Le silence pour Obole. Obol de silenci, Edition bilingue Français-Catalan
Mesquida Jaume ; Marcilhacy Florence
ILLADOR
24,99 €
Epuisé
EAN :9782953401059
Tout leur fut arraché alors que l'avenir s'offrait à eux comme un beau fruit ouvert : la vie qu'ils portaient " tel un brin d'herbe entre les dents " ; l'espoir qu'ils partageaient aux champs avec leurs compagnons de labeur ; Majorque, leur terre chérie, battue de vents marins... Et comme si ce scandale n'avait pas suffi à apaiser les haines on a déposé sur leurs lèvres en guise de viatique pour le dernier voyage une " obole de silence " : tel fut le destin de ces victimes innocentes qui, du fond de leur sépulture désolée, tendent depuis des décennies leurs mains décharnées vers les vivants, implorant que leur martyre ne soit pas oublié ni leurs noms pour toujours effacés des mémoires. Il fallait un homme de justice et de coeur pour entendre cet appel ; il fallait un poète pour s'en faire l'écho. Jaume Mesquida a su être cet homme et ce poète : il a saisi au vol la rumeur sourde qui s'élevait des profondeurs et en a fait jaillir une voix, celle d'hommes simples, sauvagement réduits au " silence aride " de la mort, mais dont les noms sont désormais grâce à lui gravés sur les pierres des sentiers et dont le destin, par la parole transmise, peut enfin habiter le monde. Jaume Mesquida, enfant de Manacor, rend ici un magnifique hommage à sa terre puisqu'il fait d'elle le lieu apaisé de la réconciliation possible entre tous les hommes, morts et vivants, qui y demeurent.
Nombre de pages
83
Date de parution
01/06/2010
Poids
510g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782953401059
Auteur
Mesquida Jaume ; Marcilhacy Florence
Editeur
ILLADOR
Largeur
170
Date de parution
20100601
Nombre de pages
83,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Privée de sa mère abattue "rue d'Isly" le 26 mars 1962 à Alger, chassée de son pays avec père et soeurs, mal accueillie par la France profonde, Françoise cherche alors amitiés et rencontres auprès de vaches, mouches, frelons, êtres imaginaires, Dieu... Elle cherche seule son chemin à travers les interdits et raconte, entre humour et angoisse, son parcours de jeune fille "dérangée et dérangeante".
L'auteur nous entraîne sur les pas d'une petite fille d'Alger, nous faisant partager ses souvenirs d'enfance jusqu'à l'effroyable journée qui les a, elle et ses soeur, privées de leur mère. "Ils vous l'ont tuée a dit papa, ils ont tué maman" (...) des hommes nous l'avaient tuée sans nous laisser le temps de lui dire au revoir. Lui dire que nous l'aimions". A la douleur, s'ajouta le déchirement de l'abandon d'un pays tant aimé et le chagrin d'un accueil hostile en France.
Mesquida Evelyne ; Semprun Jorge ; Roquejeoffre Mi
Voici les héros magnifiques d'une page d'histoire occultée: les soldats de la Nueve. Selon les manuels d'histoire, la libération de Paris a commencé le 25 août 1944, quand la fameuse 2e DB du général Leclerc a pénétré dans la capitale par la porte d'Orléans. En réalité, Leclerc a lancé l'offensive dès le 24 août en donnant l'ordre au capitaine Dronne, chef de la 9e compagnie, d'entrer sans délai dans Paris. L'officier, passant par la porte d'Italie, a foncé sur le centre de la ville à la tête de deux sections de cette 9e compagnie appelée la Nueve. Le premier véhicule de la Nueve est arrivé place de l'Hôtelde-Ville le 24 août 1944 peu après 20 heures, "heure allemande". Le soldat Amado Granell - le premier libérateur de Paris! - en est descendu pour être aussitôt reçu, à l'intérieur de la mairie, par Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance, successeur de Jean Moulin. Comme 146 des 160 hommes de la Nueve, Granell était... un républicain espagnol! Le 26 août, de Gaulle descendra les Champs-Élysées escorté et protégé par quatre véhicules de la Nueve. Amado Granell et sa voiture blindée ouvriront le défilé. Rescapés de la guerre civile contre Franco, engagés dans l'armée de la France libre, les républicains espagnols de la Nueve libéreront ensuite l'Alsace et la Lorraine, se battront en Allemagne. Sur les 146 qui avaient débarqué en Normandie, seuls 16 d'entre eux seront encore là pour pénétrer - les premiers! - dans le nid d'aigle d'Hitler, à Berchtesgaden. Evelyn Mesquida rend justice à ces héros oubliés de la liberté. Elle donne la parole à ceux qui ont survécu.
Voici des héros magnifiques, sortis tout droit d'une page d'histoire trop longtemps occultée : les soldats de la Nueve. Officiellement, la libération de Paris a commencé le 25 août 1944. En réalité, c'est la veille, le 24 août, que le général Leclerc a lancé l'offensive : il a donné l'ordre au capitaine Dronne, chef de la 9e compagnie de la 2e DB, d'entrer dans Paris sans délai. Le premier véhicule de cette 9e compagnie, appelée la Nueve, est arrivé place de l'Hôtel-de-Ville le 24 août 1944 peu après 20 heures, "heure allemande". Le soldat Amado Granell - le premier libérateur de Paris - en est descendu pour être aussitôt reçu, à l'intérieur de la mairie, par Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la Résistance. Comme 146 des 160 hommes de la Nueve, Granell était un républicain espagnol ! Le 26 août, de Gaulle descendra les Champs-Elysées escorté et protégé par quatre véhicules de la Nueve. Ensuite, les républicains espagnols de la Nueve contribueront à libérer l'Alsace et la Lorraine et se battront en Allemagne jusqu'au nid d'aigle d'Hitler, à Berchtesgaden. Evelyn Mesquida leur rend la place qui leur est due dans la mémoire collective. Et elle donne la parole à neuf des survivants qu'elle a pu retrouver. Témoin de la libération de Paris, Albert Camus aura ces mots, en 1954, pour dire toute sa reconnaissance aux républicains espagnols : "Pour l'Europe et pour nous, sans le savoir, vous avez été et vous êtes des maîtres de liberté".
La poésie est, peut-être, ce combat intérieur contre la norme, le donné à voir (périssable et sujet à oubli), quand la sensibilité profonde appelle aux connivences avec l'insaisissable, aux soifs de correspondances légendaires. Se faire vague, statue ou sapin, laisser jaillir, au fil des saisons, les incisions de formes et de sens, décrypter les signes : parce que notre regard n'est pas ce qui sort de nous, mais bien cette densité de vie qui entre en nous, pour inlassablement rejouer nos destins sur les pulsations du temps".
Xumet Antoni ; Bezares Miquel ; Pons Margarita ; V
Ce livre visite l'imaginaire majorquin avec ses jeunes poètes tous nés après 1960, à l'exception de Jaume Mesquida. Ils prononcent les mots de l'attachement qu'ils portent à leur île et nous rentrons alors dans ses entrailles les plus profondes, loin de la perception ou de la vision qu'en ont les touristes. L'île est d'une richesse immense : la mer, la montagne, le soleil, la mémoire éclairent ses habitants. Mais, en même temps, tant de beauté paralyse et fait ressentir aux hommes la déréliction de la vie. Les poèmes, loin de n'être que des bonheurs d'expression, plongent souvent au creux de l'angoisse, comme si la beauté de l'île faisait écho à la solitude de l'homme. C'est de ce mouvement même entre la terre magnifique et les complexités du coeur qu'ils surgissent. Les poètes majorquins s'expriment dans leur langue, le catalan ; ils sont traduits ici en français et en castillan de façon à les faire partager à deux régions voisines. Nous n'en présentons que quelques-uns, bien d'autres pourraient figurer tant l'île est riche d'un peuple qui sait ressentir.