Faut-il envisager les rapports entre générations en termes de lutte ou de coopération ? Quelles sont les motivations des transmissions patrimoniales au sein des familles ? L'État providence doit-il axer ses priorités sur le début ou la fin de la vie, sur l'éducation ou sur la retraite ? Cet ouvrage consacré à l'économie du lien intergénérationnel en donne une vue d'ensemble selon trois volets : l'État, la famille, les interactions entre famille et État. Les politiques doivent-elles renforcer le lien intergénérationnel, en faisant par exemple en sorte que des retraites élevées contribuent à la réussite des jeunes en difficulté ? Ou, au contraire, dénoncer les dérives que connaîtrait un pacte générationnel de l'après-guerre mal adapté aux évolutions actuelles, quitte à privilégier d'autres logiques sociales, fondées soit sur la liberté et la responsabilité des individus, soit sur l'égalité citoyenne ? Au-delà des clivages idéologiques, André Masson éclaire, en tant qu'économiste, les enjeux des réformes à mener dans notre pays confronté au vieillissement et au déséquilibre entre les âges, et analyse les perspectives d'avenir de notre État providence.
Date de parution
09/11/2009
Poids
817g
Largeur
160mm
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EAN
9782713222283
Titre
DES LIENS ET DES TRANSFERTS ENTRE GENERATIONS
Auteur
MASSON ANDRE
Editeur
EHESS
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160
Poids
817
Date de parution
20091109
Nombre de pages
0,00 €
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Investir pour les générations futures grâce à l'impôt successoralLes droits de succession représentent un peu plus du centième des recettes fiscales en France. C'est peu mais plus que presque partout ailleurs : nombre de pays européens les ont ainsi supprimés depuis les années 2000. Ils sont par ailleurs de plus en plus impopulaires, près de neuf Français sur dix étant aujourd'hui favorables, dans toutes les couches sociales, à un allègement de l'impôt. Les élections de 2022 ont constitué pour l'impôt une épreuve de vérité, offrant un large éventail de propositions, de la suppression des droits en ligne directe pour la droite dure jusqu'au plafonnement de l'héritage transmissible pour la gauche radicale. Le diagnostic est clair : le scénario d'une mort lente de « l'impôt sur la mort » est le plus probable. Naguère, l'impôt était pourtant florissant et bien mieux toléré. Cet ouvrage montre que ces évolutions découlent d'un grand retournement idéologique après 1980, alimenté par le retour du patrimoine et sa diffusion dans les classes moyennes, ainsi que par le repli sur la famille en des temps de plus en plus individualistes et incertains. Désormais, concevoir les droits de succession comme un impôt de justice sociale, réducteur de l'inégalité des chances, ne suffit plus. Pour les sauver, il faut leur prêter une vocation complémentaire : ils pourraient constituer un mécanisme fiscal incitatif qui permette de financer à large échelle, par l'épargne abondante des seniors, les investissements d'avenir collectifs, productifs, écologiques et sociaux, dont nos sociétés ont tant besoin aujourd'hui.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.