Utopie aux accents libertaires, La soi-disant utopie du centre Beaubourg imagine la création sous les fondations du centre Pompidou, alors en construction, d'une micro-société culturelle alternative. Artistes, militants, toute une faune de laissés pour compte autant que de curieux y affluent en quête d'une société autre, chargée de sens et génératrice de liens. Surfant sur les idéaux portés par l'élan de Mai 68, le lieu d'expérimentation social trouve là un bel espace d'expérimentation : partage de tout, abandon des hiérarchies, sexualité libre, remise en question de l'alimentation, de la monnaie... Le sous-sol de Beaubourg foisonne, avec ses débats et ses désaccords constants. Seul principe acceptable y lit-on : ne rien faire payer et voir venir ! Et même si rien n'est simple, si les réunions d'organisation se suivent et démontrent les difficultés de l'autogestion, le rire, la distance et une sorte de convivialité vraie demeure tout au long de son récit.
Nombre de pages
240
Date de parution
07/05/2026
Poids
250g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782889551392
Auteur
Meister Albert ; Dussert Eric
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
130
Date de parution
20260507
Nombre de pages
240,00 €
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La destinée, long chemin de l'existence tracé par l'incertain, serpente souvent à la limite de l'irréel et de l'étrange, du rêve et du cauchemar. Elle nous surprend, nous piège, pour, au bout du compte, nous ramener au néant. Faisant parfois d'effroyables détours, elle pourrait même devenir un jour dystopie. Teintée d'humour, d'ironie, ou encore vision du bonheur, la destinée demeurera toujours un immatériel point d'interrogation. Même si elle donnait une réponse à nos questions, ce ne serait sûrement pas celle que l'on aimerait entendre. Et si l'on paraît parfois être maître de son destin, on ne l'est jamais vraiment... Christian Meister vit en Franche-Comté en compagnie de ses chats et de ses livres. Il puise son inspiration dans ses rêves, son passé et aussi dans sa passion pour le langage en général et les langues en particulier, l'espace et la science-fiction, l'étrange et tout ce qui est fantastique, surnaturel et horrifique. Mais l'angoisse ressentie devant le futur d'un monde en détresse ressort fortement dans ses textes.
Meister Ernst ; Klee-Palyi Flora ; Guillaume Louis
Poésie abstraite, qui pour autant ne se perd pas dans une forme hermétique ; ce n'est pas par hasard qu'on a appliqué à l'?uvre d'Ernst Meister (1911-1979) la surprenante qualification de " poésie à la Kandinsky où toute réalité est dissoute en impressions élémentaires alogiques ". Un seul grand sujet : le poème lui-même, seule et douloureuse possibilité de " dire " une phrase, et une seule expérience - le fond de toute expérience - la profondeur de la vie. Aucun poète allemand moderne, si ce n'est Paul Celan, n'a autant qu'Ernst Meister voulu affirmer, démontrer une confiance aussi inébranlable dans la poésie et le métier de poète. Dans une traduction effectuée sous la rédaction du poète Louis Guillaume (1907-1971), les poèmes publiés ici sont introduits par Eryck de Rubercy qui restitue leur portée au sein même de toute l'?uvre d'Ernst Meister. En peu de mots, ces poèmes abrupts, compacts, laissent pressentir sa lutte avec le monde extérieur, son anxieux acharnement. Fulgurances rigoureuses, mues par une inquiétude existentielle, éclairs, angoisse de la disparition de soi, l'abstraction qui les caractérise a notablement influencé la poésie contemporaine allemande. Elle a valu à Ernst Meister une reconnaissance ultime : le prix Pétrarque en 1976, le prix Rilke en 1978 et le prix Büchner en 1979.
Pour son numéro 50, L'Ours Blanc propose à ses lectrices et lecteurs de découvrir l'écriture à deux mains de deux poètes français connus et reconnus, Anne Portugal et Vincent Broqua. Ils cosignent ici une suite de théorèmes littéraires dans lesquels se noue un dialogue complice et amusé autour des questions fondamentales qu'engage l'acte d'écriture et son rapport au monde.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.