Le mal arabe. Entre dictatures et intégrismes : la démocratie interdite
Marzouki Moncef
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782747565011
Les politiques à court terme, le cynisme des décideurs occidentaux, loin de protéger l'Occident, vont aggraver ses difficultés, tant dans la gestion de l'émigration que dans celle du terrorisme. Au lieu de stabiliser le mal tant redouté aux frontières de l'empire, on ne fait que l'importer chez soi. Quelle aubaine pour l'extrême droite profondément anti-démocratique! La dérive sécuritaire, observée aux USA après le 11 septembre, la multiplication des lois restreignant et encadrant les libertés, ne sont-elles pas les conséquences directes de la crise politique qui sévit dans le monde arabe?. En sacrifiant les libertés des autres, les politiciens mettent e danger, même si c'est à long terme, la liberté dans leurs propres sociétés Ces décideurs comprendront-ils enfin que les premières lignes de défense de la Démocratie occidentale passent aussi par Alger, Rabat, Le Caire, Damas ou Tunis? Tout laisse à penser que le mal arabe est contagieux et que l'avortement de la démocratisation dans le Sud-Occident mettra à mal les acquis de la Démocratie dans le Nord-Occident.
Nombre de pages
191
Date de parution
02/06/2004
Poids
208g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747565011
Titre
Le mal arabe. Entre dictatures et intégrismes : la démocratie interdite
ISBN
2747565017
Auteur
Marzouki Moncef
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
208
Date de parution
20040602
Nombre de pages
191,00 €
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Moncef Marzouki, médecin neurologue et de santé publique, né en 1945 à Grombalia (Tunisie), s'est engagé dès 1979 dans la lutte pour la défense des droits humains, contre le régime d'Habib Bourguiba d'abord, puis, à partir de 1987, contre celui de Ben Ali. Constamment persécuté, il a été contraint à l'exil en France en 2001. À la chute de Ben Ali, en janvier 2011, il est revenu en Tunisie, dont il a été élu président de la République par l'Assemblée nationale constituante onze mois plus tard. Moncef Marzouki est notamment l'auteur de Arabes, si vous parliez (Lieu commun, 1987; Afrique Orient, 2012) et de Dictateurs en sursis. La revanche des peuples arabes (L'Atelier, 2009 et 2011).
Cet ouvrage à deux mains est le fruit d'une fréquentation assidue de l'oeuvre d'Albert Memmi et d'une double proximité personnelle avec l'écrivain. Ses chapitres éclairent chaque pan de l'oeuvre littéraire, chaque ouvrage étant analysé par l'un ou l'autre des auteurs ou soumis à leur double investigation de façon à proposer au lecteur une vue précise de l'itinéraire littéraire de Memmi, fondé, comme son itinéraire d'essayiste et de sociologue, sur les notions d'identité/altérité et tournant constamment autour des rapports de l'individu et des communautés auxquelles il appartient ou dont il tente de se détacher. Préfacé par Albert Memmi et suivi d'un entretien avec cet auteur, l'ouvrage est un essai sur l'écrivain et son oeuvre littéraire de même qu'un hommage scientifique que lui rendent deux universitaires de son pays natal, ce pays qui n'a jamais cessé d'habiter son imaginaire et de nourrir sa création.
Le contrôle social est une figure ancienne, mais la sophistication des moyens techniques dévolus à la surveillance, l'identification et le suivi des personnes change quelque peu la donne. Plus qu'un raffinement de techniques éprouvées, un saut qualitatif a été opéré avec la biométrie, la vidéosurveillance et la généralisation de fichiers informatisés gardant en mémoire des quantités d'information jusqu'ici parcellisées et peu interconnectées. Le spectre de Big Brother est clairement derrière nous, son futur est notre actualité. Mais les développements de l'intelligence informatisée ne servent pas qu'au contrôle, ils concernent également la mise en place des politiques sociales et la réduction des inégalités. Peut-on trouver un compromis entre savoir et fichage ...
Tazmamart n'existe pas". C'est ce qu'ont prétendu pendant près de vingt ans les autorités marocaines. Et pourtant. Après dix-huit ans de détention, quand s'ouvrent les portes de cette prison d'un autre âge, vingt-huit détenus survivants sortent de l'enfer. Ahmed Marzouki, qui a occupé la cellule dix de ce mouroir, témoigne. Au début des années soixante-dix, 58 officiers et sous-officiers impliqués, à leur corps défendant, dans deux tentatives de coup d'État, sont enfermés à Tazmamart. Détenus dans des conditions inhumaines, à la merci d'un directeur et de gardiens sadiques, torturés et laissés à l'agonie, à la folie et à la mort, seuls 28 survivront. C'est un récit douloureux, atroce, à la limite du soutenable. Comment l'Homme peut-il infliger pareil traitement à ses semblables ? Comment peut-on survivre à de telles conditions de vie, "amputé de sa jeunesse", de tout espoir ? Telles sont les questions qui surgissent à la lecture de ce livre. Point de haine ni de volonté de revanche pourtant dans les propos d'Ahmed Marzouki. Mais le témoignage d'un homme contre l'indifférence et l'oubli, pour qu'un tel supplice ne se reproduise pas. --Maya Kandel
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...