L'origine du café est légendaire. C'est en Éthiopie que semblent être nés les premiers plants de café, transportés plus tard en Arabie et au Yémen. Au XVIIIe siècle, quelques plants finissent par quitter l'Arabie pour l'Inde, et le Yémen pour la Hollande. Les premières cultures parviennent aux Antilles vers 1723 et quelques années plus tard dans les îles Caraïbes d'où le café se répand au Brésil puis à Saint-Domingue.L'engouement des pays occidentaux pour cette boisson provoque un développement rapide des plantations caféières dans la région de Rio et l'organisation d'une économie originale où des "fazendas" assurent la culture, la cueillette, la torréfaction et l'expédition vers les ports du Havre, de Bordeaux... Simultanément, de l'autre côté du globe, les Indes néerlandaises développent leur production pour satisfaire les consommateurs de l'Europe du Nord.L'abolition de l'esclavage modifie l'exploitation caféière au Brésil et la fin du XIXe siècle voit la Colombie, Haïti et Saint-Domingue fonder leur prospérité sur le café. A la même époque, l'Afrique centrale s'impose comme un producteur important, faisant notamment de la Côte d'Ivoire le troisième exportateur mondial.Cette histoire du café se devait d'évoquer la guerre féroce livrée pour la conquête du marché du café soluble entre les fabricants nord-américains et leurs concurrents brésiliens.Cette boisson devenue aussi mythique que le thé, son rival, est non seulement une matière première c'est aussi une boisson conviviale dont l'usage et les rites diffèrent suivant les pays et les civilisations. Frédéric Mauro explore l'ensemble des curiosités que cette boisson suscite et les éclaire d'un appareil documentaire riche et récent.
Date de parution
27/09/2002
Poids
357g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782843210495
Titre
HISTOIRE DU CAFE
Auteur
MAURO FREDERIC
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
145
Poids
357
Date de parution
20020927
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Résumé : Cet ouvrage (1) s'ajoutant à ceux de Pierre Chanu (n° 26 et 26 bis) et se prolongeant dans celui de Jean-Louis Miège (n°28) forme avec eux une histoire cohérente de l'expansion européenne dans le monde pendant le millénaire qui vient de s'écouler. Le terme même " d'expansion " prête à équivoque, beaucoup de gens pourtant cultivés, voire même des spécialistes, le réservant à l'expansion économique interne des nations ou des régions. Or nous tenons beaucoup à ce terme parce qu'il exprime notre manière nouvelle de voir les choses, car il n'est plus question de se contenter du récit -événementiel- d'histoires de surhommes, mais de mesurer aussi les flux de population, leurs causes et leurs effets. Ces flux sont précédés par des groupes de reconnaissances -découvreurs, explorateurs, savants, marins, pionniers- sur lesquels on doit et on peut compter pour tracer le chemin vers les terres nouvelles. Cette vaste entreprise de conquête planétaire s'appuie sur une logistique qui a fait ses preuves depuis la Renaissance. C'est ce qu'on appelle le capitalisme commercial, un système économique qui donne aux commerçants la gestion et les profits de la production et qui reste ouvert sur le monde agricole. Dès lors le grand marchand trouve son profit tantôt dans la vente des produits industriels, tantôt dans celle des produits agricoles, y compris les produits de l'agriculture coloniale et de son corollaire, l'esclavage. Le résultat c'est le peuplement ou le repeuplement de l'Amérique après " le choc microbien " provoqué par l'arrivée des Européens. Ceux-ci pratiquent une colonisation de peuplement dans les régions et les zones climatiques tempérées, parsemant le monde des petites, ou de plus vastes Europes filles de la première... (1) La mise au point bibliographique de cette quatrième édition porte surtout sur le XVIIIe siècle, l'expansion européenne au XVIIIe siècle venant d'être mise au programme de l'agrégation d'histoire.
Mauro Frédéric ; Jehin Olivier ; Desportes Vincent
Résumé : Trois chefs d'Etat ou de gouvernement ? le président de la République française, la chancelière fédérale allemande et le président du gouvernement espagnol ? ont appelé, à la constitution d'une " armée européenne ". Quelle mouche les a donc piqués ? Le fait est que cette idée agace prodigieusement. A l'extérieur de l'Europe, parce qu'elle suppose l'autonomie stratégique, l'armée européenne irrite tous ceux qui rêvent de voir celle-ci cliente docile, alliée mais surtout alignée. A l'intérieur de l'Union, parce qu'elle implique l'intégration, elle effraie tous ceux qui, au sein des Etats membres, croient encore possible de s'en sortir seuls dans un monde qui ressemble chaque jour un peu plus à Jurassic Park qu'à Disney World. Or, c'est bien parce qu'elle est porteuse d'une volonté de dignité, de liberté et d'indépendance que cette idée est intéressante et mérite d'être débattue. Telle est l'ambition du présent ouvrage.
L'histoire du thé plonge ses racines dans le plus lointain passé de l'Asie ; légendes et histoires se mêlent pour raconter ses origines en Chine, plus de 2 000 ans avant J.-C. Introduit au Japon au VIIIe siècle, le thé y est élevé au rang de rite esthétique et moral, indissociable de la culture classique. C'est seulement au XVIIe siècle que l'Europe le découvre, lorsque les navires de la Compagnie des Indes orientales ramènent d'Extrême-Orient la précieuse denrée. Les Anglais en font alors leur boisson nationale et l'érigent en pilier d'un empire commercial mondialisé. Tout un art de l'hospitalité se crée tandis que les plantations de l'Assam, fleuron de l'empire des Indes, se développent dans le sang et les larmes. Par le thé, des éléments profonds de la civilisation chinoise et japonaise s'insinuent peu à peu dans les usages occidentaux et nourrissent un imaginaire toujours renouvelé. C'est aujourd'hui une boisson universelle, un agent économique important, et toujours un art de vivre, élément essentiel de la sociabilité quotidienne. Il ne donne sans doute plus l'immortalité comme le croyaient les maîtres taoïstes, mais il fonde toujours une passion partagée par ses amateurs.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.