Quatre ans après sa naissance, l'euro peine à trouver ses marques : croissance affaiblie, remontée du chômage, dégradation des finances publiques, crise profonde du " modèle " allemand. Face à cette situation, l'architecture définie à Maastricht ne permet pas aux pays européens de s'engager sur une stratégie économique claire et cohérente. C'est dans ce contexte qu'il convient de renouveler la réflexion sur le fonctionnement des politiques économiques en Europe. Au-delà des questions directement liées à la politique monétaire, cet essai fait le point de manière pédagogique et sans parti pris sur les principales questions économiques qui font aujourd'hui débat : finances publiques, harmonisation fiscale, réformes structurelles. Il explore également les sujets qui conditionnent, à terme, la prospérité de notre continent : questions démographiques, crise du modèle allemand, élargissement, relation avec les pays du Sud... Dans chaque cas, il distingue : 1) les domaines où une forte dose de coopération ou de mise en commun des politiques économiques est indispensable ; 2) les domaines où, au contraire, des marges de manœuvre nationales doivent rester importantes. Monnaie politique par excellence, l'euro ne sera un facteur de cohésion et de prospérité que si la politique se réapproprie des territoires qu'elle n'aurait jamais dû déserter. Mais un préalable est que les débats autour de la politique économique soient sortis des cercles universitaires et technocratiques où ils sont trop souvent confinés.
Nombre de pages
266
Date de parution
01/11/2003
Poids
372g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747552530
Titre
L'euro, une monnaie sans politique ?
ISBN
2747552535
Auteur
Martinot Bertrand
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
372
Date de parution
20031101
Nombre de pages
266,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Avec plus d'un actif sur dix sans emploi, comment inverser durablement la courbe du chômage en France ? Effets d'annonce et marketing politique ne suffisent plus. Face à un chômage de masse qui ne décroît pas depuis un quart de siècle, les responsables politiques et l'ensemble des acteurs économiques et sociaux, trop souvent résignés, doivent enfin s'attaquer aux causes profondes de cet échec collectif. Dans cet ouvrage, Bertrand Martinot questionne les logiques et les blocages qui caractérisent depuis plusieurs décennies l'arsenal de nos politiques de l'emploi. Chiffres et comparaisons internationales à l'appui, il évalue ces politiques, leurs succès et leurs échecs. Pour la première fois, l'enjeu de la lutte contre le chômage est abordé sous tous ses angles - politique, économique, social - dans une analyse sans concessions. Au-delà du constat, l'auteur définit les conditions d'un retour au plein emploi : baisse des charges, réforme du SMIC, de l'indemnisation du chômage et de la politique de l'emploi, tout en dessinant les contours d'une "flexisécurité" à la française. Enfin, il propose une nouvelle régulation de l'emploi, fondée davantage sur la négociation sociale et moins sur la norme étatique. Un projet politique ambitieux pour répondre à la première préoccupation des Français. Bertrand Martinot, 45 ans, est économiste. Conseiller social à la Présidence de la République de 2007 à 2008, puis délégué général à l'emploi et la formation professionnelle (DGEFP) de 2008 à 2012, il est l'un des meilleurs spécialistes du chômage, des politiques de l'emploi et du dialogue social. Il est l'auteur de L'Euro, une monnaie sans politique ? (2003).
Préface d’Henri de Castries Avec plus d’un actif sur dix sans emploi, comment inverser durablement la courbe du chômage en France ? Effets d’annonce et marketing politique ne suffisent plus. Les responsables politiques et l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, trop souvent résignés, doivent enfin s’attaquer aux causes profondes de cet immense gâchis. Il y a urgence. Questionnant les logiques et les blocages qui caractérisent depuis plusieurs décennies l’arsenal de nos politiques de l’emploi, Bertrand Martinot évalue leurs succès et leurs échecs, chiffres et comparaisons internationales à l’appui. Pour la première fois, l’enjeu de la lutte contre le chômage est abordé sans concessions sous tous ses angles : politique, économique, social. Cette analyse débouche sur un projet politique ambitieux, au service d’un retour au plein emploi. Bertrand Martinot est économiste. Conseiller social à la Présidence de la République de 2007 à 2008, puis délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) de 2008 à 2012, il est l’un des meilleurs spécialistes français de la question du chômage, des politiques de l’emploi et du dialogue social. Ce livre est une édition actualisée et augmentée de Chômage : inverser la courbe, publié par l’Institut Montaigne, qui a reçu le Prix Turgot 2014 et le Prix Édouard Bonnefous 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques. « Une approche globale qu’aucun gouvernement français n’a réussi à mettre en œuvre jusqu’à présent », Le Monde éco et entreprise. « Un essai brillant qui fera date », Les Échos.
Mêlant démagogie, ignorance économique et absence de vision à long terme, le débat sur les retraites est depuis plus de trente ans un condensé de nos échecs collectifs. Ce sujet, devenu une obsession nationale, occulte d’autres priorités comme l’éducation, les ruptures technologiques ou encore la réforme du secteur public. Il sacrifie l’avenir au présent et la prospérité future à la rente présente. En la matière, depuis trente ans, la France enchaîne réformes et crises, sans jamais régler durablement la question.Ce court ouvrage veut clarifier le débat en se concentrant sur les dimensions économiques et financières du problème, en écartant les idées fausses, les préjugés et les émotions.Son objectif est de présenter les faits essentiels, de corriger les idées reçues et de rendre compréhensibles les enjeux et les mécanismes de notre système de retraite à un large public.En outre, il permet au lecteur de se forger sa propre opinion, tout en lui suggérant des voies de sortie de crise crédibles, précises et réalistes.
Septembre 1715. Louis XIV meurt. Ses guerres interminables ont laissé les caisses vides et un endettement public record. L'économie est en récession. Les impôts sont lourds et écrasent les producteurs. Le régent Philippe d'Orléans succède au grand roi. Il mène une politique de rigueur, impopulaire et inefficace. Philippe se laisse alors convaincre par un financier écossais du nom de Law, personnage romanesque fuyant la justice anglaise. Ce Law a sillonné l'Europe et assimilé toutes les techniques bancaires et financières modernes. Il propose de remplacer intégralement la monnaie d'or et d'argent par du papier ! Séduit, le Régent laisse carte blanche à l'Ecossais : création d'une banque - une première en France -, gonflement de la masse monétaire, rachat de la Compagnie du Mississippi. L'économie se redresse, la confiance revient, les taux d'intérêt sont au plus bas. Fin 1719, les titres de la dette publique sont échangés contre des actions de la compagnie qui devient à cette occasion collectrice des impôts. Le " Système " est né. Début 1720, Law est contrôleur général des finances. Plus puissant que le grand Colbert, il manipule la monnaie, contrôle la banque, la fiscalité et le commerce extérieur. Pour soutenir les actions de la Compagnie du Mississippi, il invente un mécanisme de type subprimes. C'est le règne de l'argent fou. Le système va s'effondrer en quelques mois. L'avertissement que nous lance la faillite spectaculaire de John Law, c'est qu'une monnaie qui n'est plus étalonnée sur le métal précieux voit son sort fondamentalement lié à celui de l'endettement public. C'est pour ne pas l'avoir compris que la zone euro est aujourd'hui en danger.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...