Le siècle identitaire. La fin des Etats post-coloniaux
Mehenni Ferhat
MICHALON
16,23 €
Epuisé
EAN :9782841865444
Cinquante ans après la décolonisation, les anciens pays colonisés sont toujours dans l'ornière. À de rares exceptions près, ils n'ont su tirer profit de leur indépendance ni sur le plan économique, ni sur le plan politique. Ce ne sont pas les compétences de leurs dirigeants qui sont en cause, mais la nature même de ces États. Coloniaux ils sont nés, coloniaux ils demeureront jusqu'à leur extinction. Et nulle part cette tare originelle n'est aussi visible que dans le rapport qu'ils entretiennent avec les peuples qu'ils abritent, devenus dans l'imaginaire colonial des " minorités ethniques " dont aujourd'hui encore l'existence est bafouée. Jusqu'au génocide parfois. Il est urgent de passer à autre chose. Non pas en exportant, de force, la démocratie, comme ont voulu le faire les Américains en Irak, mais en admettant dans le concert des nations les peuples qui aujourd'hui luttent pour leur indépendance. Les pays issus de la colonisation ont déjà commencé à se disloquer. Ils vont donner naissance à d'autres pays, plus nombreux. On peut s'effrayer de cet émiettement qui, pour les tenants du statu quo géopolitique, va engendrer l'anarchie et le chaos. Pas de panique ! Si un peuple éprouve le besoin de son indépendance, au nom de quoi va-t-on l'en empêcher ...
Nombre de pages
190
Date de parution
18/11/2010
Poids
210g
Largeur
132mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841865444
Titre
Le siècle identitaire. La fin des Etats post-coloniaux
Auteur
Mehenni Ferhat
Editeur
MICHALON
Largeur
132
Poids
210
Date de parution
20101118
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« La volonté d'indépendance de la Kabylie n'est pas le fait d'un éveil accidentel ou passager de son peuple à un rêve de liberté. Elle constitue une donnée permanente et irréductible de sa personnalité et de sa culture depuis la nuit des temps. La Kabylie ne renoncera jamais à son existence, quel qu'en soit le prix, quel qu'en soit le contexte historique, et quelle que puisse être la puissance militaire de son négateur ou de son agresseur. » F. M. Ce livre qui accompagne le Mémorandum d'autodétermination que la Kabylie a déposé le 28 septembre 2017 à l'ONU, nous apprend que pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le temps ne fait que commencer, n'en déplaise aux géostratèges chagrins qui, jusqu'ici, pensent qu'il est révolu. Il en va des bouleversements géopolitiques comme des phénomènes météorologiques : assez prévisibles mais inévitables. Pour en finir avec la violence qui abime l'Afrique et l'Asie, une reconfiguration du monde issu de la colonisation est un impératif. Les frontières qui divisent un même peuple ou qui forcent des peuples à l'intérieur d'un même État à se haïr sont à réajuster au plus près des réalités identitaires.
Ce livre est un recueil de vingt ans de réflexions puisées dans le feu de l'action d'un combat politique singulier. Ces textes accompagnent ces deux dernières décennies, inédits à maints égards, dans la réalisation de l'histoire et la renaissance du peuple kabyle. Ils ont été écrits pour lever des obstacles idéologiques et politiques, sauter par-dessus des murailles de la pensée préétablie, escalader des montagnes d'idées abruptes pour avancer sur la voie de la liberté. Ils sont autant d'éléments d'une pensée et d'une volonté de redonner espoir à une société épuisée par un interminable combat qui, à maintes reprises, était conduit sur des voies d'impasse".
Kabylie, le 27 avril 2001. Avant de succomber aux balles qui l'ont déchiqueté, Kamel Irchene, un manifestant kabyle, eut le temps de signer de son sang, sur un mur, le mot "Liberté". Au Printemps noir, la Kabylie a subi une répression sauvage qui a fait pas moins de 130 morts. Elle réalise, désemparée, qu'elle n'a jamais été considérée comme étant algérienne. C'est ainsi que le droit à l'autodétermination, autrement dit à l'indépendance, est devenu, de nos jours, l'aspiration la plus partagée par le peuple kabyle.
Ferhat Mehenni nous plonge dans les coulisses de cet événement traumatisant qui a marqué tous les esprits : la prise d'otage de l'airbus A 300 en décembre 1994 par des islamistes du GIA. L'auteur nous décrit la situation de tension terrible presque minute après minute, un insoutenable huis-clos où il nous dit sa peur d'être démasqué (sur son passeport est inscrit "responsable politique"), l'attente interminable, la foule de questions qui se bousculent dans sa tête, partageant avec le lecteur ses réflexions sur la démocratie et la culture, son combat de toujours? 54 heures d'angoisse qui se solderont par la mort des 4 terroristes et de trois passagers. Le 26 décembre 1994, à 2 heures du matin, près de quarante heures après le début de la prise d'otage, le vol AF 8969 est autorisé à quitter Alger grâce à la pression du gouvernement français. Les contrôleurs aériens reçoivent secrètement l'ordre de dire aux preneurs d'otages que leur réserve de carburant est trop entamée pour aller jusqu'à Paris. La ville de Marseille est alors choisie comme escale pour effectuer un plein de carburant. Puis les événements se précipitent, le commando sauveteur fait irruption dans l'avion. L'objectif présumé était de faire exploser l'avion sur la Tour Eiffel. Il a voulu raconter à travers ce livre les faits tels qu'il les a vécus. Il en restitue aussi bien le contexte historique général et son analyse politique (terrorisme en Algérie, façade démocratique, pouvoir corrompu et dictatorial, boycott scolaire en Kabylie?) que sa situation personnelle (rivalités stratégiques à la tête du parti (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, RCD) dont il était l'un des chefs de file, vie privée?) Ferhat mène l'enquête et énumère les anomalies, les détails troublants : relâchement des règles de sécurité, changement de date au dernier moment, beaucoup de pontes ont été dissuadés de prendre ce vol? La thèse de la préparation de cette terrible opération par les services secrets algériens est une évidence.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.