La "Garde rouge" raconte. Histoire du Comité ouvrier de la Magneti Marelli (Milan, 1975-78)
Mentasti Emilio ; Coleman Yves ; Hasard Antoine
NUITS ROUGES
12,20 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782913112360
Dans une grande usine milanaise, la Magneti Marelli, plusieurs dizaines de salariés s'organisent au milieu des années 1970 contre la direction et les syndicats dans un Comité politique ouvrier. Bientôt, cette "Garde rouge" comptera plusieurs centaines d'ouvriers (sur les 5000 de l'usine) -soit une force équivalente à celle du PCI- et sera en mesure d'imposer l'arrêt des mesures de restructuration (licenciements, délocalisation). Ce Comité ouvrier ne reste pas cantonné dans les murs de l'usine et participe aux autres luttes, grèves, manifestations, nombreuses à l'époque en Lombardie et dans toute l'Italie, et notamment à cette manière radicale de combattre l'inflation: les "autoréductions". La Magneti Marelli ne fut pas la seule usine italienne à connaître des organes autonomes ouvriers, mais c'est son Comité qui a servi de référence à tous les autres, à la fois par ses initiatives propres et par sa capacité à faire profiter de son expérience les ouvriers des petites entreprises environnantes. Ce combat exemplaire s'inscrit dans le cours de cette tentative révolutionnaire des années 1968-1979, qu'il importe de défendre contre les falsifications et les calomnies qui l'accablent, et d'en tirer toutes les leçons qui s'imposent.
Nombre de pages
233
Date de parution
29/05/2008
Poids
268g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782913112360
Titre
La "Garde rouge" raconte. Histoire du Comité ouvrier de la Magneti Marelli (Milan, 1975-78)
Auteur
Mentasti Emilio ; Coleman Yves ; Hasard Antoine
Editeur
NUITS ROUGES
Largeur
120
Poids
268
Date de parution
20080529
Nombre de pages
233,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Mentasti Rosa Barovier ; Tonini Cristina ; Salvy G
Si le nom de Murano, l'île vénitienne, renvoie à l'art du verre, les créations touristiques font parfois oublier le savoir-faire inestimable, la qualité unique et la splendeur d'objets produits depuis des siècles dans ses ateliers. Cet art a produit des objets de luxe pour les cours européennes de la Renaissance, des fantaisies baroques au XVIIIe siècle, des pièces Art déco des années 1920 et modernistes des années 1950, et des ouvres contemporaines d'artistes du monde entier ayant travaillé avec les maîtres verriers vénitiens. Ainsi, miroirs, lustres, verres, carafes, objets précieux illustrent le goût et les modes de chaque époque et sont mis en regard avec des tableaux dans lesquels on peut apprécier leur usage.
Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.