Penser entre les lignes. Philologie et philosophie au Quattrocento
Mariani Zini Fosca
PU SEPTENTRION
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EAN :9782859396251
Ces études soulignent le caractère novateur, dans la pensée du Quattrocento, de la philologie, en tant qu'art de la critique et de l'interprétation des ?uvres. La philologie se traduit par un retour réfléchi aux sources, entrepris dans une perspective que l'on peut déjà qualifier d'" historique " : la tradition cesse d'être le lieu d'une autorité incontestable pour devenir l'objet d'un examen critique. Les humanistes sont ainsi, par le biais de la philologie, les premiers véritables historiens de la philosophie : plus que des thèses immuables, les différents mouvements de pensée lèguent des problèmes et des objets de controverse. Ainsi, être " platonicien " ou " aristotélicien " ne signifie pas adhérer inconditionnellement à une "école" ou à une "secte", mais s'insérer dans une tradition de pensée où la restitution et l'interprétation de ses ?uvres vont de pair avec l'autonomie du jugement critique et le renouvellement de la réflexion. Le livre comporte trois sections : "Savoir lire", où E. Kessler, M. Bollack et A. Grafton examinent les modalités de lecture d'humanistes tels que B. Guarino, M. Marulle et J. Pic de la Mirandole ; "Les controverses philosophiques", où J. Hankins, J. Kraye, E. Rudolph et Ch.S. Celenza analysent l'originalité des opérations d'interprétation, de démontage et de remontage de certains problèmes philosophiques chez L. Bruni, A. Politien et en particulier chez M. Ficin ; "Lorenzo Valla, philologue et philosophe", où J. Monfasani, S.I. Camporeale et F. Mariani Zini examinent le caractère exemplaire du projet de l'humaniste romain.
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Nombre de pages
340
Date de parution
28/03/2001
Poids
557g
Largeur
160mm
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EAN
9782859396251
Titre
Penser entre les lignes. Philologie et philosophie au Quattrocento
Auteur
Mariani Zini Fosca
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
557
Date de parution
20010328
Nombre de pages
340,00 €
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Contre l'historiographie dominante, qui réduit le Décaméron à un projet poétique en langue vernaculaire, marqué par le principe de plaisir, ou à l'expression d'un parcours chrétien du vice à la vertu, cet essai propose une interprétation philosophique de l'oeuvre de Boccace. Ses nouvelles sont une " expérience de pensée " sur les conséquences extrêmes, voire l'échec, de l'introduction de l'utilité, de l'intérêt et de l'amour-propre dans l'éthique. L'économie des passions, le calcul entre le dû et le don, la recherche d'un surcroît minent la morale de la " grande âme ", caractérisée par la générosité et la magnificence. Contre cette logique, Boccace oppose le désintéressement et la désappropriation de soi des personnages des derniers récits. Son interprétation se caractérise par l'interrogation sur la vertu, empruntée à Cicéron et à Sénèque, mais reprise par les milieux laïques des cours italiennes, qui a revendiqué la place des biens secondaires (comme la renommée, le pouvoir ou la richesse) dans la réalisation de la sagesse et de la félicité. Cette approche philosophique, qui lie étroitement la réflexion morale à la forme poétique de la nouvelle, est inédite, et non seulement en France. Elle comble également un vide, puisque les deux autres grands poètes du XIVe siècle italien, Dante et Pétrarque, ont été récemment réintégrés dans l'histoire de la philosophie médiévale.
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La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
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