L'air de rien (hantologie) réunit des textes écrits lors du projet « Ces présences invisibles : hantise et soin » qui s'est déroulé entre décembre et juillet 2025 au sein du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bordeaux où patients et patientes, soignants et soignantes vivent quotidiennement des expériences intenses, des ?épreuves? selon Claire Marin. C'est auprès des personnels soignants et administratifs que l'auteur Thibault Marthouret est intervenu lors d'une série d'ateliers d'écriture qu'il a conçus autour des notions de « hantise » et de « fantôme ». Ces termes sont à entendre ici dans la pluralité de leurs acceptions : patients dont le souvenir hante les soignants, expériences délicates qui restent en mémoire, deuils difficiles voire impossibles, mais aussi épuisement qui peut amener les personnels éreintés à n'être plus que l'ombre d'eux-mêmes, à hanter les couloirs, voire à disparaître dans l'institution. En complément de ce ?devenir-fantôme?, c'est aussi ce qui reste attaché, amarré aux lieux de soin, ce qui refuse de céder la place, de s'évaporer, qui a fait partie du champ d'étude des ateliers proposés par l'auteur. Les textes de Thibault Marthouret relient et fournissent un cadre aux voix des participants et participantes aux ateliers. L'auteur interroge la nature et la fonction des fantômes de manière poétique. Il tente de donner corps à ces évanescences et de questionner leur importance dans des situations tantôt intimes, tantôt sociales.
Nombre de pages
96
Date de parution
04/09/2026
Poids
280g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782385192969
Auteur
Marthouret Thibault
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Date de parution
20260904
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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C'est lors d'un séjour à la Factorie - Maison de Poésie de Normandie en décembre 2022 que débute l'écriture de "Seuls les oeufs durs résisteront". Le paysage singulier de l'Ile du Roi à Val-de-Reuil, bande de terre située au milieu de l'Eure, en face du centre de détention d'une ville créée ex-nihilo dans les années 1970 par l'Atelier de Montrouge, a inspiré ce livre qui explore les espaces liminaux, aussi bien physiques qu'identitaires. La ville et ses codes y trouvent leur envers, l'île, une île au milieu d'une rivière, une île près d'un lac qui est un étang, une île où l'on ne tranche pas. A la ville il y a il, il y a elle. Sur l'île, il y a elle et il et le sauvage, l'autre en soi, de chair, de souvenirs, l'autre que l'on repousse, que l'on ne sait pas accepter ou qui prend le contrôle, l'autre que l'on espère quand on perd le contrôle. Une voix naît de ce va-et-vient. La parole poétique laisse divaguer les multitudes et une seule chose est sûre : seuls les oeufs durs résisteront, dont voici un extrait : '' Plein comme un oeuf on dit plein comme un oeuf et pas serre? comme des oeufs parce que les oeufs ne sont pas serre?s pas particulie?rement serre?s les oeufs sont moins serre?s que les sardines dans leur boi?te me?tallique les oeufs eux sont a? l'aise les oeufs jouissent d'espace dans leur boi?te en pulpe de papier dans leur carton recycle? chacun son alve?ole de moine ou moniale sa cellule molletonne?e a? dire vrai les oeufs sont plus fragiles que les sardines sont moins serre?s que les poussins broye?s en batterie que les poules et poulets mal e?leve?s les oeufs sont pre?cieux les oeufs sont une denre?e les oeufs sont dans la recette des petits macarons colore?s les oeufs fre?quentent des aro?mes nobles comme la rose la framboise le yuzu le litchi le chocolat pa?tissier d'artisans chocolatiers le blanc des oeufs se monte en neige les oeufs sont une force de la nature ils ont de l'espace a? l'exte?rieur de l'espace a? l'inte?rieur qu'on appelle le vide le vide est dans les oeufs (un peu) le vide est dans la recette des oeufs (un peu) pour faire des oeufs ajoutez a? l'appareil une pince?e de vide les oeufs s'effondrent parfois sur eux-me?mes parce qu'ils prennent tre?s au se?rieux leur de?veloppement personnel ils laissent de la place a? leur e?panouissement de la place au de?ploiement de leur for inte?rieur les oeufs allient maturation et maturite? affirmation et fe?brilite? ils savent que seuls ceux qui osent la fragilite? connaissent la force et la sagesse plein comme un oeuf plein comme un oeuf dit-on sans pre?caution sans pre?cision alors que les oeufs ont tant a? nous apprendre tant a? nous enseigner sur l'art et la manie?re de respecter nos identite?s multiples du jaune a? l'orange sur l'art et la manie?re d'accepter nos nuances de viscosite? nos degre?s de transparence e?quilibre? comme un oeuf philosophe comme un oeuf heureux comme un oeuf mais plein ? comme une enclume / oui comme une rame de tram avant neuf heures du matin / oui comme un saucisson cuit / oui comme un oeuf / non alors on durcit pour avoir raison les hommes durcissent souvent pour avoir raison nous durcissons pour avoir raison nous durcissons les oeufs (entre autres) pour avoir raison au nom du " plein comme un oeuf " on les plonge dans l'eau bouillante et on e?coute la coquille buter contre l'inox on e?coute les bulles nous donner raison la que?te de sens qui durcit qui se fige le for inte?rieur qui se comble le vide qui meurt les identite?s qui raidissent et se perdent dans la matie?re la force qui s'aba?tardit le couronnement du solide plein comme un oeuf dit-on plein comme un oeuf dur devrait-on dire car les oeufs avant la cuisson ne sont pas plus pleins que les hommes ils sont assez semblables aux hommes mais ils pourrissent de l'inte?rieur et les hommes dans les deux sens ''
365 portraits d'un " Demain " caractérisé comme un personnage, qui interrogent notre rapport au temps, à la mortalité, mais également nos ressources, nos élans. Deux principes structurent l'ensemble : le caractère sériel de portraits à l'écriture condensée, quoique de longueur variable, et l'anaphore déployée à l'échelle du recueil dont chaque poème débute par le vers " Portrait de Demain... ". Entre calendrier de l'Avent dévoyé et anti-horloge de l'apocalypse, les niveaux de subjectivité se mêlent pour insuffler de l'énergie à l'ensemble. Une énergie destinée aux lecteur.rices afin qu'iels se sentent inspiré.es pour créer ce " +1 ", ce Demain qui n'est pas contenu dans le livre.
Ernest et Célestine se promènent dans un champ lorsqu'ils découvrent un oeuf. Et lorsque l'oeuf se fendille, ils font la connaissance de Bibi, une adorable oie sauvage qui les adopte immédiatement : " Bibi ? Bibi ! ". Ernest et Célestine découvrent les petites et grandes joies d'avoir un bébé à la maison... un bébé qui, de plus, est doté d'un sacré caractère... Les albums issus de la série animée d'Ernest et Célestine : des décors magnifiques, des personnages ravissants, une immense tendresse et la part belle donnée à la relation grand-petit qui unit un gros ours généreux à une petite souris aussi coquine que craquante.
Un avion décolle : à son bord, une grande violoniste et le plus célèbre boxeur du XX° siècle effectuent sans le savoir leur dernier voyage. Une adolescente soupire devant une conseillère d'orientation vite désemparée quand les réponses n'entrent pas dans les cases de son questionnaire. Une vieille dame rescapée de la canicule parle de son passé à une journaliste. Un homme trouve refuge sur une colonne abandonnée. Parfois cocasses, toujours émouvants, les situations et les personnages forment un kaléidoscope dont chaque fragment éclaire un pan de notre nature humaine.
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