L'Afrique au coeur de l'Europe. Quel projet pour le Nouveau Monde qui vient ?
Mbem André-Julien
L'HARMATTAN
14,00 €
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EAN :9782296025646
Des milliers de jeunes africains ne redoutent plus d'affronter au péril de leur vie les flots imprévisibles et violents de l'océan Atlantique. Les images de ces hommes et femmes amaigris, débarquant sur les côtes d'une Europe surprise, sont devenues la matière courante des journaux télévisés. Anecdotique pour certains, cette irruption de l'Afrique dans une Europe de plus en plus inquiète pour la préservation de ses équilibres est en réalité le signe annonciateur d'un Nouveau Monde dont Africains et Européens doivent tracer les contours. Massivement présente en Europe et de plus en plus désireuse de s'y rendre, la construction d'une nouvelle Afrique à côté d'une nouvelle Europe est sans aucun doute le défi majeur auquel ne pourront se soustraire longtemps le berceau de l'humanité et le Vieux Continent. Revenant aux relations entre Européens et Africains depuis la Haute Antiquité, l'auteur démontre que des Africains et des Européens, dans une démarche qui peut être marginale, ont néanmoins toujours tenté de bâtir une relation différente de ce que furent l'esclavage et la colonisation. Les acquis de ces moments précieux du passé doivent donner à penser aux architectes d'une espérance commune plus que jamais nécessaire.
Nombre de pages
137
Date de parution
19/03/2007
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296025646
Titre
L'Afrique au coeur de l'Europe. Quel projet pour le Nouveau Monde qui vient ?
Auteur
Mbem André-Julien
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20070319
Nombre de pages
137,00 €
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Les diasporas africaines de France disposent d'associations, de regroupements qui pourraient apporter des contributions humaines et matérielles décisives au développement de l'Afrique. Ce guide est une photographie certes imparfaite de ces mouvements, mais plus qu'un répertoire, il s'agit surtout d'un outil d'information sur les initiatives porteuses de progrès, les mutations institutionelles en cours dans les domaines de la coopération décentralisée et du codéveloppement.
L'idée d'une nécessaire renaissance noire, en ce nouveau millénaire, fait à nouveau débat en Afrique, en France, en Amérique latine ou aux Etats-Unis. Est-on Noir comme le fidèle d'une religion est croyant? demandait Jean Paul Sartre dans Orphée Noire. Jusqu'où le rapprochement entre cultures africaines et cultures noires est-ilvalide? Quelle pertinence renferme la distinction Afrique noire, Afrique blanche? L'unité culturelle noire est-elle un mythe ou une réalité? Existe-t-il entre les Noirs du monde entier une communautéde destin? Comment les Noirs d'Afrique et de la diaspora racontent-ils leur histoire et se situent-ils par rapport à la diversité humaine? Dans cet ouvrage l'auteur explore, à la lumière de la véritéhistorique, les déclinaisons majeures du discours sur l'identité culturelle noire et les stratégies d'affirmation politique qui en découlent en Afrique et au sein des diasporas noires.
En maints lieux de ce monde demeurent, à peu près dans le même état de ruine où les lectures des temps anciens les décrivent, représentations et usages barbares dont nous croyons souvent avoir glorieusement tourné les pages sombres. Pour une époque assise sur ces certitudes telle la nôtre, malgré les doutes où nous plongent au fil des jours de sombres évidences, nous serions avisés de revenir sur nos pas, vers ces voix lumineuses de l'écriture recluses dans l'ombre mais qui, à chaque époque, dans chaque civilisation, ont porté leurs regards au-delà de l'espace et au-delà du temps de l'histoire immédiate. Parlons des écrivains, des poètes, des peintres, des mages, des musiciens, des philosophes, parlons de ces photographes prodigieux du présent, prophètes lucides de l'avenir et médecins de l'esprit, parlons de tous ces artisans et bergers des richesses immatérielles du cosmos, parlons ici de Senghor, Okri et Mveng, trois plumes qui ont choisi, chacune dans son temps, de suggérer à la conscience universelle les voies d'une nouvelle écriture de la diversité humaine.
En 1962, l'agronome français René Dumont, face aux choix de certains pays africains fraîchement indépendants, s'en allait d'un constat sans appel : " L'Afrique noire est mal partie ". Une certaine " élite intellectuelle " lui reprocha son afro-pessimisme militant. Aujourd'hui, l'état de l'Afrique ne donne-t-il pas raison à René Dumont ? Dire en 2007 que " l'Afrique n'est pas assez entrée dans l'histoire ", trois ans avant la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines, c'est formuler autrement les concepts de sous-développement et de progrès qui veulent bien dire que l'Afrique, sur bien des points essentiels, est en retard par rapport aux autres régions de la planète, et porte en elle les moyens de changer le cours dramatique des événements. Les polémiques d'historiens, l'indignation sélective et le sommeil dogmatique d'une " certaine opinion dite intellectuelle ", la diversion savamment entretenue par certains médias ne changent rien à la réalité tragique de ce continent et ne tiennent pas lieu de projet pour une autre Afrique. Encore moins ce refuge pathétique dans le passé qui consiste à brandir l'Afrique des royaumes et des empires médiévaux chaque fois qu'il est question de relever les défaillances africaines actuelles ou la faillite de son leadership intellectuel et politique. Pourquoi ces mêmes intellectuels, si prompts à se retrouver dans des ouvrages collectifs contre le discours de Dakar, ne se mobilisent pas autant face aux tragédies qui se déroulent à leurs portes, à l'instar du Darfour, des récentes émeutes racistes en Afrique du Sud ? Pourquoi pas autant d'ouvrages de prospective sur l'avenir de la présence chinoise en Afrique ? Pour l'auteur du tout premier essai sur le discours de Dakar, cette levée inopportune de boucliers contre ce discours plus que jamais opportun, confirme la nécessité, pour les jeunes générations, de porter sur les réalités africaines actuelles un regard lucide, de s'armer de volonté et d'imagination pour imprimer un autre cours au devenir du continent africain.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...