La littérature caribéenne et les violences faites à l'enfant
Maximin - trobo colette ; Trobo Clément Claude
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782140279379
En dépit de l'image paradisiaque qui lui est accolée, la Caraïbe n'est pas exempte de violences attentatoires à la dignité humaine. Cet essai porte sur celles qui y sont faites à l'enfant. Déchirant ladite image, les auteurs les ont très tôt abordées alors qu'elles sont tues par les Caribéens eux-mêmes. Ce faisant, ils contribuent à la promotion des droits de l'enfant portés par la convention internationale y relative, adoptée par l'AG de l'ONU le 20 novembre 1989, qui entend« protéger l'enfant », où qu'il se trouve, « contre toute forme de violence ».En inscrivant le travail littéraire étudié dans la collaborationde la littérature et du droit dont il est une bonne illustration, l'essai en rehausse, assurément, l'intérêt.
Nombre de pages
222
Date de parution
24/08/2022
Poids
295g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140279379
Titre
La littérature caribéenne et les violences faites à l'enfant
Auteur
Maximin - trobo colette ; Trobo Clément Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
295
Date de parution
20220824
Nombre de pages
222,00 €
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Qu'est-ce qui autorise à rapprocher les productions littéraires des Noirs des États-Unis, des « Intouchables » (ou Dalits) de l'Inde et des « Burakumin » (ou Dowas) du Japon ? C'est l'image d'êtres inférieurs et mineurs qui leur est accolée depuis des siècles et qui détermine encore aujourd'hui leur statut par rapport à l'exercice des droits humains. L'ouvrage a pour objet de mettre en lumière le trait qui les unit. Il s'emploie à montrer qu'aux États-Unis, en Inde et au Japon, ces prétendus sous-hommes ont oeuvré, par leurs propres efforts, notamment par le biais de la littérature, pour affirmer leur appartenance pleine et entière à la famille humaine, mais aussi leur capacité à prendre leur destin en main comme sujets autonomes, capables de remplir tous les rôles sociaux.
La littérature peut dans certains cas être très utile au droit en le complétant. Mettant en relief l'immensité de la tâche réalisée par l'oeuvre de la Négritude, il n'est pas certain que les écrivains de ce courant furent conscients de cette dimension de leur oeuvre. Si l'existence même de la Négritude a été suscitée par l'humanisme des droits de l'homme, il importe de relever aussi ce que ces droits doivent à la Négritude.
Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s'urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance."
Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s'urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance. "