Ce manuel d'introduction aux relations internationales se veut un ouvrage de synthèse qui entend faire le point, en un nombre limité de pages, sur les différentes dimensions de la discipline. Sont successivement abordés les grands domaines des relations internationales que sont les théories, les acteurs, le système international et la politique étrangère. Tout en présentant les auteurs incontournables - anciens et actuels -, les rails saillants et les principales problématiques, l'ouvrage repose sur un double axe: l'irruption des sociétés et la prise en compte des mondes non occidentaux. Longtemps considéré comme acteur exclusif des relations internationales, l'Etat voit son monopole remis en cause, même s'il convient de remarquer que son rôle demeure important sur la scène internationale. L'irruption des sociétés se vérifie à travers l'influence croissante de nombre d'acteurs non gouvernementaux dont la diversité est remarquable: firmes transnationales, organisations non gouvernementales, individus. Mais aussi mafias, terroristes, mercenaires. L'analyse de la politique internationale passe dorénavant par la prise en compte de tous les acteurs et par l'étude de leurs interactions. L'attention portée aux pays du Sud repose autant sur elle que sur un constat: les manuels de relations internationales leur accordent généralement une place marginale. Plus largement. la discipline elle-même reste profondément marquée par ses origines européenne et nord-américaine. A l'évidence, cette situation est appelée à changer. Il suffit de mesurer l'espace dorénavant occupé par certaines puissances émergentes dans notre monde globalisé. Nul doute que cette prise en compte de nouveaux horizons invite à terme à une relecture des relations internationales
Nombre de pages
224
Date de parution
01/03/2008
Poids
370g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845869745
Auteur
Marchesin Philippe
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20080301
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Située au centre de l'Europe, la Biélorussie apparaît comme un payscarrefour qui, tout au long des siècles, a vu se croiser plusieurs influences, notamment russe, polonaise ou lituanienne. Pendant presque toute son histoire, ce territoire n'a pas existé en tant qu'Etat distinct mais comme une partie d'ensembles plus vastes: la Ruthénie de Kiev, le Grand-Duché de Lituanie, l'Etat polono-lituanien, l'Empire russe, enfin l'Union soviétique. En 1991, à la suite de l'implosion de l'URSS, la Biélorussie devient un Etat indépendant. L'héritage multiple reste cependant présent. Fort logiquement, la dernière empreinte, celle de la période soviétique, demeure la plus forte. Il suffit de se promener dans les rues de Minsk pour le vérifier: la place d'Octobre jouxte la rue Lénine laquelle côtoie la rue de la Révolution... Au-delà de la toponymie urbaine, la prégnance de l'influence soviétique se vérifie aussi bien dans les activités quotidiennes qu'à travers les institutions. La Biélorussie apparaît ainsi à bien des égards comme un Etat néo-soviétique dans un monde postcommuniste, même si elle n'est pas pour autant fossilisée depuis la disparition de l'URSS. Le pays change également. Même lentement, il se transforme au fil des ans. La spécificité de la Biélorussie ne saurait toutefois se résumer à sa qualité de "musée politique". Ce pays est également un remarquable conservatoire de la nature, une terre de forêts profondes, baignée par de nombreuses rivières et plus de dix mille lacs qui en font, à l'image de sa population d'environ dix millions d'âmes, la "Biélorussie aux yeux bleus". La richesse de la nature, dont atteste le fameux parc naturel de Biélovejskaïa Puscha, dernière forêt primaire d'Europe, ne saurait occulter celle du patrimoine culturel. Eglises et châteaux témoignent des influences multiples du passé. Cet ouvrage se veut une synthèse claire et vivante, nourrie d'observations de terrain. Tout en s'attachant à présenter la Biélorussie contemporaine, l'auteur puise dans le passé pour mieux comprendre les comportements actuels. Son approche pluridisciplinaire vise à mieux faire connaître un pays atypique et peu fréquenté mais qui mérite que l'on aille à sa rencontre.
Ce livre explique la dérive de la politique de coopération, ou aide publique au développement, une politique publique théoriquement basée sur le couple solidarité/intérêt. L'auteur montre comment celles et ceux qui la conçoivent n'ont cessé de marginaliser la première dimension au profit de la seconde. L'ouvrage va plus loin en remettant en cause la définition convenue de l'aide publique au développement. L'aide n'est pas qu'un flux unidirectionnel d'un donateur vers un receveur mais un échange. Elle n'est accordée qu'en contrepartie de divers avantages. Il convient donc de décentrer le regard habituel en s'intéressant autant, sinon plus, à ce que le donateur reçoit qu'à ce qu'il octroie. Nourries de nombreuses archives et de plus de 1 000 entretiens, les thèses défendues dans ce livre sont illustrées par ceux-là même qui font l'aide, l'auteur se contentant de leur donner la parole, le plus souvent sous couvert d'anonymat. Au total, c'est à un renouvellement de la formulation et de la pratique de la coopération que sont conviés ses décideurs.
Le titre de ce livre renvoie à la loi du même nom, consacrée à l'aide publique au développement, adoptée par le Parlement français le 4 août 2021. La politique publique d'aide au développement, vieille de plusieurs décennies, n'a jamais été autant d'actualité : elle peut jouer un rôle majeur pour enclencher un développement vertueux permettant de faire obstacle aux pires convulsions mondiales, dont le risque est plus que jamais présent. Cet ouvrage dresse d'abord un bilan de l'aide publique au développement de la France qui a valeur de modèle, jusqu'au quinquennat de François Hollande. Il fait ensuite l'inventaire des actions menées depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017. Enfin, il formule un certain nombre de propositions consistant à réformer cette politique.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.