Bodoï, 6 janvier 2009, par Benjamin Roure janvier 2009.Une chanson de blues, ça finit rarement bien. Et dès la première page de cette Ballade de Hambone, on sait que cette histoire imprégnée de musique noire ne connaîtra pas de happy end. La mort semble en effet coller aux basques de Bull et Elmer, deux tueurs à gages aux visages marqués par les années. Pour exécuter un contrat, ils débarquent dans un bled sinistre du Mississippi, qui compte parmi ses habitants une superbe jeune femme souffrant d'asthme, un fossoyeur pince-sans-rire, un réceptionniste d'hôtel à moitié taré et un fantomatique guitariste...On sent dans cette belle bande dessinée tout l'amour de l'Italien Igort (5 est le numéro parfait, Fats Waller...) pour l'Amérique et le blues. Son scénario suit des chemins connus, évoque d'autres histoires d'amour et de haine dans le sud des États-Unis, et rend hommage à une culture musicale fascinante. Mais, ces impressions de déjà-vu ne durent pas, tant le rythme qu'il impose à ses pages transforme chacune d'elles en poème funèbre. Le dessin proche de la gravure de Leila Marzocchi (Niger) achève de renforcer la noirceur de l'ensemble: les visages de ses personnages sont autant de masques mortuaires, ses cadrages étranges font planer une ombre insaisissable sur chaque séquence, son usage de touches d'ocre pour rehausser le noir et blanc donne un aspect fantastique aux planches...On sort de ce premier tome impressionné par une telle virtuosité graphique, et globalement tout chamboulé. Et on attend fébrilement la suite de cette série en quatre volumes (pouvant se lire indépendamment), dont les deux derniers seront dessinés par le maître Igort. --http://www.bodoi.info/critiques/2009-01-06/la-ballade-de-hambone-1/9714
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Nombre de pages
64
Date de parution
08/01/2009
Poids
544g
Largeur
235mm
Plus d'informations
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EAN
9782754802161
Titre
La ballade de Hambone
Auteur
MARZOCCHI/IGORT
Editeur
FUTUROPOLIS
Largeur
235
Poids
544
Date de parution
20090108
Nombre de pages
64,00 €
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Blues, racisme, Ku Klux Klan, personnages hauts en couleur, dialogues et écriture ciselés, Igort plonge, avec Leila Marzocchi et son dessin virtuose, au plus profond du Mississippi, pendant la Grande Dépression. Après le drame, encore un, qui est survenu dans ce bled de malheur qu'est Huzlehurst, Hambone, le musicien de blues et son amoureuse Ophélia prennent la route pour échapper à ce lieu maudit. Jim O'Rourke, après la mort de son patron Mr Oerle, le représentant de la Vocation American, qui venait signer un contrat avec Hambone, reprend le train avec soulagement. Dedans, Omara fuit aussi, laissant derrière elle son père assassiné et leur maison brûlée. Tous les quatre sont en route pour n'importe où, pour nulle part. À Vicksburg, la pompe à essence de La Texaco, qui avait permis à Humbolt Sabich de faire fortune, fait maintenant son malheur. La Grande Dépression qui a mis 13 millions d'Américains au chômage, a entraîné la faillite de plus de 85 000 entreprises. Profitant de sa sortie d'hôpital, Elmer, le tueur à gage, s'évade évitant ainsi la prison. Il décide de se réfugier chez les Sabich. Flannery, la fille de la maison et son ancienne promise, lui résistera-t-elle? Ce qui est sûr cest qu'Eudora, la mère, est prête à tout pour qu'il dégage de chez eux au plus vite... Le pope Cyril Nicolaïevitch Korolenko et son protégé sont de passage dans cette petite ville pouilleuse. Ses compétences seront requises... John Rimrock, Luise sa femme, y sont aussi. Eux que la Dépression a laissés sans le sou et mis sur la route, tentent d'y trouver un médecin pour soigner leur petite Alice gravement malade. Mais le sacrifice de Luise, qui paye le praticien en nature, ne sauvera pas l'enfant...Tous tentent d'échapper à la dure réalité de leur quotidien, sont à la recherche d'une vie meilleure. Le long des rives du fleuve Mississippi, c'est une errance collective poussée par la misère sociale qui s'étire sans fin.
Quinze scènes dans lesquelles, un ou des personnages et des voix s'entremêlent, résonnent pour parler des sentiments dans l'intimité. Surgit un décalage, un écart, sorte d'empêchement ou d'interdit à dire ou à se dire.
Dans l'obscurité d'un étang, une forme fragile remonte vers la surface. Pendant qu'elle se fait sécher au soleil, le vent la fait s'envoler pour la poser juste après sur une maison bâtie dans un arbre. L'évolution de cette créature est suivie d'un oeil bienveillant par les habitants de la forêt...Mystère et poésie sont au rendez-vous de ce premier opus de Leila Marzocchi dans la collection Ignatz. Mais attention, derrière le somptueux travail graphique, qui sert un univers très original et personnel, se cache un humour grinçant et parfois féroce. Une découverte.Leila Marzocchi est née à Bologne en 1 959. Elle a publié en Italie depuis 1 985 divers récits et illustrations, dans des quotidiens et des revues. En France elle a collaboré avec la revue Science et Vie Junior, au Japon avec la revue Morning (Kodansha), pour produire des mangas, et a réalisé des illustrations de fables pour enfants aux éditions Shogakukan. Dernièrement, elle a publié en Italie Bagolino Monogatari (Centre de la bande dessinée Andréa Pazienza), Camioncino Rosso (Biber) et L'Enigma (Coconino Press).En France, on a pu la découvrir au sommaire des numéros 1 et 2 de la revue Black, ainsi qu'à travers un petit carnet d'auteur, Luna, publié par Coconino Press.
Elle s'appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Etienne Davodeau trouve que c'est là un métier passionnant. Alors il a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu'elle passe dans l'intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l'instant présent est essentielle. Il lui a dit : "Là où tu vas, chaque jour, tu seras mes yeux et mes oreilles". L'idée est de raconter au plus près la singularité de ces existences au pays de la mémoire qui flanche tout en préservant l'intimité des personnes concernées. La bande dessinée peut faire ça. Un détail qui n'en est pas un donne une intensité particulière à ce récit : Françoise et Etienne vivent ensemble depuis longtemps. Depuis toujours, elle est sa première lectrice. Il sait qu'il n'aurait pas pu faire un livre comme celui-ci avec quelqu'un d'autre. Ce livre sera aussi, d'une certaine manière, un épisode de leur vie de couple et donc aussi le plus intime de ses récits. Comment côtoyer des gens qui ne vont pas forcément se souvenir de vous ? Que faire pour leur faciliter la vie au quotidien ? Grâce à Françoise, Etienne Davodeau nous donne à voir le quotidien de ces personnes malades, de leurs proches et de celles et ceux qui les accompagnent pour éclairer ce sujet dont l'importance ne cesse de croitre avec le vieillissement de la population.
A l'approche de la trentaine, Claudia est en passe de se faire un nom, ou plutôt un prénom, sur la scène gastronomique londonienne. Son restaurant, l'Alley, reçoit les honneurs de la presse et elle a décidé de participer au prochain concours du " Chef pro de l'année". Tout cela, alors qu'elle tente de se débarrasser de l'ombre de son célèbre père cuisinier. Après Breakwater, Katriona Chapman donne de nouveau vie à une galerie de personnages bien campés, dont la chef Claudia, sa meilleure amie et associée Lisa, et Ben, un jeune barman, et restitue b merveille l'atmosphère trépidante et sous tension d'un restaurant Livre choral, Arrière-cuisine offre une tranche de vie sensible et touchante.
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