La phénoménologie au prisme des cultures. Critique des raisons dominantes et modernité négro-africai
Mawanzi Ndombe César
BAUDELAIRE
28,15 €
Epuisé
EAN :9791020368300
Ancré dans les travaux d'Ernst Cassirer sur la philosophie de la culture et le néokantisme, s'appuyant certes sur les acquis des études phénoménologiques et sur la théorie de la reconnaissance dans la tradition de l'Ecole de Francfort (J. Habermas, A. Honneth), cet essai emprunte quelques considérations au débat contemporain de la phénoménologie, ainsi qu'à la question de l'identité (Kwame Anthony Appiah, O.?Bimwenyi-Kweshi), de la réappropriation de soi (V.Y. Mudimbe), de l'auto-détermination du Muntu (F. Eboussi Boulaga) et de l'humanisme de la traduction, socle du (multi-)latéralisme (Souleymane Bachir Diagne) que discutent maints auteurs africains et d'ailleurs. Leurs paradigmes et outils herméneutiques constituent ici une référence inéluctable. César Mawanzi N. est professeur à l'Université Pédagogique Nationale (UPN) de Kinshasa et à l'Université Catholique du Grand Bandundu à Kikwit (RD Congo). Philosophe et théologien, il y enseigne la philosophie de la culture, la phénoménologie des religions et les théories de la science comparée des religions. Il a fait des études de littérature gréco-latine et française, de philosophie, de théologie, de psychologie et de sciences des religions aux universités de Kalonda (RDC), d'Innsbruck (Autriche), de Marbourg et de Francfort-sur-le-Main (Allemagne). Membre du Cerclecad (Canada), il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La phénoménologie à l'épreuve de la vie sapientiale africaine. Dominique Kahang'a Rukonkisha à l'école de la philosophie de Michel Henry (Paris, L'Harmattan, 2017) et Jean-Marc Ela : L'humanisme de la raison critique au coeur d'une pensée politique (Paris, L'Harmattan, 2021).
Nombre de pages
544
Date de parution
19/02/2024
Poids
646g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791020368300
Titre
La phénoménologie au prisme des cultures. Critique des raisons dominantes et modernité négro-africai
Auteur
Mawanzi Ndombe César
Editeur
BAUDELAIRE
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148
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646
Date de parution
20240219
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544,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A travers l'histoire, deux génocides ont touché le peuple congolais : l'un lors de la guerre provoquée par le régime rwandais de Paul Kagame, l'autre à la période coloniale, à cause de l'exploitation du caoutchouc ordonnée par Léopold II. L'auteur propose, à travers cet ouvrage, un état des lieux de ces périodes. Il choisit d'étudier tant le rôle et les réactions de la communauté internationale que les stratégies et modes opératoires mis en place par ces régimes. D'autre part, il se penche également sur les répercussions historiques et sociales de ces évènements qui ont bouleversé l'avenir d'un peuple.
Cet ouvrage aborde la question de la crise du renouvellement du personnel académique au sein de l'Université de Kinshasa, une institution qui a connu au cours de son évolution historique, à la fois le phénomène colonial, l'africanisation de ses structures et qui subit actuellement les enjeux de la mondialisation. Contrairement à certaines études antérieures qui n'entrevoyaient cette crise qu'à travers le prisme économique (mauvaises conditions de travail, manque des moyens financiers...), cette étude privilégie dans son explication d'autres facteurs relevant de dimensions non seulement culturelles et symboliques, mais également de la logique même du fonctionnement du champ universitaire congolais, marqué par des conflits entre ses différents acteurs. Cette étude nous montre comment l'université s'est laissée gouverner au quotidien par des pratiques de racisme et de discrimination, mobilisées par ses différents acteurs : pour le contrôle du monopole de l'autorité scientifique. Les enjeux de toutes ces luttes ont été abordés ici parce qu'ils ont eu des répercussions sur la politique de la relève du corps académique.
Penser le pathos de la vie sapientiale africaine à la lumière de la phénoménologie de Dominique Kahang, c'est chercher à fonder des certitudes d'une "philosophie du sentir" de toute une culture et d'une tradition. Réfléchir sur la philosophie sapientiale de la maturité revient à déceler les défis éthiques, politiques et épistémiques de la gestion de la postcolonie par les "élites africaines", écartelées entre l'autonomie et une situation géopolitique et néolibérale qui marginalise l'Afrique. Il s'agit en effet de déployer, à la lumière de la phénoménologie radicale de la vie de Michel Henry, trois questions fondamentales, dont l'articulation n'est pas une évidence : quelle est l'essence de la vie dans la conception négro-africaine ? En quoi consiste la visée de maturité du Muntu dont la maturité se révèle dans le langage symbolique initiatique, porté par l'intelligence de la rationalité symbolique ? Comment la pensée du "sentir" qui est au coeur de la réflexion de Kahang peut-elle promouvoir le vivre-ensemble dans un horizon cosmopolitique universel ? En s'interrogeant sur la visée phénoménologique de maturité de la vie africaine, cet ouvrage montre que la pensée de Kahang reste fortement imprégnée par une expérience de la temporalité de l'homme africain, capable d'assumer son destin devant l'histoire. Par ailleurs, elle s'affiche clairement comme une phénoménologie politique, qui stimule l'éveil de conscience de tout homme opprimé qui se découvre dans l'épreuve de la vie, celle qui s'autoaffecte dans les contingences, les enjeux de savoir et de pouvoir. Soucieux de bâtir un Etat de droit, un espace public en Afrique, enrobé dans les valeurs républicaines et démocratiques, Kahang appelle à construire une éthique du pouvoir et de la responsabilité, fondée sur les principes de reconnaissance et de justice.
L'Etat, en tant qu'institution sociale, ne s'impose dans la réalité qu'à travers les pratiques des acteurs qui l'incarnent et à qui il prête sa force coercitive pour réaliser les objectifs d'intérêt général. Seulement, ces acteurs se retrouvent souvent au cceur de crises politiques dont les enjeux redéfinissent la nature et les missions de cet Etat. Cet ouvrage, en analysant les structures sociales qui déterminent, par leurs particularités, les pratiques des acteurs politiques, montre que les crises qui ont secoué la République démocratique du Congo, loin d'être fortuites, font partie des stratégies politiques auxquelles recourent les autorités dirigeantes pour, non seulement prolonger leur règne politique, mais aussi pour affaiblir l'Etat afin de le convertir en un instrument de prédation des ressources nationales. Cette prédation n'est pas l'apanage des autorités politiques nationales, et profite largement aux anciennes puissances coloniales, signataires de l'Acte général de Berlin de 1885. Car ces dernières, recomposées dans les sociétés multinationales avec certaines puissances émergentes, s'abritent derrière les pratiques de la coutume internationale pour non seulement piller les ressources naturelles de la République démocratique du Congo, mais aussi exclure l'application effective du droit international dans cet Etat qu'elles considèrent implicitement comme un Etat international. Ce sont toutes ces stratégies de prédation sous la bannière ambiguë d'un Etat souverain et international qui ont été analysées dans cet ouvrage.
Juillet 2019. A son arrivée à San Francisco, la Française Gaëlle Guyomarch se lance sur les traces d'un mystérieux ancêtre ayant quitté la Bretagne pour l'Amérique au XVIIe siècle. Août 1661. Le jeune Louis XIV prépare sa venue à Nantes pour présider l'assemblée des Etats de Bretagne. Mais derrière ce déplacement officiel se cache un autre objectif : l'arrestation du surintendant Fouquet. Avant d'agir, le roi choisit de séjourner secrètement au château de Goulaine, près de Nantes. Pourtant, ses ennemis semblent déjà connaître ses intentions... Entre intrigues, faux semblants, alchimie et rebondissements, de Venise à Paris, de la Bretagne à Terre-Neuve, la quête de Gaëlle éclaire le destin de personnages du passé tous liés, d'une manière ou d'une autre, au château de Goulaine. Mais certaines vérités méritent-elles vraiment d'être découvertes ? E. A. Serrault-Morti est passionné de recherche historique, de généalogie et de linguistique. Enseignant retraité, il vit aujourd'hui en Loire-Atlantique. Lors de sa première visite du château de Goulaine, il éprouve un véritable coup de foudre pour l'histoire du lieu et celle de ses habitants à travers les siècles. Ses séjours en Californie et au Canada ont également marqué son imaginaire et lui ont apporté une solide matière descriptive pour l'évocation des événements contemporains présents dans ses récits.
Tout commence presque innocemment. Trois amis, leurs familles, des conversations d'enfants sur un monde qui vacille, entre conflits politiques, violences et dérives des réseaux sociaux. Mais peu à peu, l'insouciance se fissure. Un drame vient tout bouleverser : l'enlèvement d'un enfant. A travers les destins croisés de ces familles belges, le récit plonge au coeur d'une époque troublée, où les possibles bouleversements du monde à venir s'invitent brutalement dans l'intime. Au centre de cette tempête, le jeune Arthur, profondément attachant, lutte à sa manière pour trouver sa place et accéder, enfin, au bonheur. Un roman poignant sur la fragilité de l'enfance, la violence du monde contemporain et la force des liens qui nous tiennent debout. Professeure d'histoire retraitée, Gisèle Henry-Joris s'est mise à écrire pour échapper à la douleur provoquée par la mort de son mari. As-tu entendu les infos ? est son quatrième roman.
Un réveil de conscience pour un retour au jardin d'Eden est le premier volume d'un essai autobiographique, spirituel et philosophique. Jean-Luc Yamdjeu Kalla y retrace son parcours personnel, marqué par une blessure de la mémoire, pour interroger la nature de la conscience et le sens de l'existence à la lumière de la science et de la foi. De l'accident survenu dans son enfance à son combat contre les difficultés d'apprentissage, on suit le cheminement intérieur de l'enfant fragilisé devenu ingénieur, vers une méditation sur le lien entre corps, esprit et transcendance. A travers un récit vivant et incarné, Jean-Luc Yamdjeu Kalla nous fait voyager au-delà du visible, mêlant expériences personnelles, contexte familial et réflexion scientifique, pour offrir une voix singulière, porteuse d'une conviction sincère et d'une humanité profonde.
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