Dans son précédent ouvrage, L'idéologie omeyyade, Gabriel Martinez-Gros s'attachait à cerner les traits de la dynastie des Omeyyades de Cordoue (756-1031), originaire de la Mecque, qui avait règné à Damas de 661 à 750 avant de fonder l'Espagne musulmane. Il montrait notamment, en analysant la production historiographique et littéraire du Xe siècle, que jamais les Omeyyades ne renoncèrent à leurs droits sur l'empire mulsuman tout entier, au nom de leur identité arabe, celle du Prophète. Or, malgré la disparition définitive des Omeyyades en 1031, les Andalous continueront à se réclamer de cette identité, avec la passion renforcée que nourrit l'obstacle d'une réalité souvent contraire. Ils en tireront une conception originale de leur histoire et sauront même l'incarner sur la rive maghrébine, ainsi que le montre le récit de la fondation de Fès. L'auteur insiste sur le cas d'Ibn Khaldûn (1332-1406) né à Tunis de souche sévillane, qui, en historien et en philosophe de l'histoire, sut le mieux dénoncer les faux-semblants de cette identité à laquelle tout prouve, par ailleurs, qu'il était profondément attaché.
Nombre de pages
371
Date de parution
04/06/1999
Poids
475g
Largeur
140mm
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EAN
9782742710546
Titre
Identité andalouse
Auteur
Martinez-Gros Gabriel
Editeur
ACTES SUD
Largeur
140
Poids
475
Date de parution
19990604
Nombre de pages
371,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'histoire des cinq premiers siècles de l'Islam, de la mort du Prophète (632) à l'émergence des sultanats turcs (XIe siècle), en passant par les conquêtes arabes, la mise en place du califat, l'éclosion et la chute des dynasties abbasside, omeyyade ou almohade, tel est le propos de Gabriel Martinez-Gros. Mais pour sortir d'une histoire de l'Islam vue d'Occident, et sans tomber dans l'illusion d'une histoire mondiale qui aboutit inévitablement à la réaffirmation du triomphe de l'exception occidentale, l'auteur convoque les quelques rares voix qui nous parviennent encore du fond de l'histoire islamique. Ces voix, ce sont celles des historiens arabes médiévaux, dont Ibn Khaldun et Ibn al-Athir. Ainsi se dessine une toute autre perception tant de l'Islam que de l'Empire, où les dynasties se consolident dans la première génération de leur existence, atteignent leur floraison dans la deuxième, vieillissent et agonisent dans la dernière. C'est donc à une triple réflexion que nous invite l'auteur : d'abord sur l'histoire de l'Islam, ensuite sur la dynamique impériale, enfin sur l'écriture de l'histoire. Un chef-d'oeuvre.
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