Revue Française d'Etudes Américaines N° 149, 4e trimestre 2016 : Mouvement, enracinement, fixité. Te
Marche Guillaume ; Vallas Sophie
PUF
25,00 €
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EAN :9782701198774
Une propension à être en mouvement, à aller de l'avant, plus loin : voilà autant d'images, en partie stéréotypées, du rêve américain auxquelles souvent les Américains eux-mêmes aiment s'identifier. Mais la construction nationale des Etats-Unis, fondée sur la migration, la colonisation aux dépens des autochtones et le déplacement forcé d'esclaves, donne une place cruciale à l'enracinement. Cette dialectique se perçoit dans l'expérience des groupes ethnoraciaux d'origine migratoire ou diasporique, dans les pratiques vernaculaires et les représentations de la culture populaire, dans le rapport symbolique, foncier et littéraire des Amérindiens aux réserves, ou dans l'exode des Africains-Américains fuyant l'esclavage ou explorant l'Europe et l'Afrique. Elle alimente la production d'oeuvres novatrices et modernes, fondement du projet littéraire américain depuis ses origines ? et ce, jusqu'au fantasme du retour dans certaines oeuvres postrévolutionnaires ou contemporaines et à l'enracinement qui caractérise la Renaissance américaine. De la mémoire de l'exil à l'expérience du territoire, la littérature et les arts américains oscillent donc entre dérive et ancrage. Et si la fixité institutionnelle ou politique s'illustre dans la résistance aux changements sociétaux, certains mouvements sociaux renouvellent constamment les modalités et les finalités de leur action, de même que se réinventent en permanence les formes d'expression littéraire ou artistique, ainsi que le rapport de la culture ou des musiques populaires au folklore et à la tradition. Les articles rassemblés ici abordent l'exil et la quête d'émancipation, la fixité et la malléabilité des identités collectives, la spoliation et l'appropriation territoriales et identitaires, l'ancrage dans l'espace et l'irréversibilité du déracinement.
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Nombre de pages
256
Date de parution
19/06/2017
Poids
414g
Largeur
160mm
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EAN
9782701198774
Titre
Revue Française d'Etudes Américaines N° 149, 4e trimestre 2016 : Mouvement, enracinement, fixité. Te
Auteur
Marche Guillaume ; Vallas Sophie
Editeur
PUF
Largeur
160
Poids
414
Date de parution
20170619
Nombre de pages
256,00 €
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Avec une préface de Michel Wieviorka, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Dès les années 1960, les mobilisations homosexuelles ont acquis une visibilité considérable, au point que l'une de leurs principales revendications, l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, a enfin été satisfaite dans plusieurs pays. Ce qui ne signifie pas pour autant la pleine reconnaissance des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres. Mais qu'en est-il aujourd'hui du coeur des revendications initiales - la sexualité - dans le mouvement LGBT ? Aux Etats-Unis, depuis les années 1990, la reconnaissance politique des questions portées par les militant.e.s s'est traduite par une professionnalisation du mouvement et non par une mobilisation plus forte de la base. Et l'institutionnalisation de la militance LGBT a coïncidé avec la disparition de la revendication sexuelle. L'étude des dynamiques de mobilisation et de démobilisation proposée ici montre que la place plus ou moins importante de la sexualité dans les objectifs et les formes d'action joue un rôle déterminant dans l'implication des acteurs sociaux.
Le processus de sécularisation entamé depuis l?époque moderne a, selon des modalités d?une extrême variété, transformé le rapport au religieux, comme les frontières du religieux. Flexibilité, malléabilité, perméabilité : loin de rompre, dénouer ou clarifier les rapports entre religieux et politique, la sécularisation ne tendrait-elle pas à les complexifier, voire à les resserrer ? N?aurait-elle pas pour effet de brouiller les frontières entre les deux sphères ? Ce volume collectif prend à rebours les approches centrées sur le déplacement du politique au religieux (le politique allant chercher le religieux) : en se penchant sur le mouvement qui va du religieux au politique, et donc sur l?immixtion du politique dans le religieux, les auteurs rendent compte à la fois de l?autonomie des deux sphères et de leur imbrication. Cet ouvrage porte sur quatre pays de l?espace anglophone, historiquement marqués par le protestantisme : les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, la République d?Irlande et le Royaume-Uni. Loin de vouloir essentialiser le monde anglophone comme un contre-modèle de la "laïcité à la française", cet ouvrage s?appuie sur la diversité des modèles institutionnels et culturels pour élargir la compréhension des dynamiques politicoreligieuses qui prennent forme dans notre âge séculier. Les auteurs montrent que le religieux participe à sa propre sécularisation en se désacralisant et que si le politique sécularisé peut se passer du religieux, le religieux, lui, ne semble pouvoir renoncer au politique.
Résumé : La chose sexuelle est un rhizome qui se glisse dans toutes les fissures de la société. Pas une institution n'est épargnée par cette chose protéiforme, que l'on a encore du mal à définir et que l'on réduit souvent à un binarisme qui occulte son ontologie plurielle. La chose sexuelle c'est la pratique des sexualités, mais c'est aussi son impact culturel. Les normes érigées pour en contrôler la définition et les pratiques ont toutefois été ébranlées par la mobilisation de nombreux groupes, qui ont ainsi redéfini la démocratie. Cet ouvrage explore les mutations de la question sexuelle dans les contextes caribéen et états-unien. De la circulation globalisée des modèles identitaires LGBTQ aux nouvelles formes de visibilité queer de la diaspora guadeloupéenne, et des séries télévisées comme outils d'affirmation identitaire des femmes africaine-américaines à la déconstruction des stéréotypes de genre dans l'enseignement public en Martinique, les auteur ? rices montrent que la chose sexuelle reste toujours l'objet de redéfinitions et de resignifications.
Vous êtes inscrit en Première Année Commune aux Etudes de Santé (L1 Santé/PACES) ? Pour réussir cette année de préparation aux concours Médecine, Pharmarcie, Dentaire (Odontologie) et Sage-femme (Maïeutique), vous devez maîtriser parfaitement le programme du lycée. Cet ouvrage vous aide à réviser les connaissances nécessaires à l'entrée en L1 Santé/PACES et ainsi à bien démarrer cette année de concours. Un cours qui propose une synthèse des savoirs du lycée nécessaires en Première année Santé : Toutes les notions requises présentées sous forme de questions-réponses, les définitions et formules essentielles, des illustrations pour bien comprendre, des tests de connaissances (QCM...) pour évaluer votre niveau et contrôler vos acquis, des exercices classés par difficulté. Ils vous aideront à tester votre capacité de raisonnement, tous les corrigés détaillés, les exercices sont tous intégralement corrigés pour que vous puissiez travailler en parfaite autonomie.
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
Résumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.