
Louis XV / Le Bien-Aimé
Le 1er septembre 1715, Louis XIV meurt au château de Versailles, à l'âge de 77 ans. Son unique descendant, son arrière-petit-fils, Louis, accède au trône. 1715 : c'est le temps des fêtes de la Régence. Le jeune roi est adulé. Il est Louis XV le Bien-Aimé. Il l'est toujours en 1744 : il a 34 ans. Lorsqu'il tombe malade à Metz, qu'on craint pour sa vie, six mille messes sont célébrées dans le royaume. On prie dans des églises pleines pour le salut du bien-aimé roi. Lorsque Louis XV reparaît, guéri, ce sont partout des manifestations de joie. On remercie le Seigneur. On danse, on chante. Treize ans plus tard, le 5 janvier 1757, dans les jardins du château de Versailles, un domestique, Robert François Damiens, frappe le roi d'un coup de canif, l'écorchant à peine. Aucune émotion dans le royaume, plutôt une indifférence : Louis XV n'est plus le Bien-Aimé. Lorsqu'en avril-mai 1774 (il a 64 ans) la mort s'annonce, personne ne plaint ce roi, atteint de la petite vérole, le visage couvert de croûtes. Trois messes seulement sont alors célébrées dans le royaume pour son salut ! Après sa mort le 10 mai 1774, le cortège qui conduit sa dépouille de Versailles à Saint-Denis n'est accompagné, dans la nuit, que de gardes et de domestiques. Pourquoi ce mépris, cette haine de la part d'un peuple qui avait fêté durant des années son roi, prié pour Louis XV le Bien-Aimé ? Max Gallo, de l'Académie française.
| Nombre de pages | 372 |
|---|---|
| Date de parution | 10/01/2013 |
| Poids | 514g |
| Largeur | 138mm |
| EAN | 9782810504336 |
|---|---|
| Titre | Louis XV / Le Bien-Aimé |
| Auteur | Maral Alexandre |
| Editeur | STE DU FIGARO |
| Largeur | 138 |
| Poids | 514 |
| Date de parution | 20130110 |
| Nombre de pages | 372,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Versailles au féminin
Maral AlexandrePensé et aménagé comme résidence du pouvoir, Versailles porte l'empreinte de Louis XIV. Pour autant, le Roi-Soleil a vécu entouré de femmes, qui formaient comme autant d'étoiles dans le firmament de sa cour : la reine, les princesses de sa famille, les dames de la cour, les favorites royales, l'épouse secrète aussi, qui, toute discrète qu'elle fût, n'entretenait pas moins autour d'elle un cénacle féminin soudé par l'estime et la tendresse. Si Versailles s'est imposé comme un formidable outil de gouvernement au service de la monarchie absolue, la place que les femmes y ont occupée en a fait une vitrine de la civilisation française, d'un art de vivre marqué par des codes de comportement courtois et galants. Du fait de la disparition prématurée de la reine Marie-Thérèse, en 1683, la cour de Louis XIV à Versailles prit l'habitude de se passer de reine. La place ainsi faite aux souveraines suivantes, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette, était plutôt difficile à tenir. La première s'en accommoda à merveille, donnant dix enfant au roi et à la France, mais mettant à profit le temps dont elle pouvait disposer pour développer un cercle d'amis intimes et s'adonner à ses goûts pour la lecture et les arts. La seconde eut plus de peine : outre son origine autrichienne, qui était mal vue, elle entendait s'affranchir des contraintes de la vie de cour, jusqu'à renoncer à y faire acte de présence et à y tenir son rang. Le règne des favorites avait repris sous Louis XV, dès 1733 et ce jusqu'à la mort du roi en 1774. Plus que jamais, au temps du Bien-Aimé, Versailles fut un univers féminin, vénusien même. Après les soeurs de Nesle et avant Mme Du Barry, Mme de Pompadour s'imposa comme figure féminine dominante. Ses goûts éclairés et son envergure de mécène – de la manufacture de Sèvres au Petit Trianon – l'inscrivent dans les facteurs essentiels de ce moment de perfection de l'art français que fut le règne de Louis XV. Pour autant, l'univers de la cour de Versailles devait se montrer assez dur pour les favorites royale, jalousées, brocardées voire vilipendées. Cette malveillance s'exerça encore à l'encontre des femmes composant la société de la reine Marie-Antoinette, la duchesse de Polignac notamment. On leur reprochait, à la cour, mais aussi à la ville, de soustraire la reine à ses devoirs de représentation et de constituer une coterie avide de profits et de places. Le procès de la reine, en 1793, fut aussi, à bien des égards, celui de la femme à qui Versailles avait offert une place et un rôle.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER14,90 € -

Louis XV, le roi pacifique
Maral AlexandreMignon, vous allez être un grand roi": Louis XV fut longtemps impressionné par les dernières paroles qui lui avaient été adressées par Louis XIV sur son lit de mort. Son arrière-grand-père l'avait exhorté à éviter la guerre à tout prix. Le Bien-Aimé s'appliqua à régner pacifiquement et fut le premier roi à épargner à la France le traumatisme de l'invasion de son territoire. Il profita d'une nouvelle ère de prospérité économique pour jeter les bases d'une réforme économique et fiscale et mettre en place une administration moderne. Son règne fut aussi celui de grands progrès scientifiques et de l'épanouissement des arts.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,50 € -

Apollon servi par les nymphes. Le chef-d'oeuvre des jardins de Versailles, Edition bilingue français
Maral AlexandreLes groupes sculptés du bosquet des Bains d'Apollon sont à Versailles ce que La Joconde est au Louvre : un chef-d'oeuvre absolu, constitutif de l'identité du lieu. Trop longtemps exposés aux injures du temps, ces trois groupes ont été mis à l'abri et restaurés en 2008, Tandis que des copies les remplacent dans les jardins, ils sont désormais visibles sous la rotonde de la Petite écurie ou dans le cadre d'expositions temporaires. Cet ouvrage retrace leur histoire, de la grotte de Téthys à leur récent sauvetage.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,00 € -

Parcours mythologique dans les jardins de Versailles
Maral AlexandreJupiter au secours de Latone, Pluton enlevant Proserpine... C'est toute une statuaire qui prend vie dans ce livre : Didon, Hercule, Iphigénie, Ulysse, dragons et nymphes... Les jardins du château de Versailles abritent des chefs-d'oeuvre de la sculpture ; mais dans quelle mesure savons-nous les identifier ? Que nous racontent-ils ? Pourquoi dieux de l'Olympe et héros grecs peuplent-ils les jardins du Roi-Soleil ? Illustré de superbes photographies et accompagné d'un répertoire exhaustif des sculptures, cet ouvrage invite à une promenade mythologique en trente étapes.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

Le Figaro hors-série : Testez votre culture générale
Montety Etienne deLe Figaro littéraire propose un numéro spécial de défis culturels. 100 pages pour se confronter aux fondamentaux de notre environnement culturel : histoire, géographie, beaux-arts, musique, sculpture, architecture, cinéma, littérature, physique, astronomie, médecine, sciences de la nature, philosophie, mythologie, religions, langue française et mathématiques. Des centaines de quiz pour aborder la culture comme un jeu, enrichis de plein d'anecdotes, histoires ou en rappels culturels. Ce numéro spécial est conçu et réalisé en partenariat avec les éditions Edi8, sous la direction d'Etienne de Montety, directeur du Figaro Littéraire.EpuiséVOIR PRODUIT7,90 € -

Une histoire de la langue française. [Un vrai roman
Pruvost Jean1539-2020 : une histoire de la langue française Notre langue a une histoire passionnante qui mérite d'être racontée. Retour deux millénaires en arrière avec Jean Pruvost, linguiste, expert de la langue française. Le tout début : au terme de la Guerre des Gaules (de 58 av. J.-C. à 51 av. J.-C.), les territoires au sud du Rhin deviennent provinces romaines. Le développement des villes et du commerce accroissent la communication entre les Gaulois et les Romains : pendant cinq siècles, le latin parlé, dit vulgaire (vulgus : le peuple), côtoie le gaulois, qui est une langue celtique. Dès le IVe siècle, de nombreux Francs sont déjà implantés dans le nord-est et assimilés aux armées romaines. Au Ve siècle, alors que l'Empire Romain d'Occident cède sous la pression des invasions barbares, les Francs se maintiennent autour du Rhin. Après plusieurs victoires, Clovis unifie les peuples francs et s'alloue le soutien des grandes familles gallo-romaines. Pour cela, il adopte leur langue, le gallo-roman, et leur religion, le catholicisme. Aux XIVe et XVe siècles, la France vit des heures sombres : la peste noire et la guerre de Cent Ans déciment la population ; mais la langue se précise. Certaines orthographes étonnent (doncques, pluye ou oyseaulx). La lettre Y est à la mode ; en revanche le K et le W, jugés peu latins, sont supprimés. Le XVe siècle voit naître la Renaissance italienne ainsi que l'imprimerie ; les textes antiques sont redécouverts et l'invention de Gutenberg permet une rapide diffusion du savoir. Pour éditer des ouvrages en nombre, la langue doit être fixée. Les langues vernaculaires accèdent alors à la reconnaissance. L'enjeu est double : religieux (la Bible est publiée en allemand en 1522) et politique. Par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, le français devient la langue du droit et de l'administration au détriment du latin. Par cet acte politique, François Ier désire " faire France ". Puis il ne cesse d'évoluer. Notre récit illustré de passages de grands auteurs qui illustrent les mutations.EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Les plus belles chambres d'hôtes. Edition 2019-2020
Menu BénédicteHEBERGEMENTS AUTHENTIQUES ET DE CHARME EN EUROPE DU SUD : 200 adresses Publiée dès 2009 dans le Figaro Magazine, la sélection des plus belles chambres d'hôtes est devenue en une décennie une référence incontournable pour les amateurs d'escapades en France. La rédaction du Figaro Magazine innove avec ce guide élargi à l'Europe du Sud qui rassemble les destinations touristiques les plus prisées des français car accessibles et baignées de soleil. Le charme et l'authenticité côtoient le chic trendy et des atmosphères plus contemporaines dans cette collection d'hébergements soigneusement sélectionnés par les journalistes. Ils sont tous joliment illustrés et ont pour mission fédératrice de s'adresser à tous ceux qui recherchent une expérience immersive et humaine. Qu'elles se trouvent en France, en Catalogne, en Italie, en Grèce ou au Portugal, ces maisons d'hôtes, ces gîtes ruraux et ces petits hôtels invitent à découvrir d'autres facettes de ces destinations. Loin des foules, mais tout près du coeur battant de ce qui fait l'âme de leurs régions.EpuiséVOIR PRODUIT9,90 € -

Les 100 répliques cultes du cinéma français
Caracalla Laurence ; Chastenet André deMarcel Pagnol, Jacques Prévert, Michel Audiard, Jean-Loup Dabadie, Alain Chabat, Etienne Chatiliez... on oublie parfois ce que nous devons à ces "écrivains du cinéma" : quelques larmes, beaucoup de fous rires et la passion du 7e art. Cette anthologie réunit les répliques immortelles. Le temps passe, elles restent. Mieux, elles font partie de nos vies. Qui n'a jamais glissé l'une d'entre elles dans une conversation ? "Tu me fends le coeur ! ", "Ca vous gratouille ? ", "T'as d'beaux yeux, tu sais", "Si j'avais su, j'aurais pas venu", "J'ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner", "Alors, on attend pas Patrick ? ", "C'est lundi, c 'est raviolis", "Pas de bras, pas de chocolat ! " ou encore "Je fais une "yellow " chez moi, ce soir. Ca te dirait de... de pas venir ? Je t'ai cassé ! Dégage ! " : à chaque situation, nous reviennent ces mots proclamés par Raimu, Gabin, Jouvet, Ventura, Jean Dujardin ou Omar Sy.EpuiséVOIR PRODUIT9,90 €
De la même catégorie
-

Jacques le Fataliste et son maître
Diderot Denis ; Toumarkine Barbara-KDeux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel. C'est à partir de cette exposition déconcertante, qui laisse toute liberté à l'imagination de son lecteur, que Diderot a travaillé pendant les vingt dernières années de sa vie à Jacques le Fataliste et son maître (1796, posthume), oeuvre extravagante et joyeuse, roman polyphonique qui met à mal le roman tout en le célébrant constamment.EpuiséVOIR PRODUIT4,51 € -

L'Angleterre face aux Bourbons dans la Guerre d'Indépendance Américaine. Paradoxe dans l'Europe des
Caillot Bernard ; Schapiro Mark A.Cet ouvrage présente de manière précise et exhaustive les évènements et les personnages d'une révolution qui a changé le monde à jamais. Des " clips " réalistes permettent de comprendre le paradoxe de la situation des Etats européens, des instantanés révèlent les moments clés et des extraits de courriers peu connus dévoilent la psychologie et la motivation des acteurs. Derrière cette présentation, un fil rouge : l'analyse d'une realpolitik qui n'avait pas encore son nom.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER31,50 € -

Les souverains à Versailles. Entre vie publique et vie privée
Da Vinha MathieuLa monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER14,90 € -

Journal de la campagne d'Amérique (1780-1783). Le corps expéditionnaire français sous les ordres du
Lauberdière Louis de ; Chastenet Jonathan deLe 9 avril 1780, le capitaine Louis de Lauberdière, un jeune officier angevin du régiment de Saintonge, âgé de vingt ans, embarque à Brest sur le Père de famille, et part pour l'Amérique le 2 mai suivant. Comme plusieurs milliers d'autres militaires, il fait partie du corps expéditionnaire français constitué sur ordre du Roi pour porter secours aux insurgés des colonies britanniques de l'Amérique du Nord. Ces derniers ont proclamé leur indépendance en 1776, et luttent contre la puissante Grande-Bretagne. Louis XVI confie le commandement de l'armée française au général de Rochambeau, oncle à la mode de Bretagne de Lauberdière. La nomination royale profite au jeune officier, le général le choisissant comme aide de camp. Cette fonction lui permet de participer à des événements militaires et diplomatiques faisant date dans l'histoire, et culminant avec la victoire franco-américaine de Yorktown (1781). Témoin privilégié, Louis de Lauberdière observe attentivement les personnes, anonymes ou célèbres, il garde en mémoire les actions de chaque jour, grandes ou modestes, et s'informe de faits de toute sorte touchant les Américains. Il prend quotidiennement de nombreuses notes qui lui serviront peu de temps après pour écrire un substantiel Journal de l'Armée aux ordres de Monsieur le Comte de Rochambeau pendant les campagnes de 1780, 1781, 1782, 1783, dans l'Amérique septentrionale. C'est ce manuscrit de grand intérêt, resté longtemps inédit, qui est proposé aux lecteurs, pour la première fois, dans son texte original et intégral.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,00 €
