Une épidémie de personnes. Enquête sur une manie langagière
Chevrier Marc
HELIADE
Nouveauté
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EAN :9782488897044
Une épidémie de personnes. Enquête sur une manie langagière" part d'un constat simple : en quelques années, le vocabulaire français s'est peuplé de "personnes" de toutes sortes. On ne parle plus d' "étudiants" , mais de "personnes étudiantes" ; plus d' "immigrants" , mais de "personnes immigrantes" ; plus de "malades" , mais de "personnes ayant une maladie chronique" ; plus de "femmes" , mais de "personnes ayant un vagin" ou de "personnes avec un col de l'utérus" . Ce glissement, encouragé par les guides de rédaction inclusive, les administrations, certains organismes publics et universitaires, se présente comme un progrès : il s'agirait de rendre visibles toutes les identités, de neutraliser le masculin, de respecter la dignité de chacun. Mais que produit-il vraiment ? En s'appuyant sur un vaste corpus de textes (guides d'écriture inclusive, documents universitaires, rapports officiels, décisions de justice, publications d'organismes publics, débats linguistiques en francophonie et en Amérique latine), Marc Chevrier montre comment cette "langue personne" se construit et se diffuse. L'ouvrage replace ce phénomène dans une histoire longue : celle de la notion juridique de "personne" (persona), des débats théologiques sur la personne, du personnalisme, mais aussi des politiques contemporaines de l'identité (intersectionnalité, politiques de la différence, culture victimaire). Il montre comment l'obsession de la "personne" finit par produire une langue paradoxalement dépersonnalisée, bureaucratisée et parfois comique, où l'on parle de "personnes étudiantes" , de "personnes doctorantes" , de "personnes en déficit de moyens pour s'alimenter" ou de "personnes ayant un vagin" . Au-delà de la satire, "Une épidémie de personnes. Enquête sur une manie langagière" pose une question politique majeure : qui décide de la langue commune ? Les locuteurs, par l'usage, ou des instances (offices linguistiques, comités, agences, universités) qui prétendent la purifier au nom du Bien ? Et que devient la démocratie lorsque la langue est réécrite pour imposer une vision unique du monde, de l'identité et du rapport au corps ? En défendant la richesse du français ordinaire -ses genres grammaticaux, ses mots concrets, ses nuances -Marc Chevrier plaide pour une langue vraiment vivante, capable d'inclure sans se soumettre à une ingénierie idéologique. Marc Chevrier est professeur de science politique à l'Université du Québec. Spécialiste de la pensée politique, du droit public et des transformations contemporaines de l'Etat, il s'intéresse particulièrement aux effets des idéologies sur les institutions et sur la langue. Auteur de nombreux articles et ouvrages sur la démocratie, la mondialisation, la culture juridique et les dérives technocratiques, il propose avecUne épidémie de personnesune enquête à la fois érudite et incisive sur un symptôme révélateur de notre époque : la réforme militante du langage au nom de l' "inclusion" .
Nombre de pages
124
Date de parution
01/09/2026
Poids
70g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782488897044
Auteur
Chevrier Marc
Editeur
HELIADE
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20260901
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124,00 €
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Si la mondialisation semble affaiblir la nation, on perd toutefois de vue son concurrent, l'empire, qui, surgissant des époques anciennes, se renouvelle dans la modernité. Loin de se résumer à une seule grande puissance - les Etats-Unis -, il est multiple et diversement peuplé : l'Union européenne, le Royaume-Uni et même... la Suisse. Or, en démocratie libérale, l'empire prend souvent la forme de la fédération, qu'on continue d'idéaliser sans saisir ce qu'elle a d'impérial dans sa dynamique et ses fondements. Le Canada illustre pleinement l'empire en action, lui qui prétend synthétiser un microcosme postnational où les cultures, les peuples et les croyances coexisteraient harmonieusement, grâce à un droit multiculturel et à un art particulier de gouverner. Navigant dans l'histoire, le droit et les idées, entre l'Europe et l'Amérique, l'auteur suit les intuitions fécondes de l'écrivain Robert Musil, témoin privilégié du défunt empire austro-hongrois, où des hommes et des peuples finissaient "sans qualités" .
L'une des grandes questions que soulève notre époque, dans les démocraties libérales en Occident, est sans contredit de savoir déterminer les bornes devant gouverner les rapports entre l'Etat et les confessions religieuses, voire les croyances. Avec la modernité, en posant le principe de la séparation des Eglises et de l'Etat, le droit politique s'est employé à distinguer les sphères politique et spirituelle et à établir le rôle de l'Etat en matière de religion, au vu de l'évolution des croyances religieuses et philosophiques : dissidence, tolérance, athéisme, cohabitation des religions dans une même société, sécularisation, droits de l'homme, religion civile. Toutes ces dimensions du droit politique à l'égard des religions sont aujourd'hui discutées sous l'idée générale de la laïcité. Les religions auprès de la cité est une démonstration claire, méthodique, pondérée, s'appuyant sur de nombreuses sources, du droit politique de la laïcité ainsi suivi dans son évolution au fil du temps, dans des cultures et des pays divers. Loin de chercher à élaborer un système de laïcité idéale, l'ouvrage fait appel à l'histoire, à la philosophie et au droit pour esquisser une somme raisonnée sur la question, sans oublier les justifications données par l'Etat pour se défendre contre la "menace" religieuse malgré une volonté affichée d'apaisement. Une lecture indispensable pour saisir toute la portée des débats entourant la laïcité, et plus généralement, les "masses spirituelles" qui agitent notre époque, sources de conflits et d'interrogations. Un ouvrage appelé a devenir une référence pour éclairer l'interface complexe entre la politique et le religieux au sein de la cité.
Discours pour la laïcité rassemble les allocutions prononcées lors des cérémonies de remise des Prix de la laïcité du Comité Laïcité République depuis 2003. Ecrivains, magistrats, chercheurs, artistes, dessinateurs, enseignants, journalistes et militants y prennent la parole pour dire ce que la laïcité protège, ce qu'elle exige et ce qu'elle promet. De quoi ça parle ? Sur plus de vingt ans, le CLR a réuni au moment de ses Prix des voix venues d'horizons très différents pour honorer celles et ceux qui, souvent au péril de leur liberté ou de leur vie, défendent la laïcité et l'universalisme. Le recueil restitue ces allocutions dans leur ton propre - hommage, plaidoyer, colère juste, gratitude, alerte - et compose une mémoire vivante des combats laïques contemporains, en France comme à l'étranger. Trois lignes de force traversent le livre ? : ·la laïcité comme liberté? : liberté de conscience, liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de dire, de créer et d'enseigner ? ; ? ·la laïcité comme cadre commun ? : égalité des citoyens, neutralité de l'Etat, séparation, refus des assignations identitaires ? ; ? ·la laïcité comme courage ? : hommage rendu à celles et ceux qui, journalistes, dessinateurs, magistrats, enseignants ou dissidents, l'ont défendue au prix de menaces et parfois de leur vie. ? Fil rouge ? : la laïcité n'est pas un dogme mais une promesse civique qu'il faut sans cesse redire et transmettre. ? Voix et moments phares Le recueil réunit notamment ? : ·Elisabeth Badinter, Caroline Fourest, Catherine Kintzler ·Kamel Daoud, Boualem Sansal, Waleed Al Husseini ·Philippe Val, Richard Malka, François Zimeray ·Jean-Pierre Obin, Georges Bensoussan, Henri Pena-Ruiz Un livre-mémoire pour comprendre, transmettre et défendre la laïcité, à lire d'une traite ou à parcourir voix après voix.
Sacrée bataille" propose une analyse des polémiques qui entourent la bataille de Poitiers, événement vieux de treize siècles devenu un véritable champ de bataille mémoriel et politique. Vincent Tournier retrace l'extraordinaire destin de cet épisode historique, de sa consécration sous la monarchie de Juillet à son rejet progressif à partir des années 1970-1980, jusqu'aux controverses actuelles qui en font un marqueur de la polarisation politique française. L'ouvrage analyse les trois facteurs qui ont transformé le regard porté sur cette bataille : la décolonisation et le sentiment de culpabilité post-colonial, la dépendance énergétique vis-à-vis des pays arabes producteurs de pétrole, et la chute de l'URSS qui ouvre l'ère de la mondialisation et du rejet des identités nationales. Dans ce nouveau contexte géopolitique et idéologique, la bataille de Poitiers devient embarrassante. Charles Martel, jadis héros célébré par Ernest Lavisse et Jean Jaurès, se voit progressivement effacé des programmes scolaires, puis associé à l'extrême droite. Les historiens contemporains minimisent l'événement, parlant de "mythe" ou de "simple raid" , tandis qu'émerge un nouveau récit "inclusiviste" valorisant les contacts et les échanges culturels entre chrétienté et islam. Vincent Tournier met en lumière les enjeux de cette réécriture mémorielle : le mythe d'Al-Andalus tolérante, la thèse de "nos ancêtres les Sarrasins" , les projets d'histoire "mondiale" de la France. Autant de tentatives pour adapter le récit du passé aux préoccupations du présent, dans une société marquée par l'immigration et la quête d'un "vivre-ensemble" apaisé. Mais les attentats islamistes de 2015 et des années suivantes ont fragilisé ce discours optimiste. L'histoire revient avec violence dans le débat public. En 2024, trois étudiants sont arrêtés alors qu'ils préparaient un attentat contre la mairie de Poitiers pour "venger" la bataille de 732, révélant la persistance d'un imaginaire de conquête chez certains musulmans, en contradiction avec le récit pacifié promu par les élites. Au-delà de l'analyse historiographique, l'ouvrage pose une question politique fondamentale : dans une société fragmentée, traversée par les tensions identitaires et religieuses, quel récit du passé est encore possible ? Entre la nostalgie du roman national et le rejet de toute référence historique jugée "identitaire" , existe-t-il une troisième voie ? La France peut-elle encore assumer son histoire, y compris ses dimensions conflictuelles, sans tomber dans la stigmatisation ni dans le déni ? Accessible et rigoureusement documenté, nourri d'une connaissance approfondie des débats historiographiques et des enjeux politiques contemporains, Sacrée batailles'adresse à tous ceux qui cherchent à comprendre comment l'histoire devient un enjeu de pouvoir, comment le passé est instrumentalisé, et pourquoi la bataille de Poitiers cristallise aujourd'hui autant de passions. Un livre essentiel pour comprendre les guerres mémorielles qui traversent la France du XXIe siècle. Vincent Tournier est maître de conférences de sciences politiques. Spécialiste des questions électorales, de l'opinion publique et de la sociologie politique, il enseigne à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Ses travaux portent notamment sur les transformations des valeurs politiques, les comportements électoraux et les enjeux identitaires dans les démocraties contemporaines. Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et chroniques dans la presse analysant les mutations de la société française et les recompositions du paysage politique.
Préface d'Arnaud Montebourg. «France 203X : Engagement pour une France sociale et souveraine»présente un programme de redressement national sur 10 à 15 ans, face à un effondrement inédit de la confiance démocratique et à quarante années de dérégulation, de renoncements et de déclassement.L'ouvrage refuse la perspective d'une prise de pouvoir durable du Rassemblement national et propose « les Décennies vertueuses » autour de trois piliers :-recréer l'empathie envers les citoyens,-recréer l'espoir dans l'avenir et-recréer la crédibilité d'un projet fondé sur des mesures concrètes. Le coeur du programme est une réindustrialisation massive : 210 milliards d'euros sur cinq ans pour 1 000 usines, une part de l'industrie portée de 11% à 15% du PIB, un grand emprunt national, un fonds souverain de 100 milliards et un État stratège doté d'un ministère d'État de l'industrie. S'y ajoutent 50 milliards pour moderniser ports, canaux, fret ferroviaire, routes et réseaux.Le projet défend une agriculture souveraine via un protectionnisme raisonné, une transition agroécologique et une meilleure rémunération des agriculteurs. Il propose une revitalisation démocratique par le recours au référendum, la simplification administrative et la restauration des services publics de proximité. Il articule transition écologique (nucléaire, électrification, rénovation thermique) et justice sociale (meilleur partage de la valeur, renforcement du rôle des salariés).Sur le plan international, il plaide pour un euro-keynésianisme et une souveraineté retrouvée dans une Europe réorientée. Porté par une écriture à la fois chiffrée et lyrique, préfacé par Arnaud Montebourg, le texte s'inscrit dans la tradition républicaine française et se conclut par un appel à « plus de démocratie, plus de République, plus de protection sociale et plus de souveraineté ». L'Engagement est un micro-parti politique créé initialement pour soutenir les campagnes présidentielles d'Arnaud Montebourg. Après le retrait de ce dernier de la vie politique, L'Engagement a poursuivi son action en se transformant en un laboratoire d'idées citoyennes. Composé de militants issus de la société civile, d'experts et de femmes et hommes de terrain, le mouvement refuse la résignation face à la crise démocratique française. Pendant deux ans, une douzaine de commissions thématiques rassemblant experts et profanes ont travaillé à élaborer un projet politique concret, ambitieux et républicain. L'Engagement est présidé par Vincent Guibert. L'ouvrage bénéficie d'une préface d'Arnaud Montebourg, entrepreneur et ancien ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique.
Jour du jugement de l'attentat du 14 juillet 2016. Nice est sur le banc des accusés. Ashanti est toujours en état de choc : la ville qui l'a fait grandir s'est montrée incapable de la protéger, ni elle, ni les nombreuses autres victimes du camion-bélier dont 86 ont perdu la vie. Ashanti, convoquée à la Cour d'assises de Paris, le coeur meurtri, a accepté de comparaître à l'audience, à la fin de laquelle elle remet en main propre à la métropole azuréenne, celle qu'elle considère comme sa mère, une longue lettre : son " carnet de voyages " après le drame. Alice Banki-Neige est une écrivaine portraitiste franco-congolaise. Dans ce roman poignant, elle retrace le parcours d'Ashanti, une jeune femme dont les sentiments ambivalents se dessinent à travers ses nombreux voyages en quête de bonheur, pour le meilleur et pour le pire. Ce récit à dimension autobiographique est une méditation sur la résilience et la capacité à transformer la douleur en art, la violence en création, faisant de l'écriture une source de vie unissant les villes aux âmes qu'elles édifient.