Constantine, troisième ville d'Algérie, fascine encore aujourd'hui par sa position inexpugnable d'île aérienne nichée dans le rocher, par les vertigineuses défenses naturelles que forment son ravin et les serpentins du fleuve Rhumel. Sur les vestiges des Numides et de leur capitale Cirta, des Phéniciens ou des vandales, de l'Empire romain de Constantin, en passant par sa transfiguration arabe et jusqu'à l'ère moderne des dominations ottomane ou française, Constantine, multiple et inaltérable, aura été un formidable creuset des civilisations, un haut lieu de rencontres des populations amazighe, arabe, française, de convergences des religions, particulièrement de l'islam et du judaïsme, dont portent témoignage les œuvres des hommes et des cultures qui s'y sont fondus. Ville des ponts, des musiques et d'un certain art de vivre, Constantine mérite d'être revisitée. Les auteurs s'attachent non seulement aux lieux et aux sites, mais aussi aux personnalités constantinoises de la politique ou de la culture (Berthier, Benbadis, Benjelloul, Toumi, Raymond Leyris, Malek Haddad, Atlan...)
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Nombre de pages
186
Date de parution
10/11/2005
Poids
1 040g
Largeur
278mm
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EAN
9782842722388
Titre
Constantine. Citadelle des vertiges
Auteur
Merdaci Madjid ; Metaïr Kouider
Editeur
PARIS MEDITERRA
Largeur
278
Poids
1040
Date de parution
20051110
Nombre de pages
186,00 €
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Parmi les différents champs de l'enfance, celui des enfants abandonnés représente, pour le cas de l'Algérie, un contexte spécifique en raison de ses nombreuses articulations politiques, psychosociales et psychopathologiques. Le placement de nourrissons en institutions de soins et de garde sociale peut s'accompagner de dérèglements graves et durables de leur santé psychique et organique. Le développement de tableaux cliniques et d'inorganisations somatopsychiques, atteste la fragilité de l'enfant et l'inadéquation des maillages préventifs et de guidance. Par ailleurs, la pratique clinique du premier âge situe les risques récurrents de pathogénies institutionnelles et interactives où s'élaborent, de manière égale, l'immaturité et la morbidité de l'enfant. Elle souligne aussi la problématique des procédés de substitution et des difficultés de prolongement de la fonction maternelle dans les limites du travail institutionnel.
Dans l'Algérie actuelle, les personnes produisent leurs folies car elles ne savent plus vivre ensemble en l'absence de sentiments partagés et de références identitaires. Dans ces situations, la déraison ne réside pas, exclusivement, dans les dérèglements de la vie psychique et mentale mais dans l'altération de la vie sociale et communautaire. La folie représente alors une stratégie, pour éviter les souffrances et les pouvoirs totalitaires, où les migrations, les dissidences violentes, les dévotions et les sexualités indiquent des séquences importantes pour changer, protéger l'existence et exprimer des demandes de réparation politique, psychosociale et affective.
L'émergence d'une écriture en langue française constitue un moment essentiel dans la formation d'une intelligentsia indigène dans l'Algérie coloniale. Cette écriture entrevoit en effet au tournant des XIXè et XXè siècles un objet littéraire nouveau, différent de celui qui a pu jusqu'alors exister en langues berbère et arabe. Ce dictionnaire restitue les parcours et les oeuvres de ses acteurs, à la mesure des blessures d'une longue histoire coloniale.
Les transformations du champ psychosocial en Algérie induisent des lignes de précarité psychique, biologique et sociale et rendent difficiles les perspectives de partage et de cohabitation. Ces situations sont porteuses de souffrances, de dépréciation des personnes et de privations successives. Elles indiquent aussi le déplacement des vulnérabilités sur de nouveaux territoires humains et la recherche de nouvelles valeurs de la vie. II s'agit d'une situation où les contenants anthropologiques ne sont plus définis ni entrevus dans les contingences matérielles qui formatent l'existence de millions d'êtres marqués par des douleurs innommables et par une dimension psychopathologique.
Dans cet ensemble de nouvelles, Maati Kabbal évoque sur un mode tantôt grave, tantôt burlesque, l'univers étrange et les ambiances chaudes de Khuribga, sa ville natale. Sur fond de chergui (sirocco) et d'embruns de phosphate se déroulent devant nous les roulis lascifs des cheikhates (danseuses du ventre), les séances de beuverie, de sexe et de sport. Sans fioritures et sur le ton de l'autodérision, ce recueil marque un retour sans détours sur les lieux de l'enfance, hantée par la figure imposante d'une tante-mère en mal de maternité. En filigrane transparaît l'interrogation de l'auteur sur la signification du retour au moment où la majorité des jeunes aspirent au départ.
Qui ne connaît ta ville la Porte du Vent, passage obligé pour tous les égarés, les paumés ? Ouverte aux vents marins, aux vents de pluie, aujourd'hui fermée à l'avenir. Accueillante aux brises, elle l'était jadis également aux hommes. Au voyageur arrivé par l'Ouest, elle offrait en prélude un lacis de ruelles étourdissantes ; en titubant, le nouveau venu se mettait sous la protection de son marabout ; il pouvait se désaltérer à la fontaine de la cour intérieure de sa vieille mosquée et y reprendre son souffle. Neuf siècles inscrits dans la chaux et la pierre. Tant d'étrangers sont entrés par là, qui ne sont plus jamais repartis. " Du regard croisé de deux femmes à la fois différentes et très proches, l'une, Selma, rivée à sa ville, à l'emprise de laquelle elle rêve d'échapper, l'autre, Hélène, revenue recoller les " morceaux de sa vie " dans son pays natal dévasté par une guerre sournoise, et d'un narrateur qui prend leur relais pour s'adresser à elles, émerge l'histoire de Bab-Errih - dont on ne saura jamais si elle réelle et transfigurée ou lieu métaphorique - et des destins chaotiques de ceux qui la peuplent...