Qu'est ce qui relève du genre dans les parcours de santé? Qu'est-ce qui relève des questions de santé dans les parcours de genre ? C'est à cette double interrogation que tente de répondre ce livre collectif. Très longtemps, la question de la santé et du genre a été cantonnée à trois points, fondamentaux mais dépassables : la santé reproductive pour les femmes, la santé sexuelle pour les minorités sexuelles et la santé psychiatrique pour les minorités de genre. C'est dire le poids des catégories de santé sur les catégories de genre, l'influence de la chirurgie ou de la psychiatrie pour distinguer les corps sains et les corps malsains, donc abjects. Aujourd'hui encore, penser les masculinités et les féminités en contexte de santé apparais comme un " angle mort " de la recherche et lorsque, timidement, le genre surgit, c'est en réalité des catégories de sexe dont il est question. Des hommes et des femmes qui, vous le verrez dans ces pages, n'expérimentent bien évidemment pas le mène rapport au corps et par conséquent pas le même rapport à la santé, à la médecine, au soin. Mais c'est d'un glissement encore plus significatif qu'il s'agit : au-delà des catégories de sexe, pouvons-nous interpréter les parcours de santé en matière de genre, de registres de masculinités, de féminités... ? A travers la cancérologie, l'âge, le travail, les transidentités, la gestation pour autrui ou la bariatrie, ce livre offre des pistes interprétatives face à l'entrelacs des notions de genre et de santé. Grâce à sa dimension fortement pluridisciplinaire (sociologie, psychologie, psychiatrie, communication, philosophie, anthropologie), cet ouvrage déplace les frontières entre études de santé et études de genre en proposant des mises en écho disciplinaires et thématiques.
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Nombre de pages
222
Date de parution
06/12/2018
Poids
370g
Largeur
159mm
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EAN
9782810705757
Titre
Parcours de santé, parcours de genre
Auteur
Meidani Anastasia ; Alessandrin Arnaud
Editeur
PU MIDI
Largeur
159
Poids
370
Date de parution
20181206
Nombre de pages
222,00 €
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Le genre pourrait-il représenter un outil précieux de compréhension des expériences du cancer ? C'est l'hypothèse de cet ouvrage qui, dans un esprit interdisciplinaire, prend appui sur des travaux internationaux pour explorer les liens que les masculinités et les féminités entretiennent avec le cancer, à travers des axes thématiques parfois inédits, à l'image de l'éthique en oncologie ou encore de la place de minorités de sexe dans la lutte contre le cancer. Les hommes et les femmes n'expérimentent pas le même rapport au corps malade et par conséquent le même rapport à la santé, à la médecine, au soin. Les rapports sociaux de genre et les enjeux identitaires soulevés par le cancer sont ici interrogés aux niveaux individuel et collectif, à l'aune de la trajectoire de la maladie et des relations de soin. Révélant la prégnance de la sexualisation des corps malades, les recherches présentées montrent que le genre, conçu comme un élément structurant les expériences humaines, et a fortiori des expériences cancéreuses, demeure le facteur explicatif le plus central des inégalités sociales de santé observées sur le terrain. Avec la participation de : Arnaud Alessandrin, Caroline Alleaume, Lorna Boschman, Louis Braverman, Mary Bryson, Brigitte Esteve-Bellebeau, Jacqueline Gahagan, Cinzia Greco, Tae L. Hart, Nicolas Madranges, Patrick Peretti-Watel, Geneviève Rail, Janice Ristock, Muriel Salle, Evan T. Taylor.
Chirurgie esthétique, body art, activisme anti-poids, consommation de stéroïdes, "relookages" et stratégies antivieillissement : la "fabrique" des corps est plus que jamais une réalité. Anastasia Meidani nous invite à en explorer toutes les facettes à travers un double parcours, dans les médias et dans l'univers de la forme. Des modèles d'esthétisme collectif, véhiculés par les magazines, aux Centres de Remise en Forme, l'auteur analyse le lien étroit entre pratiques sportives, alimentaires et esthétiques. Une recherche déterminante, à l'heure où la maigreur érigée en norme a conduit certains pays à légiférer sur les défilés de mode et où le culte de l'extrême minceur a mené plusieurs jeunes femmes à la mort.
Résumé : Face à l'allongement de la longévité et à l'entrée massive ces prochaines années des baby-boomers dans le grand âge, il est important d'améliorer les savoirs sur les dynamiques de vieillissement. C'est l'ambition de cet ouvrage, porté par des travaux internationaux réunissant sociologues et professionnels de soins. Il développe et enrichit la réflexion autour des expériences du vieillir à partir du concept de déprise. La déprise désigne un travail d'aménagement du parcours de vie qui s'appuie sur une série de tentatives de substitution d'activités ou de relations. Elle suppose une tension entre le sentiment des limites, corporelles et cognitives, et la volonté d'assurer une continuité identitaire mais aussi un désir de s'assurer une présence différente au monde. A contrecourant d'approches réductionnistes, âgistes et sexistes, qui ont construit une image négative du vieillissement, les auteurs, canadiens, français, allemands, suisses, rendent compte de ces "arts de faire" qui questionnent l'inscription des aînés dans le temps et l'espace, le rapport à soi et aux autres mais aussi les disparités sociales et genrées. Ce tour d'horizon montre bien la nécessité de considérer les spécificités socioculturelles et politiques dans l'analyse des différentes figures du vieillir.
Dans une approche pluridisciplinaire inédite, des historiens, anthropologues, sociologues et médecins s'attachent à rendre compte des mutations historiques des relations entre les vivants et les défunts, de même qu'ils se penchent sur les manières de faire société "autour de" et "avec" la mort. L'ouvrage envisage les mutations historiques et constances anthropologiques dans les relations entre vivants et défunts, puis, dans une seconde section, à l'aune de l'interventionnisme médical contemporain, la prise en charge de la fin de vie et de la mort. Les auteurs se proposent de faire état de la réalité sociale qui accompagne l'expérience du mourir, sujette aux mutations socioculturelles, à l'échelle de l'histoire occidentale.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.