Le pouvoir exécutif, en principe, est le serviteur du peuple, ou de ses représentants. En réalité, il en est très souvent le maître. Comment expliquer ce mélange de force et de faiblesse, cette oscillation entre la subordination et la tyrannie ? L'objet de ce livre est d'explorer ces contradictions. Pour Harvey C. Mansfield Jr, les conceptions usuelles ne parviennent pas à comprendre l'ambivalence du pouvoir exécutif parce qu'elles partent du présupposé qu'il est un élément évidemment nécessaire de tout gouvernement : elles oublient, ou ignorent, que le pouvoir exécutif est une invention récente, qu'il était inconnu des Grecs et que pour comprendre sa place dans la vie publique moderne il faut remonter au temps où l'on pouvait justement vivre sans lui. L'auteur part donc du grand commentaire de la cité grecque qu'est la Politique d'Aristote ; il considère les premières ébauches de l'exécutif dans le contexte théologico-politique du Moyen Age ; il donne à voir ensuite, dans un chapitre magistral, la découverte, ou l'invention, chez Machiavel du pouvoir exécutif, que plus tard Hobbes organisera en une science nouvelle ; il étudie enfin comment, à l'époque moderne, l'exécutif a été constitutionnalisé, modéré, républicanisé : nous voyons là naître, comme une nouveauté, notre exécutif. Ce livre déploie donc une histoire de la pensée politique, qui est aussi une histoire des grandes formes politiques dans lesquelles l'homme occidental a abrité ses certitudes et ses doutes. Harvey C. Mansfield Jr. est professeur à l'université Harvard. Spécialiste renommé de Machiavel, il est l'un des meilleurs philosophes politiques américains.
Date de parution
12/10/1994
Poids
700g
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EAN
9782213593265
Titre
Le prince apprivoisé
Auteur
Mansfield Harvey Claflin
Editeur
FAYARD
Largeur
0
Poids
700
Date de parution
19941012
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici un livre provocateur, polémique, perturbateur, qui invite ou plutôt qui oblige ses lecteurs à prendre position sur la virilité. Voici une étude totale, embrassant l'histoire, la philosophie, la littérature, l'art et la politique, sur ce phénomène d'abord masculin, brut, amoral, qui s'affiche volontiers intolérant, irrationnel, conquérant, mais qui fait ici l'objet d'un plaidoyer sensible et raisonnable. Voici l'ouvrage incontournable sur le point de résistance anthropologique que notre société indifférenciée, neutre, « dégenrée », hait le plus mais qu'elle échoue à éliminer. Ce sont trois mille ans de culture que nous fait traverser Harvey C. Mansfield. Passant d'Homère à Hemingway, de Platon à Céline, mais aussi de Rousseau à Beauvoir sans oublier Achille, Machiavel ou Clint Eastwood, distinguant la vertu mâle d'affirmation de l'instinct vulgaire de domination, décryptant autrement qu'attendu le féminisme, l'éminent savant et penseur de Harvard montre comment la virilité fait préférer le conflit à la résignation, le risque au confort, l'ordre ou la mutation à la désintégration ou à l'inertie. Ce qui vaut pour les femmes autant que pour les hommes. Et prouve qu'il est temps pour elles et pour eux de sortir la virilité du chômage où on voudrait la confiner en lui redonnant un juste emploi. Titulaire de chaires prestigieuses à Harvard et à Standford, honoré des plus hautes distinctions au sein du monde universitaire et intellectuel aux États-Unis, Harvey C. Mansfield est l'une des voix fortes, paradoxales et contestataires qui combat le politiquement correct dans l'Amérique d'aujourd'hui.
Depuis le début du XXIe siècle, la Bolivie connaît des changements historiques importants. L'élection d'Evo Morales, premier président indien en Amérique latine, et les changements constitutionnels qui ont accompagné ce processus ont redessiné le paysage institutionnel de ce pays. Pour comprendre ces bouleversements, il faut avoir une interprétation globale de l'histoire constitutionnelle de la Bolivie. La question centrale qui se pose au moment de la naissance du constitutionnalisme bolivien est celle, implicite dans la pensée de Simôn Bolivar, de la conciliation entre la légitimité démocratique et la nécessaire puissance de l'État. Ce problème traditionnel de la théorie constitutionnelle se pose avec une acuité particulière sur le continent américain au moment des indépendances, comme si les anciennes colonies concentraient les contradictions et les perspectives de l'expérience européenne. Confrontées à la nécessité d'inventer une nouvelle logique politique, imprégnées de théories antiques et modernes tout en faisant reposer leur nouvelle expérience sur la fiction de la tabula rasa, les nouvelles Républiques doivent affirmer l'existence de l'État-Nation, lui attacher une légitimité théorique et, en même temps, contrôler l'exercice du pouvoir sur ces territoires investis par l'idée d'indépendance. Cet ouvrage revient aux origines théoriques du pouvoir exécutif à partir de l'étude du cas bolivien. Il analyse comment le constitutionnalisme moderne essaya de concilier les notions de force et de légitimité par l'élaboration de ce que Jean-René Garcia appelle un consensus sur le pouvoir exécutif ambivalent réalisé lors de Temps Historiques Constitutionnels. Ce livre est l'un des premiers à étudier l'ensemble de l'histoire constitutionnelle de la Bolivie à travers la notion d'ambivalence du pouvoir exécutif. Comme le dit Harvey C. Mansfield dans sa préface : "Le texte qui suit est un modèle d'analyse rigoureuse en science politique".
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).