Giuseppe Verdi (1813-1901) : « La Force d'un Destin »
Lhopiteau-Dorfeuille Michèle
BORD DE L EAU
20,00 €
Prévente
Sortie prévue le 4 septembre 2026
EAN :9782385192921
Premier musicien italien d'envergure à rompre la malédiction qui avait poussé dès le XVIIe siècle ses compatriotes à émigrer à Vienne, à Paris, à Londres, à Madrid et jusqu'à St Pétersbourg, en quête de pain et de reconnaissance, Giuseppe Verdi vécut, mourut et connut la plus universelle des gloires en restant au pays, sa maison natale devenant « Monument National ». Il fut aussi le premier à braver la censure de l'occupant autrichien, tout en étant témoin - et largement inspirateur - de ces insurrections qui, au terme d'années de lutte et de souffrances, devaient rendre à la nation italienne trop longtemps niée sa fierté et son indépendance. Enfin Giuseppe Verdi eut de nombreuses casquettes : compositeur d'opéras, député puis sénateur, grand propriétaire terrien, mécène et philanthrope. Et la contradiction ne lui fit jamais peur : ce républicain convaincu se mit finalement au service d'une monarchie vue avec raison comme unificatrice. Ce libre-penseur et cet anticlérical affiché a laissé en outre l'un des plus beaux « Requiem » du répertoire. Mais un compositeur n'existe que par sa musique : les 143 QR Codes que renferme ce livre vont donc vous permettre de savourer, et parfois de découvrir, ses plus belles pages commentées et replacées dans leur contexte.
Nombre de pages
192
Date de parution
04/09/2026
Poids
380g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782385192921
Auteur
Lhopiteau-Dorfeuille Michèle
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
150
Date de parution
20260904
Nombre de pages
192,00 €
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Entendre ou écouter : c'est dans ce passage d'un mot à un autre que se glisse le précieux guide de Michèle Lhopiteauâ- Parce que ce guide est un modèle de clarté, un modèle de pédagogie. Les trésors musicaux de chaque époque y sont clairement décrits, les tableaux récapitulatifs permettent de fixer les connaissances de base, et surtout les exemples musicaux sont choisis et commentés avec une justesse si remarquable qu'on a le sentiment de l'évidence. Si vous croyez encore que la musique classique vous restera à tout jamais impénétrable, ce guide est pour vous : vous serez prêt à écouter en connaissance de cause ces oeuvres multiples, qu'à travers les siècles les compositeurs ont créées pour célébrer la Beauté et les beautés du monde, pour exprimer les craintes, les angoisses et les joies, pour raconter les vibrations qui nous ont faits et nous font ce que nous sommes -- puisque la Musique n'est qu'un reflet de la Vie.
Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, musicologue et chef de choeur - inconditionnelle de la musique de Mozart, a décidé de faire abstraction à la fois du film Amadeus et de tout ce qu'elle avait pu lire pendant et depuis ses études au Conservatoire de Bordeaux, afin d'effectuer un indispensable retour aux sources en s'immergeant dans les sept tomes de la correspondance complète de la famille Mozart, traduite en français par Geneviève Geffray, l'actuelle conservatrice de la bibliothèque du Mozarteum de Salzbourg. Elle a, au fil des mois et des pages, découvert un compositeur beaucoup plus mûr, beaucoup plus drôle, beaucoup plus "moderne", en fait, que l'image - d'"éternel enfant" un peu niais - qui en est trop souvent véhiculée. En citant de nombreux et larges extraits des lettres de Wolfgang et de son père, elle a tenu à mettre le lecteur en prise directe avec les personnages - en s'efforçant de faire le moins possible écran entre eux et lui. Par sa lecture profondément humaine et empathique des relations entre Mozart et les siens, Michèle Lhopiteau-Dorfeuille a su nous faire oublier son long et minutieux travail de recherche et de synthèse pour nous faire comprendre et aimer le personnage qu'elle nous présente sous divers éclairages: sa condition de musicien sous l'Ancien Régime, son "enfance prodige", ses relations avec les femmes, son rapport à la mort... Ses recherches ont même amené l'auteur à comprendre, à sa grande surprise car elle croyait l'affaire classée depuis longtemps, de quoi et pourquoi Mozart, qui n'a jamais été jeté à la fosse commune!, était mort à presque 36 ans... à un moment de sa vie où son immense talent était enfin reconnu, et où tout lui souriait. Au cours de cette minutieuse enquête, Michèle Lhopiteau-Dorfeuille fit une autre découverte: les premières notes et le rythme de La Marseillaise, dont seules les paroles sont de Rouget de Lisle, proviennent, en toute connaissance de cause, d'un concerto de Mozart! La bande-son de 120 minutes qui accompagne ce livre, juxtaposant des oeuvres très connues à d'autres rarement jouées mais replacées dans leur contexte, permettra à chacun d'apprécier la chance que nous avons, à notre époque, de pouvoir savourer à volonté la musique de Wolfgang Amadeo Mozart.
Le chant choral aura été le fil conducteur de la vie de l'auteur. Il en faut absolument un quand, tous les trois ou quatre ans en moyenne, il faut changer de pays, de maison et toujours d'amis ; quand on passe du français à l'anglais ou à l'espagnol, et que l'on doit sans cesse trouver de nouveaux repères et intégrer de nouveaux codes. Les différents choeurs que Michèle Lhopiteau-Dorfeuille a dirigés lui ont également permis de vivre des "chocs de culture", qu'elle relate dans cet ouvrage au style alerte mais toujours plein d'empathie. Ce florilège de moments exceptionnels vécus aux quatre coins de la planète - généralement cocasses nais hélas parfois tragiques - est pourtant plus qu'un chapelet d'anecdotes : il se veut un manifeste pour le chant choral amateur. Car quelle autre activité collective a évacué la notion même de compétition entre ceux qui la pratiquent, et pousse ses membres les plus compétents à se mettre spontanément au service des moins aguerris ? Pour l'objectif que tous se sont fixé : donner les plus beaux concerts possibles. Car comme disait César Geoffray, fondateur dans l'immédiate après-guerre du mouvement "A Coeur Joie" : "Autour d'un diapason, on ne discute pas, on s'accorde."
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...