence et l'incroyance se rencontrent aussi dans certaines sociétés contemporaines, non seulement parmi les lycéens, les étudiants et les intellectuels, mais aussi parmi les cadres, les commerçants, les employés. Les devoirs religieux sont habituellement négligés, la religion a peu de place dans les préoccupations de la vie quotidienne, les vérités de foi fondamentales sont mises en question. Il n'est pas rare que romanciers, sociologues, philosophes d'obédience marxiste ou non, présentent la religion comme une mythologie périmée, un frein au progrès de l'humanité, un instrument de domination et d'exploitation ou, tout simplement, comme une absurdité. L'effondrement des régimes communistes ne signifie pas nécessairement la mort de la pensée de Marx. Curieusement, le message final du Synode africain (mai 1994) ne souffle mot de l'indifférence religieuse et de l'incroyance en Afrique. On pense, bien à tort, qu'elles ne concernent pas l'Afrique et qu'à tout prendre il ne s'agit que d'importations étrangères tant il va de soi que l'Africain est doué d'" un sens naturel de la présence de Dieu ". Et si ça n'était pas le cas ? Certes, il ne s'agit pas dans cet ouvrage d'opposer à la thèse d'une Afrique incurablement religieuse, celle d'une Afrique irreligieuse. Il s'agit en fait d'aller au-delà des traditions les mieux assurées et de poser clairement un certain nombre de questions, qui paraîtront peut-être à certains inopportunes, mais dont la vie quotidienne des villes et des campagnes africaines révèle dès aujourd'hui l'urgence. L'étude du phénomène religieux en Afrique noire est bien moins avancée qu'il n'y paraît et le chantier est immense.
Nombre de pages
250
Date de parution
12/04/2013
Poids
420g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811109172
Auteur
Messi Metogo Eloi
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20130412
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La stérilité et la monotonie du discours théologique africain provoquent déjà une accablante lassitude. Comment en serait-il autrement quand il repose sur un double malentendu au sujet de l'Afrique à évangéliser et du christianisme ? D'une part, la théologie africaine sous sa forme la plus répandue se situe dans la ligne de la négritude et de l'ethnophilosophie dont elle plaque les schémas ethnologiques sur les sociétés africaines en pleine mutation. Bien plus, on a remarqué que ce sont des ecclésiastiques qui ont élaboré les premières systématisations ethnophilosophiques : Tempels, Kagamé, Mulago, Mbiti... Un nombre de plus en plus important de philosophes africains critiquent leur dogmatisme et leur refus de l'histoire. La théologie africaine va-t-elle devenir le dernier bastion de l'ethnophilosophie ? D'autre part, le théologien africain continue, au-delà des bavardages sur l'indigénisation et l'inculturation de l'Evangile, à se référer au christianisme colonial bourgeois, individualiste et pointilleux sur les rites et la "doctrine". Pour l'auteur, la théologie africaine ne naîtra pas des déclamations lyriques sur les "valeurs africaines de civilisation" ni de l'adaptation des dogmes et des rites chrétiens, mais d'une étude critique et d'une réappropriation responsable du christianisme à partir des préoccupations actuelles des peuples africains.
La maxime "Nul n'est censé ignorer la loi" domine tout notre droit. Appliquée à la fiscalité, elle pose une présomption irréfragable de connaissance de la règle fiscale par tous les contribuables. Une telle affirmation est sans doute l'expression la plus grande du droit et sa plus nécessaire fiction. L'inflation des dispositions fiscales, leur grande complexité et leur forte technicité rendent leur connaissance ardue. Même la codification fiscale se révèle d'une efficacité limitée. Aussi, l'accès à la disposition fiscale applicable ne garantit pas son applicabilité effective. A cela s'ajoute les conflits d'interprétation...
La maxime "Nul n'est censé ignorer la loi" est la traduction française de la maxime d'origine latine nemo legem ignorare censetur. Elle a une existence millénaire. Non écrite, elle domine pourtant tout notre droit: Appliquée à la matière fiscale, elle pose une présomption irréfragable de connaissance de la règle fiscale par tous les contribuables. Il en résulte que, dès lors qu'une disposition fiscale est entrée en vigueur, du fait de sa publication, elle est supposée connue par tous les contribuables. Une telle affirmation "Nul n'est censé ignorer la loi fiscale" est sans doute, à la fois, l'expression de la plus grande et de la plus nécessaire fiction du droit. Elle est un postulat fondamental de la vie en société dont l'abandon serait un ferment d'anarchie. En vertu de cette maxime, la connaissance de la règle fiscale s'apparente à une garantie du principe de sécurité juridique: garantie de connaissance de la loi fiscale et garantie de défense contre l'arbitraire du pouvoir fiscal. Cependant la maxime peut entrer en conflit avec ce principe. L'observation de la maxime lui impose une recherche de la loi applicable. Une recherche ardue du fait notamment de l'inflation des dispositions fiscales à connaître qui peuvent être écrites ou non écrites, de la grande complexité et de la forte technicité qui les caractérisent. Tout cela rend l'indispensable recours aux conseils fiscaux d'une efficacité relative. Même la codification fiscale, par la rationalisation du droit fiscal qu'elle impose en en permettant l'accessibilité et l'intelligibilité se révèle d'une efficacité limitée, car irradiée par la loi fiscale originaire. Aussi, l'accès à la disposition fiscale applicable ne garantie pas son applicabilité effective. Le contribuable doit par ailleurs rechercher son explication, son sens au moyen de l'interprétation produite par diverses sources. Celle-ci étant par nature indéterminée, l'application de la loi fiscale se révèle incertaine. Incertitude qui est aggravée notamment par l'accessibilité limitée de l'interprétation et les conflits d'interprétation.
Plongée dans le triangle magique que forment l'Afrique centrale, l'Afrique australe et les Caraïbes, où l'improbable idylle d'Ela et de Minta se noue à la faveur d'une correspondance qui scelle leurs destins dès l'âge de seize ans. L'un, Ela, a grandi dans l'univers initiatique et insouciant d'Afrique centrale ; l'autre, Minta, jeune fille du Golositan, échappe providentiellement au massacre de son peuple et trouve refuge au Makoland, avec son bébé d'un jour. Dix-sept ans plus tard, Ela, devenu cinéaste, nourrit toujours le rêve de s'unir à Minta. Réussira-t-il à vaincre les obstacles pour faire sortir Minta du Makoland, et vivre ce bonheur auquel ils se croient promis ...
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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