Revue de presse La saga de Hilary Mantel est d'une noble étoffe, légère et solide, admirablement servie par la traduction de Fabrice Pointeau et le soin de l'éditeur. Les péripéties évoquent le feuilleton, mais le texte résonne autrement, ailleurs. C'est un songe, l'écho d'un murmure dans le corridor du temps. Quelque part dans le noir, des silhouettes sont arrêtées et mises en marche par une main d'écrivain très sûre. Les voilà qui s'agitent dans un rond de lumière... Les événements sont à échelle humaine, le théâtre des opérations (surtout des trahisons, des disgrâces) est resserré (la taverne, le gibet, le foyer, la chambre), et on ne dépasse pas la perception de Thomas Cromwell, héros de la trilogie. Sans être un monologue intérieur, il s'agit d'une vision à sens unique, portée par un «il» dont le lecteur sait toujours qui il désigne. (Claire Devarrieux - Libération du 9 mai 2013)Voici le premier tome de la trilogie consacrée à Thomas Cromwell, qui va façonner le règne des Tudors... On ne chôme pas sous le règne d'Henri VIII. Toute disgrâce vaut la mort, pour les épouses, maîtresses, ministres et autres. La splendide culture de la Renaissance se déploie - chez les Tudors comme chez les Borgia - sur un fond d'extrême violence et d'ordinaire brutalité. Il y a là de quoi servir l'art de la romancière qui sait aller au fait, soutenir le rythme, sans se perdre en digressions... Le lecteur français découvre un pan mal connu, chez nous, de l'histoire d'Angleterre - surtout à ce moment où la Couronne se forge une théologie économico-politique originale dont nous savons les conséquences. Certes Henri VIII, Wolsey, More, Thomas Cromwell et les autres ignoraient ce qui adviendrait. Hilary Mantel ne l'ignore évidemment pas. C'est le charme et l'ambiguïté du roman historique. (Jean-Maurice de Montremy - Le Journal du Dimanche du 26 mai 2013)Un best-seller ? Soit. Mais le roman, superbement écrit, n'a rien d'une grosse machine insipide faite pour sauter, dès la mise en rayon, en tête des meilleures ventes. Du fait de son ambition et de son exigence, d'abord... l est vrai que la romancière a su dépoussiérer, en narrant l'ascension de Cromwell aux côtés de son mentor, le cardinal Wolsey, un genre qui semblait dormir depuis les époques qu'il raconte : les dialogues, ici, n'ont pas cette odeur de naphtaline, et on ne trouvera aucune de ces descriptions interminables qui ont à tout jamais dégoûté plus d'un ado de la lecture. C'est surtout, au-delà de l'intrigue politico-diplomatique, son pays qu'elle met magistralement en scène, dans le plus subtil tableau qui soit. (Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 30 mai 2013)Historique, la saga de Hilary Mantel l'est d'autant plus que l'auteure est devenue la seule femme a remporter deux fois le Booker Prize, Goncourt du Commonwealth... "Dans l'ombre des Tudors" permettra de découvrir une écrivaine d'une puissance rare, menant d'une main de maître l'ascension de Thomas Cromwell, fils d'un forgeron alcoolique, qui, pour se forger un destin, part guerroyer en Italie, s'initie à la finance dans une banque florentine, revient en Angleterre en tant qu'avocat, survit à la disgrâce de son mentor, le cardinal Wolsey, et devient l'éminence grise du roi... Au spectaculaire, Hilary Mantel préfère l'intime et les dialogues, offrant une méditation sur le pouvoir, la religion et le destin des peuples, qui se joue moins sur les champs de bataille que dans l'intimité des cabinets. (Thomas Mahler - Le Point du 16 mai 2013) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
1535. Thomas Cromwell a affronté l'Eglise catholique et la noblesse anglaise pour permettre à son souverain, Henri VIII, de divorcer de Catherine d'Aragon afin d'épouser Anne Boleyn. Nommé ministre en chef, il doit maintenant gouverner un royaume isolé en Europe, au bord de la guerre civile, tout en faisant face à l'opposition de l'aristocratie et du clergé. Sa tâche est d'autant plus complexe qu'Henri VIII, devant l'incapacité d'Anne Boleyn à lui donner un héritier mâle, convoite désormais la jeune Jeanne Seymour. Manipulations, trahisons et intrigues : Cromwell, en fin stratège, va devoir employer tous les moyens pour satisfaire les désirs du roi, sauver la nation? et sa tête par la même occasion. La Cour devient alors le théâtre d'une véritable tragédie sanguinaire, celle des derniers mois d'Anne Boleyn, dont personne ne sortira indemne.
Années 50. Un abbé anglais porté sur la bouteille et soucieux de conserver intact le paganisme de ses ouailles reçoit une visite. S'il ne s'agissait pas de l'envoyé de l'évêque, on jurerait qu'il est l'incarnation parfaite du Malin.
Le troisième et dernier tome d'une trilogie consacrée à la maison Tudor.Angleterre, 1536. Tandis qu'Henri VIII prépare son mariage avec Jane Seymour, Thomas Cromwell assiste à l'exécution d'Anne Boleyn, l'ancienne épouse du roi. Nommé plus proche conseiller d'Henri, il peut désormais se consacrer aux affaires du royaume et à l'ascension sociale de sa propre famille. Mais son triomphe est de courte durée : à travers toute l'Angleterre et jusqu'aux confins de l'Europe, dans les grandes maisons comme chez les paysans, on prononce son nom avec mépris, et nombreux sont ceux qui voudraient précipiter sa chute. Attaqué de toutes parts, Cromwell entame un périlleux jeu d'équilibre : il sait qu'aucun danger ne vaut celui d'être l'homme de confiance d'un roi capricieux et versatile.
Souad est née en Cisjordanie. Un soir - elle avait dix-sept ans - son père l'a condamnée à mort sur la foi d'une simple rumeur : elle aurait parlé à un garçon. Son beau-frère lui versera une bouteille de pétrole sur les cheveux avant d'y jeter une allumette. Une voisine la sauve et la transporte à l'hôpital. Souad aurait dû mourir. Mais la chance se présente : Jacqueline de l'ONG Surgir la découvre. Après neuf mois d'hôpital, elle peut enfin sortir. Elle accepte aujourd'hui de témoigner pour que nous prenions conscience de l'horreur de ces "crimes d'honneur" impunis. Cet ouvrage a été rédigé avec la collaboration de Marie-Thérèse Cuny.
Née en 1969, Barbara Abel est férue de théâtre et de littérature. A 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre L'esquimau qui jardinait. En 2002, son premier roman, L'Instinct maternel, lui vaut de recevoir le Prix Cognac avant d'être sélectionnée par le jury du Prix du Roman d'Aventure pour Un bel âge pour mourir, récemment adapté à la télévision avec Emilie Dequenne et Marie-France Pisier dans les rôles principaux. S'ensuivent Duelle, La Mort en écho, Illustre Inconnu, Le Bonheur sur ordonnance et La Brûlure du chocolat. Aujourd'hui, ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe. Elle vit à Bruxelles.
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité."
La pensée sauvage" et non "la pensée des sauvages". Car ce livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l'esprit humain : la pensée à l'état sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement. Lévi-Strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d'êtres "sauvages" comparables à tous ceux que la nature engendre sous d'innombrables formes, animales, végétales et minérales. Publiée au milieu des années cinquante, "La pensée sauvage" est aujourd'hui considérée comme l'un des classiques de l'ethnologie contemporaine dont l'influence fut décisive sur l'ensemble des disciplines qui forment le domaine des sciences sociales.
«Véritable roman d'aventures aux innombrables personnages et rebondissements, cette chronique mêle très subtilement histoire et littérature. À lire absolument.»Le PointPour échapper à la galère, Justinien Pibrac devient bourreau officiel du seigneur de Bellerocaille. Le jour de sa première exécution, après quelques maladresses rocambolesques, il parvient finalement à briser les os du condamné. Ainsi débute la saga trépidante des Pibrac, qui deviendront de génération en génération les plus grands bourreaux de tous les temps.Reporter, photographe et écrivain, Michel Folco est l'auteur à succès de En avant comme avant !, Un loup est un loup et Même le mal se fait bien, tous disponibles chez Points.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d'une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de la Renaissance. Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur maître de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son époque. Elles lui sont pourtant très intimement inspirées par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince caché. Bravant tous les interdits et jusqu'à l'autorité suprême du Pape, il commet par amour l'ultime provocation. Le scandale le pousse à l'exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au coeur de son enfance. Peintre voyou, ange ivre, fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l'art et le monde de l'argent et, le premier, fait passer les peintres du statut d'artisans estimés à celui d'artistes reconnus.Sophie Chauveau est écrivain, auteur de romans (Les belles menteuses, Mémoires d'Hélène...), d'essais (Débandade, Sourire aux éclats...), de pièces de théâtre et d'une monographie sur l'art comme langage de l'amour. Elle s'est documentée durant quatre ans pour écrire La passion Lippi.
Après La passion Lippi, poursuivant son voyage unique dans le siècle de Florenc, Sophie Chauveau lève le voile sur la personnalité intime, les amours et la mélancolie fascinante du plus mystérieux des génies de l'histoire de l'art.4e de couverture : Florence, quinzième siècle. Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont autant mêlés dans la capitale toscane. Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnommé depuis l'enfance «botticello» (le petit tonneau) va mener à son apogée la peinture de la Renaissance. Maître d'?uvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d'un Printemps inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque. Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses prophéties apocalyptiques, il continue à peindre avec fougue. Il entretient alors avec Léonard de Vinci une relation faite de rivalité farouche et d'amitié profonde. Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un rêve connu de lui seul. Sophie Chauveau lève le voile sur la personnalité intime, les amours et la mélancolie fascinante du plus mystérieux des génies de l'histoire de l'art. Après La passion Lippi, elle poursuit son voyage unique dans le siècle de Florence.