Femme non-rééducable. Mémorandum théâtral sur Anna Politkovskaïa
Massini Stefano ; Pizzuti Pietro
L ARCHE
13,00 €
Epuisé
EAN :9782851817389
Trop lointaines ou trop longues, il est des guerres qui n intéressent personne. À Grozny, la guerre est finie, officiellement, mais derrière les mitraillettes et les chars, la Russie est toujours là. Unique journaliste russe à avoir couvert la guerre en Tchétchénie, Anna Politkovskaïa, non-rééducable, du titre que lui donne l État major russe, n est pas là pour juger. Les faits parlent d eux-mêmes. Régulièrement menacée, elle revient sans cesse sur le terrain, rapportant les propos de ceux qui témoignent au péril de leur vie. En octobre 2006, la journaliste est retrouvée assassinée dans la cage d escalier de son immeuble. La pièce traite avec respect, effroi et lucidité de deux camps qui se déchirent. Grozny dévastée, le bonheur insensé d'avoir de l'eau courante, le réveil dans un lit d hôpital après une tentative d'empoisonnement... Les lettres disent l indicible, la violence du dehors. Stefano Massini impose une langue radicale et glaciale: si chaque scène existe comme un monologue individuel, il crée une continuité, en reliant les histoires entre elles. Après chaque partie, on descend dans le « Buio », l obscurité. Stefano Massini a reçu, en 2005, le Premio Pier Vittorio Tondelli, le plus important prix de dramaturgie contemporaine en Italie. Le président du jury Franco Quadri a loué son écriture comme « claire, tendue, rare, caractérisée par une haute efficacité d expression, qui est à même de rendre aussi visuellement les tourments des personnages en immédiate férocité dramatique ». Il y est aussi question de théâtre: quand la parole est muselée, quelle échappatoire reste-t-il face au silence? Quel rôle le théâtre peut-il encore jouer quand on sait que, dans le temps de la représentation, en Tchétchénie l enfer continue?
Nombre de pages
86
Date de parution
11/01/2011
Poids
105g
Largeur
117mm
Plus d'informations
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EAN
9782851817389
Titre
Femme non-rééducable. Mémorandum théâtral sur Anna Politkovskaïa
Auteur
Massini Stefano ; Pizzuti Pietro
Editeur
L ARCHE
Largeur
117
Poids
105
Date de parution
20110111
Nombre de pages
86,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment est né le football féminin en Angleterre ? Par ce hasard qui ne fait jamais rien au hasard. Le 6 avril 1917, à la pause déjeuner de l'usine de munitions Doyle & Walkers, à Sheffield, Royaume-Uni, Violet Chapman, ouvrière, prise d'une inspiration subite, donne un coup de pied dans l'espèce de balle qui se trouve au milieu de la cour en brique rouge de 330 pieds de long par 240 pieds de largeur. Aussitôt, les dix autres femmes présentes lâchent leurs casse-croûtes et sautent du muret où elle étaient assises en rang d'oignons pour se mettre à courir elles aussi. Ce simple coup de pied aurait pu les tuer. Car la balle est un prototype de bombe légère destinée à calculer la trajectoire de chute, avant de massacrer l'ennemi. Mais la bombe n'explose pas. C'est leur coeur qui le fait. Ce coup de pied vient de leur sauver la vie, à toutes. Elles jouent pendant plus d'une demi-heure. Et recommencent le lendemain. Et encore, et encore. Jusqu'à jouer dans un vrai stade, jusqu'à affronter des professionnels ! Jusqu'à ce que les hommes - patron, chéris, papas - mettent leur veto à cette passion, à cette obsession, à cette libération. PRESSE : " Avec son nouveau roman, l'écrivain et dramaturge italien redonne toute leur énergie aux pionnières anglaises du football féminin, en 1917. Ludique et politique. " Le Monde " Stefano Massini régale par son humour et son art du portrait. Ladies Football Club est l'un des romans les plus enthousiasmants que l'on ait lu depuis longtemps. " La Croix " Dans son roman " Le Ladies Football Club ", le dramaturge italien raconte une histoire de la naissance du football féminin en Angleterre. Un régal. " Sud-Ouest
11 septembre 1844, apparition. Heyum Lehmann arrive de Rimpar, Bavière, à New York. Il a perdu 8 kilos en 45 jours de traversée. Il fait venir ses deux frères pour travailler avec lui. 15 septembre 2008, disparition. La banque Lehman Brothers fait faillite. Elle a vendu au monde coton, charbon, café, acier, pétrole, armes, tabac, télévisions, ordinateurs et illusions, pendant plus de 150 ans. Comment passe-t-on du sens du commerce à l'insensé de la finance ? Comment des pères inventent-ils un métier qu'aucun enfant ne peut comprendre ni rêver d'exercer ? Grandeur et décadence, les Heureux et les Damnés, comment raconter ce qui est arrivé ? Non seulement par les chiffres, mais par l'esprit et la lettre ? Par le récit détaillé de l'épopée familiale, économique et biblique. Par la répétition poétique, par la litanie prophétique, par l'humour toujours. Par une histoire de l'Amérique, au galop comme un cheval fou dans les crises et les guerres fratricides. Comment prendre la suite de Yehouda Ben Tema qui écrivit dans les Maximes des Pères : " Tu auras cinquante années pour devenir sage. Tu en auras soixante pour devenir savant " ? Nous avons 1207 pages et 30 000 vers pour devenir instruits, circonspects, édifiés. Groggy. Public Adulte.
Comment est né le football féminin en Angleterre ? Par ce hasard qui ne fait jamais rien au hasard. Le 6 avril 1917, à la pause déjeuner de l'usine de munitions Doyle & Walkers, à Sheffield, Royaume-Uni, Violet Chapman, ouvrière, prise d'une inspiration subite, donne un coup de pied dans l'espèce de balle qui se trouve au milieu de la cour en briques rouges de 330 pieds de long par 240 pieds de largeur. Aussitôt, les dix autres femmes présentes lâchent leur casse-croûte et se lèvent du muret où elles étaient assises en rang d'oignons pour se mettre à courir aussi. Ce simple coup de pied aurait pu les tuer. Car la balle est un prototype de bombe légère destiné à calculer la trajectoire de chute, avant de massacrer l'ennemi. Mais la bombe n'explose pas. C'est leur coeur qui explose. Ce coup de pied vient de leur sauver la vie, à toutes.
Les mots nous manquent. Notre époque est féconde en sigles, acronymes barbares et innovations techniques. Mais, pour dire les émotions, les sentiments nouveaux provoqués par notre évolution, pour décrire certaines attitudes humaines, certains états d'âme, les mots nous font défaut. Ceux des dictionnaires existants ne suffisent plus. Alors, Stefano Massini, l'auteur célébré des Frères Lehman (prix Médicis essai et prix du Meilleur livre étranger catégorie Fiction en 2018), s'est attelé à la tâche ludique de nous enrichir... en vocabulaire. Il nous raconte une histoire. Vraie. Héritée du passé. Il nous décrit un geste plein de panache, un renoncement plein de sagesse, une façon de vivre qui rend tout plus drôle et plus léger. Cette histoire fait écho en nous. Elle nous inspire. Nous aurions bien envie de l'endosser ou de la donner en exemple. Et voilà l'auteur qui lui attribue le nom qui manquait : celui de la personne qui l'a incarnée. C'est ainsi que naissent le hookisme, le dottisme, la fusagie, l'adjectif parksien, le verbe mapucher, etc. Lire ce livre sans nous y reconnaître ? Difficile. Le lire sans avoir envie, à notre tour, de jouer à inventer un mot inexistant ? Impossible.
Au début des années 1970, une mère et sa fille de 56 ans vivent dans un immense manoir à East Hampton, station balnéaire de la bourgeoisie new-yorkaise. Mais depuis plusieurs années, le manoir se dégrade : Big Eddie et Small Eddie ne vivent plus que dans une seule pièce, avec des dizaines de chats et quelques ratons laveurs. Dans cette chambre, encombrée du sol au plafond, elles mangent, lisent les journaux, évoquent des souvenirs, font rarement le ménage, et se demandent comment elles font pour se supporter. Edith Ewing Bouvier Beale et Edith Bouvier Beale sont deux icônes camp du XXe siècle, rendues célèbres par le documentaire Grey Gardens de 1975 sur leur vie dans leur manoir délabré. L'Art de la chute de Sara Stridsberg s'empare de ces femmes qui ont marqué l'imaginaire états-unien, aristocrates déchues, tante et cousine de Jackie Kennedy vivant dans un monde rêvé. Images de l'isolement et de la démesure, Big Eddie et Small Eddie, quelques années avant le tournage du film, nous parlent des relations dysfonctionnelles qui peuvent exister entre mère et fille, de l'abandon et de l'amour malgré tout.
Grotowski Jerzy ; Vido-Rzewuska Marie-Thérèse ; Ma
L'itinéraire intellectuel d'un homme de théâtre majeur de la deuxième moitié du XXe siècle, en deux volumes à L'Arche. L??uvre de Jerzy Grotowski a fortement influencé le théâtre européen de l'après-guerre. Proche de Peter Brook et d'Eugenio Barba, ses recherches tendent vers le rituel, vers l'exploration des possibilités physiques des comédien.nes. Dans les années 1950-1960, période couverte par le premier volume paru en 2023, Grotowski propose une théorie du corps de l'acteur qu'il appelait « théâtre pauvre », se débarrassant de nombreux artifices qui encombraient selon lui le théâtre. Les spectacles mythiques de son Théâtre-Laboratoire, comme Le Prince constant ou Apocalypsis cum figuris, ont marqué les imaginaires. Dans ce second volume, Grotowski se détache de la représentation devant un public et élabore une pratique du théâtre centrée sur la recherche, sur le groupe et la pratique commune. Passionné par la question du rituel, il mena des ateliers autour des formes traditionnelles de théâtre dans le monde ? et élabora plusieurs théories post-théâtrales : le parathéâtre, le théâtre de la participation, le Théâtre des Sources et l'Art comme véhicule. À travers de nombreux voyages (Turkménistan, Inde, Chine, Haïti, Mexique...), il étudia les sources psychologiques et physiques des différentes techniques de jeu dans le monde ? jusqu'à obtenir une chaire d'Anthropologie théâtrale au Collège de France, chaire créée spécialement pour lui.
Au cours de la Première Guerre mondiale, plus de 10 000 soldats des Caraïbes furent envoyés en Égypte, en Palestine ou en Syrie pour se battre aux côtés de la Grande-Bretagne, nation alors colonisatrice. Cette histoire méconnue n'apparaît aujourd'hui que dans quelques encyclopédies ? c'est dans la Britannica que Bonvent, le jeune garçon au centre du recueil École d'instructions, la rencontre. Bonvent est un écolier jamaïcain des années 1990, turbulent et rêveur, mauvais élève punit par ses instituteurs qui préfère lire dans la cour de récréation. Il est aussi le héros de ses propres rêveries guerrières, du lac de Tibériade aux Dardanelles qu'il ne connait que par les mots. Dans ce livre, l'histoire du garçon et celle des soldats se mêlent sur la page, nous plongeant directement dans les ressacs de l'histoire. Le reggae, la dub, la Bible, l'indépendance de la Jamaïque, la violence de la guerre, les goûts et les odeurs de l'enfance sont autant de matériaux pour une langue explosive. Si la guerre semble fantasmée par le jeune écolier, Ishion Hutchinson ne manque pas de rendre hommage aux soldats envoyés à la mort pour des pays qui n'étaient pas les leurs. École d'instructions est un recueil majeur qui s'intéresse aux strates de l'histoire, en plaçant en son centre un continuum de violence coloniale.
Romance hantée par ses propres personnages, Hurlevent carcasse est un récit choral, qui amplifie les résonances du roman d'Emily Brontë pour faire retentir leur puissante modernité. Ouvrage majeur du romantisme européen, écrit sous pseudonyme masculin, Les Hauts de Hurvelent s'impose comme un livre sur la passion amoureuse, la vengeance et la folie, un roman furieux et cruel, bientôt considéré comme un chef-d??uvre de la littérature britannique du XIXesiècle. Dans Hurlevent carcasse s'entrelacent des voix, des déclarations d'amour et de désespoir jetées au vent acariâtre de la lande, à partir d'éléments biographiques et inspirés de la personnalité impétueuse d'Emily, qui vivait recluse dans la maison familiale du Yorkshire, où les s'urs Brontë passèrent leur enfance. Claudine Galea aiguise à l'os le récit d'amour fusionnel et de haine fatale, que prennent en charge les différentes voix, fait parler « la lande » et « la rumeur », révèle les rapports de force de cette fiction de l'époque victorienne, l'histoire d'amour entre Cathy et Heathcliff, l'enfant bohémien acheté par son père à Liverpool, une histoire de passion débordante et interdite, de mépris de classe et de haine de soi.