Lors de l'une de ses nombreuses expéditions en Asie, Matgioi, fin connaisseur de la Chine et de ses traditions, eut le privilège d'être initié par un grand Maître Taoïste. Au début du XXème siècle, dans une Europe qui se percevait encore comme le seul et unique berceau de la civilisation, l'auteur se donna pour mission de diffuser l'enseignement du Taoïsme, ses principales doctrines et les applications qui en découlent : "Je n'ai pas voulu davantage mettre en opposition deux doctrines, ou, pour mieux parler, deux enseignements humains sur une doctrine. - J'ai simplement pensé que, à une époque où l'on s'efforce de remonter aux sources de la science humaine, afin d'y trouver la vérité à peu près impolluée, j'ai pensé qu'il était bon de représenter la source primordiale et traditionnelle de toute connaissance, le flot initial dont toute l'humanité est tributaire" Matgioi".
Nombre de pages
146
Date de parution
04/05/2023
Poids
199g
Largeur
148mm
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EAN
9791041925049
Titre
La voie métaphysique
Auteur
MATGIOI
Editeur
SHS EDITIONS
Largeur
148
Poids
199
Date de parution
20230504
Nombre de pages
146,00 €
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J'ai été amené à diviser ce travail : l'une - que je présente - relate, sous le titre de "Voie métaphysique" , les principes de la Tradition et son mouvement philosophique et cosmogonique ; la seconde, sous le titre de "Voie Rationnelle" relatera la systématisation de la Tradition, avec le Taoïsme, ou "Voie et vertu de la Raison" , de Laotseu. Je me suis reconnu le droit d'agir ainsi, parce que les enseignements de la "Voie métaphysique" eussent été incompréhensibles sans commentaires ; j'ai donc adapté à la mentalité occidentale et, immédiatement, les commentaires que j'ai faits, au lieu de contraindre à une traduction, toujours fatigante, en langage occidental, des théories en langage jaune, qu'il m'eût été personnellement plus facile d'exposer. Et si, après la lecture ardue, ou le rejet pur et simple, de ces difficiles, mais merveilleuses doctrines, on me dénie le mérite d'être élégant, intéressant et agréable, du moins serai-je en droit de me rendre ce témoignage que je n'aurai pas cessé d'être un interprétateur respectueux de la tradition, et un fils exact et pieux des maîtres qui me l'enseignèrent. Ce témoignage libère ma conscience. C'est de celui-là seul que j'ai toujours été, et que je demeure soucieux. Car le succès de cette petite contingence, qui est l'exposé local d'une doctrine, n'importe pas à un verbe qui se sait éternel. Les religions actuelles des peuples jaunes se composent d'une foule d'éléments divers. Il n'y faut voir qu'un fatras populaire, issu de trois foyers générateurs : la religion primitive, le taoïsme, le confucianisme. Ces trois influences, amalgamées plus ou moins heureusement à travers les siècles, constituent la religion traditionnelle de l'empire : à ces trois influences correspondent trois liturgies, qui forment l'ensemble des cérémonies officielles et populaires.
La légende de Laotseu est l'oeuvre d'un certain mythologue, nommé Kohong, qui vécut vers l'an 350 av. J.-C. et fit, sous le titre Chin-tsien-tchouen, une histoire des Dieux et des Immortels. Cette histoire est assez semblable aux « vies des Saints « de l'hagiographie chrétienne. Voici un résumé des prodiges dont Kohong entoure l'existence, cachée et obscure, de Laotseu : « La mère de Laotseu devint enceinte par suite de l'émotion qu'elle éprouva en voyant une étoile filante ; c'était du ciel qu'il avait reçu le souffle vital ; d'ailleurs, des sages disent qu'il était né avec le ciel et la terre, et qu'il avait reçu une âme pure émanée du ciel. Sa mère le porta dans son sein pendant soixante-douze années ; en naissant, il avait les cheveux blancs, c'est pourquoi on l'appela Laotseu. Sa mère donc le conçut sans le secours d'un époux, et il sut parler dès l'instant de sa naissance. Il avait le teint blanc et jaune, de beaux sourcils, de longues oreilles, des yeux bien fendus, des dents écartées et des lèvres épaisses. Son front était traversé par une grande raie ; le sommet de sa tête offrait une saillie prononcée ; son nez était soutenu par une double arcade osseuse. Dès le moment de sa naissance, il fut doué de la pénétration divine ; la vie dont le ciel l'anima ne ressemblait pas à celle des hommes ordinaires. Il composa neuf-cent-trente livres pour enseigner à vivre. Il y est traité des neuf ambroisies, des huit pierres merveilleuses, du vin d'or, du suc de jade, des moyens de garder la pureté primitive, de conserver l'unité, de ménager sa force, de purifier son corps, de dissiper les calamités, de dompter les démons, de triompher des maux, de vaincre avec la puissance de la magie, de soumettre à sa volonté les esprits malfaisants. Il écrivit aussi sur les talismans. - Il vécut plus de trois cents ans, et eut à son service, pendant près de deux siècles, un disciple du nom de Siou-Kia, à qui il avait communiqué, comme il le fit plus tard au mandarin Inhi, le secret de l'immortalité ».
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