Esthétique de l’existence. Généalogies à partir de Michel Foucault
Mees Martin ; Ost Isabelle ; Sabot Philippe
IMPRESSIONS NOU
Nouveauté
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EAN :9782390703297
Dans les dernières années de sa vie, le philosophe Michel Foucault explore dans ses cours au Collège de France comme dans ses ouvrages et entretiens une idée qui va progressivement s'imposer dans sa pensée : la possibilité de façonner sa propre vie comme on ferait une oeuvre d'art. Cette formation autonome et singulière de soi se résume par la formule de « l'esthétique de l'existence », qui revient de façon récurrente sous la plume de Foucault. Elle constitue l'un des héritages les plus féconds de sa pensée, bien qu'elle demeure peu développée et donc fortement énigmatique.Cet ouvrage collectif se saisit du voeu formulé par Foucault, jusqu'à présent resté sans suite, d'écrire la longue histoire de « l'esthétique de l'existence ». Sont ainsi esquissées les généalogies possibles de cette notion, tant en philosophie que dans la littérature, de l'Antiquité au XIXe siècle, puis en poursuivant ses devenirs dans le monde contemporain.Au regard de notre actualité traversée par des phénomènes de mise en scène de soi, par des injonctions au développement personnel, par des pratiques artistiques qui entendent visibiliser certaines existences, la réflexion autour de ce concept semble n'avoir jamais été aussi urgente et essentielle qu'aujourd'hui.Martin Mees est Maître de conférences en philosophie et littérature à l'Université de Lille. Il est l'auteur de Nerval ou la pensée du poétique. Essai de philosophie à l??uvre (2021) et de La Forme du sublime (2025).Isabelle Ost est professeur en philosophie et en littérature à l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles. Elle y codirige le Centre Prospéro et a fondé avec Martin Mees et Philippe Sabot le réseau de recherche «Philature ». Son dernier essai : Regarder le monde. Littérature et cartographie (2026).Philippe Sabot est Professeur de philosophie contemporaine à l'Université de Lille et Président du Centre Michel Foucault. Il a contribué à l'édition des ?uvres de Michel Foucault dans la Bibliothèque de la Pléiade (2015) et également à l'édition de cours et travaux consacrés à la phénoménologie et à l'archéologie du savoir.
Nombre de pages
336
Date de parution
04/09/2026
Poids
440g
Largeur
145mm
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EAN
9782390703297
Auteur
Mees Martin ; Ost Isabelle ; Sabot Philippe
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Date de parution
20260904
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En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le « réalisme poétique » ; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.