L'auteur, professeur à New York University et à l'Institut d'Études politiques de Paris, poursuit dans cet ouvrage un projet paradoxal. Il s'agit, en effet, de dégager les traits aussi bien aristocratiques que démocratiques du gouvernement représentatif. Contrairement à une opinion communément reçue, l'élection n'est pas l'instrument démocratique par excellence. Des Athéniens à Rousseau, la démocratie impliquait d'ailleurs d'autres modes de désignation des responsables. Comment un mode de gouvernement qui passait plutôt jusqu'au XVIIIe siècle pour aristocratique peut-il aujourd'hui être considéré comme une des formes privilégiées de la démocratie ? Quelle énigme enferme donc un dispositif institutionnel pour faire l'objet d'interprétations si diverses ? C'est à cette question que Bernard Manin tente ici de répondre dans un style limpide et avec une précision documentaire remarquable.Un ouvrage qui convient parfaitement à l'attente des étudiants en sciences politiques, et intéressera aussi bien l'historien que le philosophe. --Paul Klein
Nombre de pages
347
Date de parution
06/10/2012
Poids
246g
Largeur
108mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782081286184
Titre
Principes du gouvernement représentatif
Auteur
Manin Bernard
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
246
Date de parution
20121006
Nombre de pages
347,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence. Démocratie n'équivalait alors pas à gouvernement représentatif ; c'est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats. Que s'est-il donc passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux Etats-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Dans cet essai, Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.
L'auteur, professeur à New York University et à l'Institut d'Études politiques de Paris, poursuit dans cet ouvrage un projet paradoxal. Il s'agit, en effet, de dégager les traits aussi bien aristocratiques que démocratiques du gouvernement représentatif. Contrairement à une opinion communément reçue, l'élection n'est pas l'instrument démocratique par excellence. Des Athéniens à Rousseau, la démocratie impliquait d'ailleurs d'autres modes de désignation des responsables. Comment un mode de gouvernement qui passait plutôt jusqu'au XVIIIe siècle pour aristocratique peut-il aujourd'hui être considéré comme une des formes privilégiées de la démocratie ? Quelle énigme enferme donc un dispositif institutionnel pour faire l'objet d'interprétations si diverses ? C'est à cette question que Bernard Manin tente ici de répondre dans un style limpide et avec une précision documentaire remarquable. Un ouvrage qui convient parfaitement à l'attente des étudiants en sciences politiques, et intéressera aussi bien l'historien que le philosophe. --Paul Klein
Le pouvoir doit limiter le pouvoir, afin d’éviter le despotisme. Bernard Manin éclaire le sens et les difficultés de cette idée décisive en revenant à la pensée de Montesquieu, fondatrice pour la politique moderne.Comment le recours à des lois fixes borne-t-il de l’intérieur la souveraineté ? Pourquoi y a-t-il en politique un seul mal, le gouvernement despotique, mais plusieurs biens ? En quoi consiste la séparation des pouvoirs ? La vertu républicaine est-elle compatible avec le commerce ...Cet ouvrage rassemble des études sur Montesquieu jusqu’ici dispersées, ainsi qu’un long essai inédit consacré à sa théorie de la monarchie. Il constitue une contribution majeure à l’interprétation des écrits de Montesquieu, saisis dans leur contexte historique, mais aussi à la théorie politique du gouvernement modéré, ce régime dont le propre est de « combiner les puissances » afin de mettre chacune « en état de résister aux autres ».
Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence. Démocratie n'équivalait alors pas à gouvernement représentatif ; c'est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats. Que s'est-il donc passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux États-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Dans cet essai, Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.