Des établissements scolaires autonomes ? Entre inventivité des acteurs et éclatement du système
Maulini Olivier ; Progin Laetitia
ESF
23,00 €
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EAN :9782710131014
L'autonomie des établissements est devenue aujourd'hui, tout à la fois, un lieu commun et un objet de polémiques. Lieu commun car la rhétorique institutionnelle exhorte les "acteurs" à "se prendre en mains" et à "mettre en oeuvre, en tenant compte des spécificités locales, les objectifs nationaux assignés à l'Ecole". Objet de polémiques, car certains voient, dans ce mouvement, la transformation d'une institution égalitaire en un ensemble de services soumis à la loi du marché... Pendant que d'autres considèrent toutes les directives nationales comme autant de limites à l'inventivité des acteurs et à l'efficacité du système. Les premiers stigmatisent la "dérégulation génératrice d'inégalités", les seconds vouent aux gémonies "la bureaucratie totalitaire". Mais tout cela est finalement très idéologique et peu documenté. C'est pourquoi le premier grand mérite de cet ouvrage est de traiter de la question de l'autonomie des établissements en confrontant les histoires, systèmes d'organisation et réformes de quatre pays francophones : la France, la Suisse romande, la Belgique et le Québec. Son deuxième mérite est de regarder précisément, sans a priori, les effets des décisions et d'entendre les acteurs à leur sujet. Son troisième mérite est de débusquer des paradoxes rarement mis en évidence : c'est ainsi qu'il montre que la montée de l'autonomisation est corollaire de la standardisation des objectifs et du renforcement des contrôles. Enfin, son quatrième mérite est d'ouvrir des perspectives qui échappent aux oppositions stériles : ainsi Monica Gather Turler ? dont les travaux sont fondateurs dans ce domaine ? souligne-t-elle la nécessité de construire "un accord commun, sur la durée, associant la politique gouvernementale, la participation active des professionnels et l'engagement des citoyens". Or, c'est bien là le défi. Et nous avons besoin, pour le surmonter, d'identifier les conditions à réunir et les moyens à mettre en oeuvre ; nous avons besoin aussi de comprendre l'articulation des différentes phases nécessaires à la construction d'un équilibre, plus que jamais nécessaire, entre des classes isolées et une administration centralisée. C'est tout l'objet de cet ouvrage, contribution fondamentale à un débat essentiel. Philippe Meirieu
Nombre de pages
192
Date de parution
11/03/2016
Poids
350g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782710131014
Titre
Des établissements scolaires autonomes ? Entre inventivité des acteurs et éclatement du système
Auteur
Maulini Olivier ; Progin Laetitia
Editeur
ESF
Largeur
160
Poids
350
Date de parution
20160311
Nombre de pages
192,00 €
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Les enseignants sont fragilisés. Face à l'ampleur des mutations sociales et des défis à surmonter, ils se voient souvent comme de simples exécutants à qui l'on demanderait de vider l'océan avec une petite cuillère. La lucidité, alors, pourrait les amener au bord du découragement, quand ce n'est pas de la dépression. L'ouvrage d'Olivier Maulini veut montrer que, précisément, on peut, tout à la fois, être lucide pour ne pas s'en laisser conter... et être quand même engagé dans un métier où rien de ce qui se fait et se dit au quotidien n'est insignifiant ; où l'émancipation peut advenir et contribuer à changer le monde. Avec beaucoup de finesse et en s'attachant aux questions vives du métier, en s'appuyant sur de nombreuses situations vécues, ce livre est bien plus qu'un manuel de survie : c'est un véritable bol d'oxygène pour que les enseignants, en rejetant aussi bien la naïveté que le fatalisme, se vivent comme des acteurs sociaux construisant l'avenir du commun." Philippe Meirieu.
L'École, dit-on parfois, est un des rares lieux où c'est celui qui connaît les réponses qui pose les questions ! Et effectivement, le questionnement semble s'imposer pour permettre, tout à la fois, de mieux connaître les élèves, de les " faire accoucher " de leurs savoirs et de vérifier leurs acquisitions... En classe, on pose des questions tout le temps... sans jamais se poser de questions ! Le travail d'Olivier Maulini vient d'abord nous déniaiser sur nos propres pratiques. Ce que nous faisons au quotidien n'est jamais aussi simple que nous le croyons. Les questions et les réponses renvoient à des conceptions implicites et ont des effets dont on ne se douterait guère... Avec une immense culture, tant littéraire que pédagogique, psychologique et sociologique, l'auteur explore " l'institution du questionnement scolaire ". Quelles questions poser pour donner sens aux savoirs scolaires sans tomber dans la manipulation ? D'où la question doit-elle venir ? Du maître - qui connaît la réponse - ou de l'élève - qui ne sait ni ce qu'il doit demander ni ce sur quoi il obtiendra des réponses ? Faut-il s'appuyer systématiquement sur les questions des élèves, au risque de perdre de vue les objectifs d'apprentissage... ou exercer " l'art de poser les bonnes questions ", au risque qu'elles se heurtent à l'indifférence des élèves ? Au bout du chemin, Olivier Maulini pointe l'enjeu majeur, l'engagement des élèves dans leurs propres apprentissages, et note : " Il ne relève ni d'une psychologie des profondeurs ni de man?uvres de séduction, mais d'une pensée et d'une pratique du questionnement ancrées dans les savoirs scolaires, le travail, la formation et l'identité professionnelles des enseignants. " Autant dire que nous touchons à ce qui est au c?ur du métier d'enseigner. Et que nous l'appréhendons avec une grande rigueur, de multiples et passionnants exemples, une véritable intelligence du contexte et des enjeux. Avec un projet citoyen aussi parce que discuter et questionner n'est pas une petite affaire. Et que " cela se discute, justement ".
Le contrôle du travail des enseignants est, dans nos sociétés, éminemment problématique : les intéressés craignent d'être contrôlés, les contribuables ne comprendraient point qu'ils ne le soient pas ; les premiers pensent que leur métier n'est guère compatible avec un système de surveillance technocratique, les seconds expliquent que l'importance de la tâche qui est confiée aux enseignants impose une évaluation rigoureuse à laquelle, d'ailleurs, nul métier n'échappe aujourd'hui. Et que disent les chercheurs qui travaillent sur cette question ? Que le moins que l'on puisse faire, c'est de poser la question. Qu'il faut regarder de près ce que "contrôler" veut dire et comment cela se passe ailleurs dans le monde. Qu'il est normal de suspecter le contrôle, important de se demander comment l'on pourrait s'en passer, mais nécessaire de ne pas se payer d'illusions. Et qu'il faut s'interroger pour savoir quelle forme de "contrôle" peut contribuer au développement des compétences professionnelles des personnes comme au meilleur fonctionnement de l'institution scolaire. C'est ainsi que le présent ouvrage s'attaque, sans tabou, à une question clé. Ecrit par des chercheurs de différents pays, il brosse un tableau très complet des pratiques et s'interroge sur les moyens de mettre en place une meilleure régulation de nos écoles pour une meilleure réussite de nos élèves. Même si les choses ne sont pas simples et si les solutions, là comme ailleurs, ne préexistent pas aux problèmes. Avec une grande clarté et un propos incisif, ce livre ouvre et fait avancer un nécessaire débat. Son apport est décisif. (Philippe Meirieu)
À qui profite la formation continue des enseignants ? Obligatoire ou pas, intégrée ou non dans l'emploi du temps, adressée aux personnes ou aux établissements, conçue entre pairs ou décrétée par la hiérarchie, plus moins ou adossée aux projets du terrain et à la recherche éducation, qualifiante par endroits, à d'autres non, la petite s?ur de la formation initiale est polymorphe, mais peut-être en voie d'institutionnalisation. C'est un enjeu et un analyseur du processus de professionnalisation. Qu'en pensent et qu'en font concrètement les acteurs ? Comment l'articulent-ils avec leur travail ordinaire ? Pour quel bénéfice estimé, quelle réflexivité, quelle efficacité ? Les chercheurs analysent ici les pratiques et les politiques observables en Belgique, en France, au Québec et en Suisse.
De quelle manière la voix, le regard, les postures et les gestes peuvent-ils renforcer, réguler, compléter ou contredire le langage. Expert en communication, Guy Barrier montre aussi bien les relations entre le corps et les émotions que celles qui relient les gestes et la parole. La communication non verbale est présentée selon quelques pistes révélatrices des dimensions cachées du discours : - Quels sont les impacts de l'image corporelle ? - Faut-il contenir ses gestes en parlant ? - Quels sont les indices procurés par l'oeil et le regard ? - Comment détecte-on le mensonge ? - Quelle est l'utilité des gestes, pour celui qui parle et pour son auditeur ? De nombreuses situations d'argumentation sont analysées à partir d'exemples médiatiques ou professionnels. Cet ouvrage de référence offre une mise au point utile, experte, toujours claire et très bien illustrée de toutes les facettes de la communication interpersonnelle.
La vie d'un couple passe par de nombreuses étapes : officialiser la relation, présenter son partenaire à ses proches, vivre ensemble ou pas sous le même toit, décider d'avoir un enfant, trouver une nouvelle dynamique à l'âge de la retraite... Selon la manière dont chacun aborde ces étapes, elles peuvent renforcer le lien du couple ou, au contraire, créer des tensions. Des obstacles ou imprévus peuvent également bouleverser la vie du couple. A travers de nombreux témoignages, Ivy Daure nous montre comment traverser ces étapes avec sérénité. Un livre inspirant qui aide à mieux comprendre son couple pour vivre une relation épanouie.
Counseling and Psychotherapy est en 1942 le premier ouvrage dans lequel Carl Rogers définit et illustre sa conception de l'aide psychologique. Alors âgé de quarante ans, il crée en quelque sorte le modèle du psychologue thérapeute qu'il nomme "l'aidant", c'est-à-dire celui qui sait apporter sa spontanéité créatrice au projet d'autonomisation de son patient. Cette nouvelle orientation de pensée abandonne tout a priori de jugement, de soutien et de contrôle. La non-directivité implique de la part de l'aidant une compréhension totale de l'aidé, lui laissant le choix de son itinéraire, de son langage et de ses décisions. Evitant les artefacts transférentiels et les étiquettes, la relation d'aide se fonde sur l'optimisme et la confiance dans les capacités évolutives de chaque individu, malgré la souffrance psychique. Clairement ou non, elle sert de mode relationnel de base à de nombreuses situations et méthodes psychothérapiques d'aujourd'hui.
Cet ouvrage fait le lien entre les connaissances neuroscientifiques qui s'accumulent depuis plusieurs années et la formation professionnelle pour adultes. Son ambition : faire comprendre aux lecteurs ce que nous disent les neurosciences sur le fonctionnement du cerveau quand il apprend et ce que nous pouvons en tirer pour faciliter cet apprentissage en formation. L'auteure, docteure en psychologie cognitive, s'appuie sur les recherches actuelles pour relier la théorie sur le fonctionnement du cerveau avec des pratiques pédagogiques très concrètes. Elle propose aux formateurs et aux consultants, depuis la conception jusqu'à l'animation, des solutions directement applicables afin de rendre les interventions présentielles, distancielles ou blended plus impactantes, fluides et mémorisables. Aurélie Van Dijk s'appuie également sur son expérience en tant que consultante formatrice pour présenter une palette inédite d'applications : modalités pédagogiques adaptées, supports de formation innovants... De nombreux outils sont utilisés tout au long de l'ouvrage pour permettre aux lecteurs de progresser : témoignages des acteurs de terrain, cas pratiques, quiz, fiches mémo et illustrations en sketchnoting...