
L'Expansion musulmane. VIIe-XIe siècle
Au moment où le monde arobo-musulman tient l'un des premiers rôles de l'actualité, il est bon de rappeler que ce phénomène n'est pas nouveau et que, dès le VIIe siècle, il a été un des éléments primordiaux de l'Histoire. Appuyés sur une religion considérée comme l'expression de la révélation ultime, les Arabes ont étendu leur domination sur une large part de la zone méditerranéenne et sur le Proche et le Moyen-Orient. Cette domination a été marquée par un système politique original, par l'expansion de la religion musulmane et celle de la langue arabe, par une activité économique considérable et par des réalisations culturelles et artistiques : tout cela a fait du monde arabo-musulman la première puissance de cette époque, et le souvenir de cet âge d'or est si présent dans l'esprit des Arabes de notre temps que cela peut, dans une certaine mesure, expliquer quelques-unes de leurs réactions.
| Nombre de pages | 334 |
|---|---|
| Date de parution | 01/11/1991 |
| Poids | 475g |
| Largeur | 151mm |
| EAN | 9782130441816 |
|---|---|
| Titre | L'Expansion musulmane. VIIe-XIe siècle |
| Auteur | Mantran Robert |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 151 |
| Poids | 475 |
| Date de parution | 19911101 |
| Nombre de pages | 334,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Istanbul au siècle de Soliman le Magnifique
Mantran RobertAu XVIe siècle, à l'apogée de l'Empire ottoman, Soliman le Magnifique entend faire de sa capital Istanbul l'image de sa puissance, la première des villes du Vieux Monde, la manifestation du triomphe de l'Islam sur la Chrétienté. Le sultan y attire une population très diversifiée, favorise l'activité économique de la cité et fait édifier les mosquées les plus splendides du monde ottoman. Turcs, Grecs, Arméniens, Juifs et autres cohabitent ici sans heurt grâce à l'autorité gouvernementale qui sait imposer à tous le respect des personnes et des lois. Les corporations, assurent aux habitants la sécurité matérielle, tandis que les communautés religieuses leur permettent de sauvegarder leur foi, leurs traditions, parfois leurs privilèges. Mais cette structure se trouve, au siècle suivant, dans l'incapacité d'évoluer: l'incurie des dirigeants autorise l'emprise grandissante des étrangers, d'abord sur la vie économique, puis sur la vie politique. Istanbul n'en demeure pas moins la ville fascinante que les voyageurs occidentaux ont célébrée à l'envi et comparée, à son avantage, aux grandes cités de l'Europe.Sur commandeCOMMANDER10,75 € -
Histoire de l'Empire ottoman
Mantran RobertL'empire ottoman a-t-il été l'homme malade de l'Europe ? L'historien Robert Mantran réunit une équipe de neuf spécialistes pour réhabiliter l'histoire de cet empire oriental. Dans cet ouvrage, la vision caricaturale du sultan sanguinaire et sans pitié fait place à celle d'un bâtisseur d'État autoritaire mais tolérant envers les peuples soumis et les religions chrétienne et juive. Du sultan seldjoukide (XIVe siècle) à la mort de l'empire (1923), en passant par le règne de Soliman le Magnifique, la construction de l'État ottoman est présentée dans ses divers aspects politiques, institutionnels, sociaux, culturels, économiques... Histoire de l'empire ottoman fait le bilan des dernières connaissances scientifiques fondées sur l'analyse des archives ottomanes, arabes, occidentales, perses... Cette documentation inédite rend cet ouvrage méthodique et érudit ; il s'adresse néanmoins autant aux spécialistes qu'aux simples curieux. --Franck MimarSur commandeCOMMANDER45,55 € -

Histoire d'Istanbul
Mantran RobertByzance, Constantinople, Istanbul: sous ses trois noms, la seule ville au monde à être bâtie sur deux continents semblait faite pour dominer et commander à toute la terre ".Au IVe siècle, Constantin y installe la capitale de l'Empire romain d'Orient pour y édifier une" nouvelle Rome ". Deux siècles plus tard, Justinien y réalise son rêve politique et fait construire Sainte-Sophie dont la perfection illustre aujourd'hui encore la grandeur de la capitale de l'Empire byzantin. Malgré les querelles religieuses qui l'agitent, la ville devient la plus grandiose de la chrétienté et le plus grand marché de l'Occident. Sa richesse provoque l'admiration des croisés, puis bientôt leur convoitise. Ils en font l'éphémère capitale de l'Empire latin d'Orient (1204-1261), mais la pillent de fond en comble. Constantinople ne s'en relèvera jamais.En 1453, le sultan ottoman Mehmed II s'en empare. Palais, mosquées, bains, bazars transforment petit à petit la ville grecque en ville turque. Elle devient le coeur du monde musulman à l'époque de Soliman le Magnifique. La magnificence du Grand Turc, la splendeur de sa capitale et les mystères de Topkapï éveillent la curiosité des visiteurs étrangers qui s'étonnent du" bon gouvernement des Turcs, bien meilleur que le nôtre ". Au XVIIIe siècle, sous l'effet des luttes du Palais, le prestige de la Sublime Porte s'effrite. Une nouvelle manière de vivre apparaît alors: cafés, théâtres d'ombres se multiplient tandis que les rives du Bosphore se couvrent de yalis. Peu à peu, la cité passe de l'ottomanisme au cosmopolitisme. Les capitaux étrangers affluent, tout comme les romantiques et les archéologues. L'inauguration de l'Orient-Express, en 1883, accompagne la publication de guides touristiques...En moins d'un siècle, la vieille cité ottomane, déchue de son rôle politique dès les débuts de la République turque, allait devenir une mégapole bruyante et désordonnée, mais ses innombrables monuments nous disent encore sa gloire passée.Tous ceux qui ont vu Constantinople sont d'accord que cette ville est dans la plus belle situation qui soit au monde, en sorte qu'il semble que la nature l'ait faite pour dominer et commander à toute la terre.Jean Thévenot, XVIIe siècleLe sérail du Grand Seigneur est la première chose que l'on voit en arrivant à Constantinople. Serraï en turc veut dire palais, et les Français, par corruption, disent sérail, le prenant seulement pour l'appartement où sont serrées les femmes.Jean Thévenot, XVIIe siècleRien ne se peut concevoir de plus charmant que cet abord de Constantinople. Lorsque j'y arrivai la première fois, je m'imaginai entrer dans une ville enchantée.G.J. Grelot, XVIIe siècleAucune cité n'a croqué les fruits du jardin des artsAvec autant d'appétit que notre villeC'est ici que tout homme de mérite atteint la gloire,Que toute perfection arrive à maturité.Nabi, XVIIe siècleUne seule de tes pierres vaut un empire, Istanbul... O toi, sans pareil et sans prix.Nedim, XVIIe siècleRobert Mantran, professeur émérite à l'Université de Provence, membre de l'Institut, a écrit de nombreux ouvrages sur le monde turc; sous sa direction a été publiée une Histoire de l'Empire ottoman, Paris, Fayard, 1989."Sur commandeCOMMANDER27,25 € -
Istanbul et la civilisation ottomane
Lewis Bernard ; Mantran Robert ; Thoraval Yves1453: Constantinople, moribonde, s'effondre sous les coups du sultan Mehemmed le Conquérant. L'ancienne cité des empereurs de Byzance s'efface pour devenir Istanbul, la capitale de l'empire ottoman, le symbole de sa civilisation, le signe de sa splendeur. Pour ces nouveaux maîtres, dont l'esprit avait puisé à l'islam comme à la chrétienté, pouvait-on rêver rien de plus emblématique que cette ville construite sur le Bosphore au passage des deux mondes, l'occidental et l'oriental, le grec et l'asiatique? Dessinant son apogée à l'époque de Süleyman le Magnifique, ils en firent pour plusieurs siècles la ville phare, dont poètes, peintres et voyageurs ne se lassèrent pas de raconter les merveilles. Tout étonnait à Istanbul: l'architecture, le système de gouvernement, la beauté des palais, l'organisation artisanale, la vitalité commerciale. Caravansérails et bazars accueillaient les caravanes venues des confins d'Asie, les marchands des mers d'Europe, dans un extraordinaire brassage de langues, de religions et de coutumes témoignant de l'étonnante richesse de la ville. C'est toute son originalité et sa magnificence que Bernard Lewis nous restitue aujourd'hui en se servant abondamment des témoins de l'époque. Ils disent ce que fut la vie à Istanbul et de quelle civilisation elle était le reflet.Sur commandeCOMMANDER7,50 €
Du même éditeur
-

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'art de l'ivresse
Sutter Laurent deRésumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Cause animale et écoféminisme
Donovan Josephine ; Hansen-Love Laurence ; JaquetRésumé : Il existe d'importantes connexions entre l'assujettissement des femmes et la volonté de maîtriser le monde vivant. De nombreux philosophes en ont fait la démonstration. Pour la Française Françoise d'Eaubonne (1920-2005), à qui on doit le néologisme " écoféminisme ", l'accaparement immémorial de la fertilité des sols et de la fécondité des femmes ne sont pas une conséquence du système patriarcal : ils en constituent la racine. Dès lors, il ne s'agit plus de " changer le monde ", mais d'imposer un grand renversement, afin que demain " il puisse y avoir encore un monde ". Josephine Donovan montre ici quels sont les prolongements de cette conception détonante. Elle explicite en particulier ses retombées en ce qui concerne notre relation aux animaux. Dans le sillage de l'Ecole de Francfort (Theodor W. Adorno et Max Horkheimer), mais aussi d'Edmund Husserl, elle explique en quel sens cette nouvelle approche dépasse en radicalité celle des partisans de la libération animale. L'éthique écoféministe qu'elle appelle de ses voeux pourrait modifier en profondeur l'idée que nous nous faisons de notre humanité ? allant même parfois jusqu'à désarçonner la raison.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
