
Le métier de prédicateur en France septentrionale à la fin du Moyen Age (1350-1520)
Cette étude nous reporte au temps des grandes calamités. Menacées par la peste, victime des écorcheurs, les foules ont faim de certitudes pour ce monde et pour l'autre. N'attendant rien de leurs guides laïcs, elles s'en remettent aux prédicateurs pour connaître les moyens d'apaiser la colère divine et d'assurer leur salut. Elles voient en eux des professionnels de la parole, dont le labeur mérite une bonne rétribution, et dont l'entretien comme les déplacements doivent être pris en charge par la collectivité. L'enseignement qui descend de la chaire est indispensable au bon équilibre des sociétés urbaines. Rien n'est plus grave qu'une grève des sermons, comme les universitaires en décident quelquefois. Les prédicateurs sont partout : non contents d'intervenir dans les églises, ils haranguent aussi les foules sur les parvis des grands sanctuaires, dans les cimetières, sur les places publiques, aux halles, aux carrefours, sur les ponts, en tout lieu où le peuple se rassemble. Cette pastorale de masse est assurée essentiellement par les frères mendiants, dominicains, franciscains, carmes et augustins. C'est de leurs couvents que sortent les prophètes intrépides, les missionnaires adulés par les foules citadines, les rhéteurs doctes et élégants, les modestes colporteurs d'indulgences. Formés dans les écoles conventuelles et dans les facultés de théologie, ils ont en général une conscience très claire de leur tâche, péchant plus par excès que par défaut de pédagogie, mesurant leurs effets, s'adaptant à leur auditoires. Ils poursuivent avec une constance inlassable les mêmes objectifs : susciter un fort sentiment d'appartenance à l'Eglise, conforter la foi des fidèles, soumettre les corps à une ascèse implacable, faire la guerre au péché responsable de tous les malheurs, dénoncer les nouvelles formes d'enrichissement, célébrer la pauvreté, etc. L'efficacité de cette parole se trouve accrue par un usage pertinent des anecdotes édifiantes (exempla), par des références aux grands thèmes iconographiques de la piété flamboyante et par des relations étroites avec le théâtre sacré.
| Nombre de pages | 720 |
|---|---|
| Date de parution | 06/10/1988 |
| Poids | 1 060g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782204028479 |
|---|---|
| Titre | Le métier de prédicateur en France septentrionale à la fin du Moyen Age (1350-1520) |
| Auteur | Martin Hervé |
| Editeur | CERF |
| Largeur | 145 |
| Poids | 1060 |
| Date de parution | 19881006 |
| Nombre de pages | 720,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

MENTALITES MEDIEVALES. XIeme-XVeme siècle
Martin HervéCet ouvrage s'efforce d'abord de cerner la notion de mentalités et d'en montrer la pertinence, à condition de renouveler la problématique. Il examine ensuite trois voies d'approche prometteuses des représentations collectives médiévales : le quantitatif, la linguistique appliquée, la sémiologie de l'image. Trois chapitres sont consacrés à des catégories maîtresses : l'espace, le temps, l'analogie. Sans ignorer les aspects unanimistes de la Chrétienté médiévale, ce livre prend acte des difficultés de l'histoire globale et de l'impossibilité de rebâtir la cathédrale. Des développements substantiels sont consacrés aux mentalités des différentes couches sociales, des chevaliers aux marchands. Ces analyses constituent des jalons sur une voie qui conduit à la définition d'objets de plus en plus restreints. La biographie apporte désormais une contribution précieuse à l'histoire des mentalités, des individus d'exception comme Gerbert et Abélard s'arrachant au poids des modèles. La prise en compte des choix positifs de la société médiévale ne peut dispenser de l'examen de ses refus. Les mentalités se déclinent aussi au négatif, dans la condition subordonnée des femmes, dans l'exclusion imposée aux juifs, dans la haine de l'étranger et dans la méfiance nourrie envers les pauvres et les marginaux.EpuiséVOIR PRODUIT46,00 € -

Mentalités Médiévales II. Représentations collectives du XIème au XVème siècle
Martin HervéJ'ai choisi de prolonger la réflexion entreprise dans "Mentalités Médiévales I" sur les représentations collectives au Moyen Age, entre le XIe et le XVe siècle. J'ai sélectionné à cette fin cinq thèmes dont l'approche a été récemment renouvelée. Les groupes humains ont noué avec les lieux des rapports complexes et y ont apposé des strates de sens successives. Le corps n'a pas été à cette époque l'objet d'un mépris total; un sens discret, mais réel, de la beauté corporelle s'y manifeste. Le travail s'est arraché dès le XIIIe siècle à la malédiction initiale pesant sur labor, au profit de la célébration de l'oeuvre. Les représentations sociopolitiques ont donné à la royauté une place de plus en plus envahissante. Enfin le discours apocalyptique n'a pas servi seulement des causes religieuses. Ces cinq mises au point enchaînées sont suivies de considérations méthodologiques sur la façon d'exploiter les sources, sur les concepts estimés les plus féconds et sur les nouvelles voies à explorer.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,00 € -

la haute - garonne : encyclopédie illustrée
Martin HervéDépartement aux humeurs et aux paysages variés, la Haute-Garonne préserve avec soin une mémoire où se répondent petite et grande histoire, nature et patrimoine, culture et traditions, mais elle se projette aussi vers l'avenir en développant les recherches et technologies de demain. Cet accord intime, par moments difficile, entre l'homme et son histoire, son environnement, ses activités quotidiennes et ses ambitions, se reflète dans un art de vivre singulier qui séduit tous les visiteurs de la Haute-Garonne et y enracine profondément ses habitants. Adoptant la forme d'une encyclopédie très vivante et abondamment illustrée, cet ouvrage propose au lecteur de découvrir les divers terroirs de la Haute-Garonne, ainsi que les grands traits qui, depuis des siècles, dessinent son identité à travers 4 grandes parties: histoire, géographie physique et humaine, culture et patrimoine, modes de vie et traditions..EpuiséVOIR PRODUIT45,00 € -

Pérégrin d'Opole (vers 1260-vers 1330). Un prédicateur dominicain à l'apogée de la chrétienté médiév
Martin HervéLe frère prêcheur Pérégrin d'Opole, qui a passé l'essentiel de son existence dans les couvents de Raciborz et de Wroclaw, en Silésie, nous a laissé un recueil de 128 sermons en latin, rédigés pour l'essentiel entre 1297 et 1304. Ces allocutions "du temps et des saints", brèves et bien calibrées, destinées à servir de modèles à ses confrères dominicains et à l'ensemble du clergé, ont connu une diffusion européenne à la fin du Moyen Age. Elles constituent, avec la Légende dorée du dominicain génois Jacques de Voragine (mort en 1298), un bel exemple de la standardisation du discours religieux à la fin du XIIIe siècle, à des fins d'efficacité pastorale. Nourri de l'Ecriture Sainte, dont il excelle à extraire les différents sens, narrateur habile quoique peu original, Pérégrin d'Opole cherche à inculquer le modèle de christianisme issu du concile de Latran IV de 1215, dont les piliers sont la messe dominicale, la confession annuelle et la communion pascale. En dominicain attaché aux valeurs et aux idéaux de son ordre, il se pose en défenseur de l'orthodoxie catholique, face aux païens, aux infidèles, aux juifs et aux hérétiques. En vif contraste avec la grande majorité des clercs de son époque, il défend la cause des femmes et célèbre leurs mérites dans le domaine spirituel. Pour faire passer son message, Pérégrin d'Opole ménage à ses auditeurs et à ses lecteurs de précieuses échappées sur la vie quotidienne, la société, la justice et le champ politique. Il dresse ainsi, au fil de ses sermons, face à la cathédrale de pierre des architectes, une cathédrale mentale faite de citations bibliques, de variations allégoriques, de récits exemplaires et d'observations empiriques. Quoique moins grandiose, sa cosmovision supporte la comparaison avec "l'idéologie sociale complète" et la "mise en ordre générale de la société" échafaudées à la même époque par les dominicains et la cour angevine de Naples. Biographie de l'auteur Hervé Martin, professeur émérite d'histoire médiévale à l'université Rennes 2, a consacré l'essentiel de ses travaux à la prédication et aux mentalités du XIIe au XVe siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Conversions : le Texte dans la culture numérique. Une aventure pionnière (1968-2018)
Juste Yolande ; Poswick Réginald-FerdinandA la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER120,00 € -

La Bible de Jérusalem. Edition voyage bleue
COLLECTIFLa Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,00 € -

La Charte de Charité 1119-2019
Delaissé Eric2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 €
De la même catégorie
-

LA CITE DE DIEU. Volume 1, livres I à X
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,40 € -

La Cité de Dieu. Tome 2, Livre XI à XVII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 € -

LA CITE DE DIEU. Volume 3, livres XVIII à XXII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 € -

Chemin vers le baptême et la vie chrétienne. Parcours catéchuménal pour adultes, Livre de l'accompag
LA DIFFUSION CATECHIUn document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 €

