Oedipe et Laïos. Dialogue sur l'origine de la violence
Maurel Olivier ; Pouquet Michel
L'HARMATTAN
16,50 €
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EAN :9782747549219
?dipe ou Laïos ? Qui est responsable de la violence humaine ? ?dipe, le fils ou Laïos, le père ? Ou les deux à la fois ? La violence prend-elle sa source dans les pulsions des enfants comme l'affirme la psychanalyse, ou dans les traumatismes subis par l'enfant, notamment dans la violence éducative qui lui est infligée "pour son bien"? Ou dans les unes et les autres ? Telle est la question fondamentale autour de laquelle tourne ce dialogue entre un psychanalyste et un professeur de lettres auteur d'ouvrages sur la violence dont un sur la violence éducative. Sans nier les autres causes sociales, politiques ou idéologiques de la violence, les auteurs de ce dialogue épistolaire sans concessions sont toutefois d'accord sur un point : c'est dans l'homme qu'il faut chercher la source principale de la violence, qu'elle soit innée ou qu'elle soit injectée par la violence éducative pratiquée par les adultes.
Nombre de pages
162
Date de parution
01/11/2003
Poids
235g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747549219
Titre
Oedipe et Laïos. Dialogue sur l'origine de la violence
ISBN
2747549216
Auteur
Maurel Olivier ; Pouquet Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
235
Date de parution
20031101
Nombre de pages
162,00 €
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L'humanité s'est mise à corriger ses enfants en les frappant, probablement à partir du néolithique. Elle a ainsi rompu avec le comportement propre aux chasseurs-cueilleurs qui, aujourd'hui encore, partout dans le monde, ne frappent jamais les enfants. Comment un tel changement s'est-il produit dans un domaine aussi essentiel que la relation éducative ? Pourquoi n'a-t-on jamais prêté attention à cette rupture majeure dans l'évolution de l'humanité et à ses conséquences ? Réfléchir sur cette question éclaire fortement notre passé, notre présent et l'évolution de chacun de nous.
Le premier se fait appeler Charles Boyer, mais seuls ses amis et sa famille connaissent sa véritable identité. C'est un agent de la " cellule alpha " du service action de la DGSE, de ceux que la France engage dans des opérations clandestines et que certains journalistes d'investigation surnomment " les tueurs de la République ". Le second se fait appeler Abou Djilali al Firansi. Avant de porter ce nom de guerre, ses amis et ses parents l'appelaient Jean. Radicalisé en prison, il a intégré à sa libération un réseau djihadiste avant de faire sa Hijra et devenir un émir de l'Etat islamique dans la zone de combat syro-irakienne. Soldat clandestin français ou combattant du califat, leurs destins de militaire ou de moudjahidine vont se croiser dans cet endroit que l'un appelle le " Cham " et l'autre une " killbox " en zone de guerre. Chacun son point de vue, chacun sa mission, chacun ses choix... Entre fiction et réalité, évitant les clichés, les anathèmes ou les amalgames faciles, ce récit poignant est particulièrement bien documenté. Il nous plonge au coeur de l'hyperviolence de la guerre clandestine menée par les services secrets français contre les cellules djihadistes internationales. En plein coeur des combats, c'est aussi le cri d'amour d'un soldat pour la femme et les enfants qu'il va probablement perdre. Véritable descente en apnée dans la Syrie en guerre, cet ouvrage déroule devant nos yeux, comme dans une expérience de réalité augmentée, l'envers du décor de la guerre contre le terrorisme.
Des maisons d'arrêt surpeuplées aux centrales de haute sécurité, Olivier Maurel a tout vu : les rapports humains d'une intensité extrême, la violence, la misère, la folie. Malgré la prise d'otage dont il a été victime, ce "taulier" parvient à évoquer les mutineries, les mutilations que s'infligent les prisonniers, la tragédie des suicides, qu'il s'agisse de gardiens ou de détenus, sans occulter les sujets sensibles tels que l'islamisme, la drogue, la sexualité. Son témoignage montre surtout le paradoxe de la mission de gardien : surveiller des individus condamnés et placés hors du corps social tout en favorisant leur réinsertion à la sortie, soit réussir là où la famille, les services sociaux et l'école ont échoué...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...