Journal de la campagne d'Amérique (1780-1783). Le corps expéditionnaire français sous les ordres du
Lauberdière Louis de ; Chastenet Jonathan de
QUINT FEUILLE
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EAN :9782379290220
Le 9 avril 1780, le capitaine Louis de Lauberdière, un jeune officier angevin du régiment de Saintonge, âgé de vingt ans, embarque à Brest sur le Père de famille, et part pour l'Amérique le 2 mai suivant. Comme plusieurs milliers d'autres militaires, il fait partie du corps expéditionnaire français constitué sur ordre du Roi pour porter secours aux insurgés des colonies britanniques de l'Amérique du Nord. Ces derniers ont proclamé leur indépendance en 1776, et luttent contre la puissante Grande-Bretagne. Louis XVI confie le commandement de l'armée française au général de Rochambeau, oncle à la mode de Bretagne de Lauberdière. La nomination royale profite au jeune officier, le général le choisissant comme aide de camp. Cette fonction lui permet de participer à des événements militaires et diplomatiques faisant date dans l'histoire, et culminant avec la victoire franco-américaine de Yorktown (1781). Témoin privilégié, Louis de Lauberdière observe attentivement les personnes, anonymes ou célèbres, il garde en mémoire les actions de chaque jour, grandes ou modestes, et s'informe de faits de toute sorte touchant les Américains. Il prend quotidiennement de nombreuses notes qui lui serviront peu de temps après pour écrire un substantiel Journal de l'Armée aux ordres de Monsieur le Comte de Rochambeau pendant les campagnes de 1780, 1781, 1782, 1783, dans l'Amérique septentrionale. C'est ce manuscrit de grand intérêt, resté longtemps inédit, qui est proposé aux lecteurs, pour la première fois, dans son texte original et intégral.
Après une enfance parisienne, Adélaïde, orpheline à l'âge de neuf ans après la mort accidentelle de ses parents., sera recueillie par Lucie de Pontheuil, et demeurera dans l'écrin du château angevin de Plessis Chevran. Environnée des beautés de l'immense domaine et de la bonté compréhensive de sa récente marraine, elle réapprend le piano en attendant de jouer l'orgue situé dans la chapelle familiale tout en envisageant de conquérir la harpe. Mais viennent des jours de colère et son retour définitif inopiné à Paris en pleine période de restauration des vieux hôtels du quartier du Marais à Paris. Intrigues compliquées, passions exaltées, non dits impliquant les familiers du château jusqu'à l'apparition d'un conseiller éclairé rythment les chapitres de ce roman au coeur musical : celle du piano, du violon et du violoncelle, de l'orgue et essentiellement de la Harpe.
Le 12 janvier 1820, au cimetière de Trèves, on retrouve sur une tombe le cadavre d'un homme fusillé à bout portant. Il n'en faut pas plus pour que le juge Pline s'intéresse immédiatement à l'enquête menée par le commissaire Sébastien Cuzet. Le 8 février suivant, c'est un homme battu à mort que l'on retrouve au cimetière de SaintHilaire SaintFlorent. Comme pour le premier crime, le ou les assassins ont pris le risque insensé de transporter son cadavre jusqu'à une pierre tombale. Le 24 mars, le corps martyrisé d'une femme est identifié sur une tombe du cimetière de Souzay. Quels rapports yatil entre ces victimes ? Entre ces victimes et les tombes ou les cimetières ? Le juge Pline ne doute plus que ces assassinats sont l'oeuvre d'une même main criminelle. Il est convaincu aussi que, derrière ces mises en scène macabres, il y a une logique implacable. Une véritable course contre le crime s'engage alors entre le juge Pline et l'assassin. Celui-ci parviendra-t-il à aller jusqu'au bout de sa folie, si tant est qu'elle ait un terme ? Une ville est d'abord l'aboutissement d'une histoire. Derrière la blancheur du tuffeau dont Saumur est bâtie, de quelles putréfactions anciennes ces crimes odieux révèlentils l'existence ...
Un bruit étonnant court dans les territoires du Nord-Ouest, quelque part entre les îles anglo-normandes et le continent. On y raconte, en effet, qu'un être étrange parcourt le ciel, aussi bien au-dessus de la terre que de la mer. Au centre de cette affaire, Martin, un orphelin mal aimé de sa mère adoptive, en proie à ses premiers émois amoureux, un nain charismatique éleveur d'autruches et ses deux frères qui se livrent à la contrebande de tabac, un athlète unijambiste ancien soldat en Bosnie, un étranger sans scrupules à la recherche d'une créature qui lui a échappé des années auparavant. Qui est cet être dont parle la rumeur ? Un monstre ? Le produit d'une manipulation génétique ? Qui le protège ? Que se passe-t-il sur le cargo échoué en mer, aux Dents de Bruhou ? Quel secret cache la demeure de feu l'écrivain François de la Roseraie, père adoptif de Martin ? Une histoire entre roman d'aventure avec des grottes et des trésors cachés, récit fantastique, conte et parabole autour de nos différences, de nos rêves, de la filiation, de notre humanité. Un casse-tête pour l'inspecteur de police philosophe et déprimé chargé de l'enquête.
Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel. C'est à partir de cette exposition déconcertante, qui laisse toute liberté à l'imagination de son lecteur, que Diderot a travaillé pendant les vingt dernières années de sa vie à Jacques le Fataliste et son maître (1796, posthume), oeuvre extravagante et joyeuse, roman polyphonique qui met à mal le roman tout en le célébrant constamment.
Cet ouvrage présente de manière précise et exhaustive les évènements et les personnages d'une révolution qui a changé le monde à jamais. Des " clips " réalistes permettent de comprendre le paradoxe de la situation des Etats européens, des instantanés révèlent les moments clés et des extraits de courriers peu connus dévoilent la psychologie et la motivation des acteurs. Derrière cette présentation, un fil rouge : l'analyse d'une realpolitik qui n'avait pas encore son nom.
Dernière reine de France, Marie-Antoinette est l'une des femmes françaises les plus connues au monde. Impopulaire de son vivant, adulée aujourd'hui pour son côté furieusement moderne, elle reste l'un des personnages les plus controversés de l'Histoire. "Auguste infortunée" selon Mme de Staël, son destin extraordinaire et sa dignité dans les épreuves ont fait d'elle une héroïne. Jamais reine n'a suscité autant de chansons, pamphlets, témoignages, poèmes, romans, films et expositions. De Mme Campan à Mme de Lamballe en passant par le Prince de Ligne, tous les proches ont écrit pour perpétuer sa mémoire. Les écrivains et essayistes Jules Michelet, Alphonse de Lamartine, Léon Bloy, Victor Hugo, Jean Chalon, Stefan Zweig, les frères Goncourt se sont penchés sur sa vérité. Alexandre Dumas, André Chénier, Heinrich Heine, Fabre d'Eglantine, Chantal Thomas, et bien d'autres, en ont fait une source d'inspiration...
Habituée depuis son enfance à exercer un extraordinaire pouvoir d'attraction sur son entourage, Félicité Ducrest s'est toujours jouée des contraintes et des convenances pour vivre comme elle l'entendait. Aristocrate déclassée, son mariage romanesque en 1763 avec le comte de Genlis lui ouvre les portes de la Cour. Bientôt maîtresse du duc d'Orléans (futur Philippe Egalité), elle devient le "gouverneur" de ses enfants. Scandale sans précédent, cette charge étant réservée à des hommes. Dans son salon de la rue de Bellechasse à Paris, elle reçoit les écrivains les plus célèbres de son temps et la plupart des ténors de l'opposition à la monarchie absolue. Mal vue par les royalistes, mais menacée par les "patriotes", elle juge plus prudent d'émigrer en 1792. Après cinq ans d'exil, elle revient dans un Paris bien différent de celui qu'elle a connu. Dans ses Mémoires publiés en 1824-1825, Madame de Genlis brosse un tableau extrêmement vivant de la société d'Ancien Régime, où l'on rencontre des personnages aussi célèbres que Madame Du Deffand, Voltaire, Rousseau, Madame Du Barry, Talleyrand... Témoin d'une histoire tumultueuse qui commence sous Louis XV et s'achève dix ans après la chute de l'Empire, elle évoque avec bonheur les moeurs de la société aristocratique à la veille de la Révolution et apparaît également comme une pionnière du féminisme.