La phénoménologie à l'épreuve de la vie sapientiale africaine. Dominique Kahang'a Rukonkish à l'écol
Mawanzi César
L'HARMATTAN
42,00 €
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EAN :9782343134598
Penser le pathos de la vie sapientiale africaine à la lumière de la phénoménologie de Dominique Kahang, c'est chercher à fonder des certitudes d'une "philosophie du sentir" de toute une culture et d'une tradition. Réfléchir sur la philosophie sapientiale de la maturité revient à déceler les défis éthiques, politiques et épistémiques de la gestion de la postcolonie par les "élites africaines", écartelées entre l'autonomie et une situation géopolitique et néolibérale qui marginalise l'Afrique. Il s'agit en effet de déployer, à la lumière de la phénoménologie radicale de la vie de Michel Henry, trois questions fondamentales, dont l'articulation n'est pas une évidence : quelle est l'essence de la vie dans la conception négro-africaine ? En quoi consiste la visée de maturité du Muntu dont la maturité se révèle dans le langage symbolique initiatique, porté par l'intelligence de la rationalité symbolique ? Comment la pensée du "sentir" qui est au coeur de la réflexion de Kahang peut-elle promouvoir le vivre-ensemble dans un horizon cosmopolitique universel ? En s'interrogeant sur la visée phénoménologique de maturité de la vie africaine, cet ouvrage montre que la pensée de Kahang reste fortement imprégnée par une expérience de la temporalité de l'homme africain, capable d'assumer son destin devant l'histoire. Par ailleurs, elle s'affiche clairement comme une phénoménologie politique, qui stimule l'éveil de conscience de tout homme opprimé qui se découvre dans l'épreuve de la vie, celle qui s'autoaffecte dans les contingences, les enjeux de savoir et de pouvoir. Soucieux de bâtir un Etat de droit, un espace public en Afrique, enrobé dans les valeurs républicaines et démocratiques, Kahang appelle à construire une éthique du pouvoir et de la responsabilité, fondée sur les principes de reconnaissance et de justice.
Nombre de pages
452
Date de parution
20/11/2017
Poids
670g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343134598
Titre
La phénoménologie à l'épreuve de la vie sapientiale africaine. Dominique Kahang'a Rukonkish à l'écol
Auteur
Mawanzi César
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
670
Date de parution
20171120
Nombre de pages
452,00 €
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Promoteur d'une vaste réflexion critique sur l'humanisme et le devenir de l'homme africain, Jean-Marc Ela (1936-2008), sociologue, théologien et philosophe camerounais, tente de renouer, à travers l'histoire récente des missions chrétiennes en Afrique, un nouveau dialogue entre le christianisme, le génie culturel et la vie de la communauté politique. Pour y parvenir, il scrute, non pas du seul point de vue de l'histoire, où le passé trouble de la rencontre de l'Afrique avec l'Occident plonge ses racines, mais en particulier dans la banalité du quotidien concret, où "la douleur noire" indicible refait surface et jette le discrédit sur la crédibilité de l'Evangile de libération. C'est sur ce fond que l'auteur du présent essai entreprend la reconstruction de la raison critique qui traverse la pensée politique de J.-M. Ela dans une perspective humaniste. Au-delà du désir de réappropriation de soi et de revendication de la libération des peuples opprimés de la servitude, l'assujettissement et la prise en otage de certains pays d'Afrique actuelle relèvent indéniablement des structures politiques et économiques systémiques, ainsi que de la seule volonté des maîtres venus d'ailleurs et de leurs caporaux, animés avant tout par l'idéal de conquête d'hégémonie, de mondialisation, de mainmise et de pouvoir de domination. Quelles perspectives d'avenir en Afrique ?
Ancré dans les travaux d'Ernst Cassirer sur la philosophie de la culture et le néokantisme, s'appuyant certes sur les acquis des études phénoménologiques et sur la théorie de la reconnaissance dans la tradition de l'Ecole de Francfort (J. Habermas, A. Honneth), cet essai emprunte quelques considérations au débat contemporain de la phénoménologie, ainsi qu'à la question de l'identité (Kwame Anthony Appiah, O.?Bimwenyi-Kweshi), de la réappropriation de soi (V.Y. Mudimbe), de l'auto-détermination du Muntu (F. Eboussi Boulaga) et de l'humanisme de la traduction, socle du (multi-)latéralisme (Souleymane Bachir Diagne) que discutent maints auteurs africains et d'ailleurs. Leurs paradigmes et outils herméneutiques constituent ici une référence inéluctable. César Mawanzi N. est professeur à l'Université Pédagogique Nationale (UPN) de Kinshasa et à l'Université Catholique du Grand Bandundu à Kikwit (RD Congo). Philosophe et théologien, il y enseigne la philosophie de la culture, la phénoménologie des religions et les théories de la science comparée des religions. Il a fait des études de littérature gréco-latine et française, de philosophie, de théologie, de psychologie et de sciences des religions aux universités de Kalonda (RDC), d'Innsbruck (Autriche), de Marbourg et de Francfort-sur-le-Main (Allemagne). Membre du Cerclecad (Canada), il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La phénoménologie à l'épreuve de la vie sapientiale africaine. Dominique Kahang'a Rukonkisha à l'école de la philosophie de Michel Henry (Paris, L'Harmattan, 2017) et Jean-Marc Ela : L'humanisme de la raison critique au coeur d'une pensée politique (Paris, L'Harmattan, 2021).
Cet ouvrage aborde la question de la crise du renouvellement du personnel académique au sein de l'Université de Kinshasa, une institution qui a connu au cours de son évolution historique, à la fois le phénomène colonial, l'africanisation de ses structures et qui subit actuellement les enjeux de la mondialisation. Contrairement à certaines études antérieures qui n'entrevoyaient cette crise qu'à travers le prisme économique (mauvaises conditions de travail, manque des moyens financiers...), cette étude privilégie dans son explication d'autres facteurs relevant de dimensions non seulement culturelles et symboliques, mais également de la logique même du fonctionnement du champ universitaire congolais, marqué par des conflits entre ses différents acteurs. Cette étude nous montre comment l'université s'est laissée gouverner au quotidien par des pratiques de racisme et de discrimination, mobilisées par ses différents acteurs : pour le contrôle du monopole de l'autorité scientifique. Les enjeux de toutes ces luttes ont été abordés ici parce qu'ils ont eu des répercussions sur la politique de la relève du corps académique.
L'Etat, en tant qu'institution sociale, ne s'impose dans la réalité qu'à travers les pratiques des acteurs qui l'incarnent et à qui il prête sa force coercitive pour réaliser les objectifs d'intérêt général. Seulement, ces acteurs se retrouvent souvent au cceur de crises politiques dont les enjeux redéfinissent la nature et les missions de cet Etat. Cet ouvrage, en analysant les structures sociales qui déterminent, par leurs particularités, les pratiques des acteurs politiques, montre que les crises qui ont secoué la République démocratique du Congo, loin d'être fortuites, font partie des stratégies politiques auxquelles recourent les autorités dirigeantes pour, non seulement prolonger leur règne politique, mais aussi pour affaiblir l'Etat afin de le convertir en un instrument de prédation des ressources nationales. Cette prédation n'est pas l'apanage des autorités politiques nationales, et profite largement aux anciennes puissances coloniales, signataires de l'Acte général de Berlin de 1885. Car ces dernières, recomposées dans les sociétés multinationales avec certaines puissances émergentes, s'abritent derrière les pratiques de la coutume internationale pour non seulement piller les ressources naturelles de la République démocratique du Congo, mais aussi exclure l'application effective du droit international dans cet Etat qu'elles considèrent implicitement comme un Etat international. Ce sont toutes ces stratégies de prédation sous la bannière ambiguë d'un Etat souverain et international qui ont été analysées dans cet ouvrage.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.