Située au centre de l'Europe, la Biélorussie apparaît comme un payscarrefour qui, tout au long des siècles, a vu se croiser plusieurs influences, notamment russe, polonaise ou lituanienne. Pendant presque toute son histoire, ce territoire n'a pas existé en tant qu'Etat distinct mais comme une partie d'ensembles plus vastes: la Ruthénie de Kiev, le Grand-Duché de Lituanie, l'Etat polono-lituanien, l'Empire russe, enfin l'Union soviétique. En 1991, à la suite de l'implosion de l'URSS, la Biélorussie devient un Etat indépendant. L'héritage multiple reste cependant présent. Fort logiquement, la dernière empreinte, celle de la période soviétique, demeure la plus forte. Il suffit de se promener dans les rues de Minsk pour le vérifier: la place d'Octobre jouxte la rue Lénine laquelle côtoie la rue de la Révolution... Au-delà de la toponymie urbaine, la prégnance de l'influence soviétique se vérifie aussi bien dans les activités quotidiennes qu'à travers les institutions. La Biélorussie apparaît ainsi à bien des égards comme un Etat néo-soviétique dans un monde postcommuniste, même si elle n'est pas pour autant fossilisée depuis la disparition de l'URSS. Le pays change également. Même lentement, il se transforme au fil des ans. La spécificité de la Biélorussie ne saurait toutefois se résumer à sa qualité de "musée politique". Ce pays est également un remarquable conservatoire de la nature, une terre de forêts profondes, baignée par de nombreuses rivières et plus de dix mille lacs qui en font, à l'image de sa population d'environ dix millions d'âmes, la "Biélorussie aux yeux bleus". La richesse de la nature, dont atteste le fameux parc naturel de Biélovejskaïa Puscha, dernière forêt primaire d'Europe, ne saurait occulter celle du patrimoine culturel. Eglises et châteaux témoignent des influences multiples du passé. Cet ouvrage se veut une synthèse claire et vivante, nourrie d'observations de terrain. Tout en s'attachant à présenter la Biélorussie contemporaine, l'auteur puise dans le passé pour mieux comprendre les comportements actuels. Son approche pluridisciplinaire vise à mieux faire connaître un pays atypique et peu fréquenté mais qui mérite que l'on aille à sa rencontre.
Nombre de pages
160
Date de parution
01/11/2006
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845868113
Auteur
Marchesin Philippe
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20061101
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce manuel d'introduction aux relations internationales se veut un ouvrage de synthèse qui entend faire le point, en un nombre limité de pages, sur les différentes dimensions de la discipline. Sont successivement abordés les grands domaines des relations internationales que sont les théories, les acteurs, le système international et la politique étrangère. Tout en présentant les auteurs incontournables - anciens et actuels -, les rails saillants et les principales problématiques, l'ouvrage repose sur un double axe: l'irruption des sociétés et la prise en compte des mondes non occidentaux. Longtemps considéré comme acteur exclusif des relations internationales, l'Etat voit son monopole remis en cause, même s'il convient de remarquer que son rôle demeure important sur la scène internationale. L'irruption des sociétés se vérifie à travers l'influence croissante de nombre d'acteurs non gouvernementaux dont la diversité est remarquable: firmes transnationales, organisations non gouvernementales, individus. Mais aussi mafias, terroristes, mercenaires. L'analyse de la politique internationale passe dorénavant par la prise en compte de tous les acteurs et par l'étude de leurs interactions. L'attention portée aux pays du Sud repose autant sur elle que sur un constat: les manuels de relations internationales leur accordent généralement une place marginale. Plus largement. la discipline elle-même reste profondément marquée par ses origines européenne et nord-américaine. A l'évidence, cette situation est appelée à changer. Il suffit de mesurer l'espace dorénavant occupé par certaines puissances émergentes dans notre monde globalisé. Nul doute que cette prise en compte de nouveaux horizons invite à terme à une relecture des relations internationales
Ce livre explique la dérive de la politique de coopération, ou aide publique au développement, une politique publique théoriquement basée sur le couple solidarité/intérêt. L'auteur montre comment celles et ceux qui la conçoivent n'ont cessé de marginaliser la première dimension au profit de la seconde. L'ouvrage va plus loin en remettant en cause la définition convenue de l'aide publique au développement. L'aide n'est pas qu'un flux unidirectionnel d'un donateur vers un receveur mais un échange. Elle n'est accordée qu'en contrepartie de divers avantages. Il convient donc de décentrer le regard habituel en s'intéressant autant, sinon plus, à ce que le donateur reçoit qu'à ce qu'il octroie. Nourries de nombreuses archives et de plus de 1 000 entretiens, les thèses défendues dans ce livre sont illustrées par ceux-là même qui font l'aide, l'auteur se contentant de leur donner la parole, le plus souvent sous couvert d'anonymat. Au total, c'est à un renouvellement de la formulation et de la pratique de la coopération que sont conviés ses décideurs.
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