Pérégrin d'Opole (vers 1260-vers 1330). Un prédicateur dominicain à l'apogée de la chrétienté médiév
Martin Hervé
PU RENNES
16,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753506053
Le frère prêcheur Pérégrin d'Opole, qui a passé l'essentiel de son existence dans les couvents de Raciborz et de Wroclaw, en Silésie, nous a laissé un recueil de 128 sermons en latin, rédigés pour l'essentiel entre 1297 et 1304. Ces allocutions "du temps et des saints", brèves et bien calibrées, destinées à servir de modèles à ses confrères dominicains et à l'ensemble du clergé, ont connu une diffusion européenne à la fin du Moyen Age. Elles constituent, avec la Légende dorée du dominicain génois Jacques de Voragine (mort en 1298), un bel exemple de la standardisation du discours religieux à la fin du XIIIe siècle, à des fins d'efficacité pastorale. Nourri de l'Ecriture Sainte, dont il excelle à extraire les différents sens, narrateur habile quoique peu original, Pérégrin d'Opole cherche à inculquer le modèle de christianisme issu du concile de Latran IV de 1215, dont les piliers sont la messe dominicale, la confession annuelle et la communion pascale. En dominicain attaché aux valeurs et aux idéaux de son ordre, il se pose en défenseur de l'orthodoxie catholique, face aux païens, aux infidèles, aux juifs et aux hérétiques. En vif contraste avec la grande majorité des clercs de son époque, il défend la cause des femmes et célèbre leurs mérites dans le domaine spirituel. Pour faire passer son message, Pérégrin d'Opole ménage à ses auditeurs et à ses lecteurs de précieuses échappées sur la vie quotidienne, la société, la justice et le champ politique. Il dresse ainsi, au fil de ses sermons, face à la cathédrale de pierre des architectes, une cathédrale mentale faite de citations bibliques, de variations allégoriques, de récits exemplaires et d'observations empiriques. Quoique moins grandiose, sa cosmovision supporte la comparaison avec "l'idéologie sociale complète" et la "mise en ordre générale de la société" échafaudées à la même époque par les dominicains et la cour angevine de Naples. Biographie de l'auteur Hervé Martin, professeur émérite d'histoire médiévale à l'université Rennes 2, a consacré l'essentiel de ses travaux à la prédication et aux mentalités du XIIe au XVe siècle.
Nombre de pages
218
Date de parution
10/07/2008
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753506053
Titre
Pérégrin d'Opole (vers 1260-vers 1330). Un prédicateur dominicain à l'apogée de la chrétienté médiév
Auteur
Martin Hervé
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
420
Date de parution
20080710
Nombre de pages
218,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Cet ouvrage s'efforce d'abord de cerner la notion de mentalités et d'en montrer la pertinence, à condition de renouveler la problématique. Il examine ensuite trois voies d'approche prometteuses des représentations collectives médiévales : le quantitatif, la linguistique appliquée, la sémiologie de l'image. Trois chapitres sont consacrés à des catégories maîtresses : l'espace, le temps, l'analogie. Sans ignorer les aspects unanimistes de la Chrétienté médiévale, ce livre prend acte des difficultés de l'histoire globale et de l'impossibilité de rebâtir la cathédrale. Des développements substantiels sont consacrés aux mentalités des différentes couches sociales, des chevaliers aux marchands. Ces analyses constituent des jalons sur une voie qui conduit à la définition d'objets de plus en plus restreints. La biographie apporte désormais une contribution précieuse à l'histoire des mentalités, des individus d'exception comme Gerbert et Abélard s'arrachant au poids des modèles. La prise en compte des choix positifs de la société médiévale ne peut dispenser de l'examen de ses refus. Les mentalités se déclinent aussi au négatif, dans la condition subordonnée des femmes, dans l'exclusion imposée aux juifs, dans la haine de l'étranger et dans la méfiance nourrie envers les pauvres et les marginaux.
J'ai choisi de prolonger la réflexion entreprise dans "Mentalités Médiévales I" sur les représentations collectives au Moyen Age, entre le XIe et le XVe siècle. J'ai sélectionné à cette fin cinq thèmes dont l'approche a été récemment renouvelée. Les groupes humains ont noué avec les lieux des rapports complexes et y ont apposé des strates de sens successives. Le corps n'a pas été à cette époque l'objet d'un mépris total; un sens discret, mais réel, de la beauté corporelle s'y manifeste. Le travail s'est arraché dès le XIIIe siècle à la malédiction initiale pesant sur labor, au profit de la célébration de l'oeuvre. Les représentations sociopolitiques ont donné à la royauté une place de plus en plus envahissante. Enfin le discours apocalyptique n'a pas servi seulement des causes religieuses. Ces cinq mises au point enchaînées sont suivies de considérations méthodologiques sur la façon d'exploiter les sources, sur les concepts estimés les plus féconds et sur les nouvelles voies à explorer.
Département aux humeurs et aux paysages variés, la Haute-Garonne préserve avec soin une mémoire où se répondent petite et grande histoire, nature et patrimoine, culture et traditions, mais elle se projette aussi vers l?avenir en développant les recherches et technologies de demain. Cet accord intime, par moments difficile, entre l?homme et son histoire, son environnement, ses activités quotidiennes et ses ambitions, se reflète dans un art de vivre singulier qui séduit tous les visiteurs de la Haute-Garonne et y enracine profondément ses habitants. Adoptant la forme d?une encyclopédie très vivante et abondamment illustrée, cet ouvrage propose au lecteur de découvrir les divers terroirs de la Haute-Garonne, ainsi que les grands traits qui, depuis des siècles, dessinent son identité à travers 4 grandes parties: histoire, géographie physique et humaine, culture et patrimoine, modes de vie et traditions..
Here is the only comprehensive guide to contemporary architecture in Paris, from the scrolls of Art nouveau to the Musée des Arts premiers. Enthusiasts, who want to "learn to decipher" modern architecture, will appreciate the 18 guided walks, commentated by the architects themselves. Professionals will find it very useful, with its descriptions of more than 1 500 buildings and 1 000 architects, featuring over 400 photos, layout drawings and sketches, and two indexes (with entries by names and by streets). For the first time, the guide devotes a whole chapter to 50 of the most beautiful Paris buildings vuilt in the 20th century and destroyed over the past 50 years. Des volutes de l'Art nouveau au musée des Arts premiers, le seul guide exhaustif de l'architecture parisienne contemporaine. Pour l'amateur qui veut " apprendre à lire " l'architecture moderne, 18 promenades commentées par les architectes eux-mêmes. Et pour le professionnel, un indispensable instrument de travail, avec près de 1 500 constructions et 1 000 architectes recensés, plus de 400 photos, plans et croquis, et deux index (par nom et par rue). Nouveauté : un chapitre entier consacré à 50 des plus belles constructions parisiennes du XXème siècle qui ont été détruites : depuis 50 ans.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.