Revue européenne des migrations internationales Volume 25, n° 2, 2009 : Création et migration
Martiniello Marco ; Puig Nicolas ; Suzanne Gilles
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782911627521
Ce numéro souhaite apporter quelques clés de compréhension sur la place et les caractéristiques de la création artistique lorsqu'elle est l'oeuvre de personnes ou de milieux artistiques en circulation : migrants, exilés, minorités ethnicisées et racialisées, etc. A partir de terrains divers, entre Europe et Maghreb, Mexique et Caraïbes, Angleterre et péninsule indienne, États-Unis et Vietnam, ou encore Liban et Palestine, les articles réunis dans ce volume rendent compte des productions et des pratiques relocalisées ou multi-localisées mais aussi des productions artistiques qui ont pour vocation le maintien d'une mémoire et la construction d'une identité comme c'est le cas à travers de nombreuses formes musicales, théâtrales, poétiques, littéraires et plastiques dans le monde. Parcours, déplacements et racinements constituent trois lignes de sens traversant les textes réunis. Les parcours sont ceux des artistes et des entrepreneurs culturels en général, tandis que les déplacements concernent les transformations des contenus artistiques et culturels dans la mobilité et enfin, les racinements désignent les modes d'insertion et les formes d'ancrages dans les lieux de vie. Il s'agit en définitive pour les auteurs de rendre compte de la façon dont aujourd'hui l'art se mondialise en articulant des territoires, des acteurs, des usages, des représentations sociales et de nouvelles formes de mobilisations collectives.
Nombre de pages
153
Date de parution
28/01/2010
Poids
264g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782911627521
Titre
Revue européenne des migrations internationales Volume 25, n° 2, 2009 : Création et migration
Auteur
Martiniello Marco ; Puig Nicolas ; Suzanne Gilles
Editeur
PU RENNES
Largeur
159
Poids
264
Date de parution
20100128
Nombre de pages
153,00 €
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Comment concilier nos exigences, démocratiques liées traditionnellement à l'Etat-nation avec la diversité culturelle, ethnique et identitaire observable dans la plupart des sociétés occidentales ? Quelles réponses politiques sont et doivent être données aux revendications identitaires et aux demandes de maintien de particularités culturelles qui se font jour dans les sociétés occidentales ? Une citoyenneté multiculturelle est-elle possible dans les démocraties européennes et nord-américaines ? Peut-on concilier une citoyenneté indivisible basée sur des droits individuels avec la reconnaissance d'identités ethno-culturelles émanant parfois de groupes minoritaires ? Ce type de reconnaissance conduit-il immanquablement à la création de ghettos culturels et à la fragmentation de la nation et de la citoyenneté ? Ce livre tente de répondre à ces délicates questions en montrant que l'apparente contradiction entre diversité culturelle et identitaire et démocratie citoyenne peut être dépassée. L'auteur soutient par ailleurs que l'émergence de systèmes multiculturels et post-nationaux alliant droits individuels forts et reconnaissance collective souple peut constituer un rempart contre les extrémismes.
Les sociétés occidentales sont de facto multiculturelles et pluriethniques. La prise en compte de cette diversité dans les années 1980-1990 a fait place après 2001 à une montée des populismes, à un constat d'échec du multiculturalisme de la part de certains dirigeants européens et au retour à des politiques néo-assimilationnistes. Comment concilier cette diversité inhérente au monde occidental moderne avec les exigences démocratiques propres à l'État-nation ? Quelles réponses politiques apporter aux revendications identitaires ? Est-ce compromettre la notion de citoyenneté que de reconnaître la spécificité culturelle et identitaire des groupes minoritaires ? Sans céder à un multiculturalisme béat, ce livre plaide en faveur d'une citoyenneté multiculturelle partagée au sein d'un système démocratique capable de combiner unité et diversité. Un essai qui questionne l'avenir de nos démocraties.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.