RECHERCHE SUR LA NATURE DE LA SOCIETE. Addition à la seconde édition (1723) de "La fable des abeille
Mandeville Bernard
ACTES SUD
6,10 €
Épuisé
EAN :9782742720637
Plus grande est la variété des commerces et des manufactures, plus ils exigent de travail, et plus ils sont divisés en de nombreuses branches, plus nombreux seront ceux qui peuvent être contenus dans une société sans se gêner les uns les autres, et plus facilement ils pourront devenir un peuple riche, puissant et prospère. Il y a peu de vertus qui donnent du travail, aussi peuvent-elles rendre une petite nation vertueuse, mais elles ne sauraient en faire une grande. Etre fort et laborieux, patient dans les difficultés et assidu à toutes ses affaires, ce sont des qualités louables; mais comme elles font elles-mêmes leur travail, de même elles sont à elles-mêmes leur récompense, et ni l'art ni l'industrie ne leur ont jamais eu d'obligation, tandis que l'excellence de la pensée et de l'invention humaines n'ont jamais été et ne sont encore nulle part plus éclatantes que dans la variété des outils et des instruments dont se servent les ouvriers et les artisans et dans la multiplicité des machines qui ont été inventées soit pour prêter assistance à la faiblesse de l'homme, remédier à ses nombreuses imperfections, flatter sa paresse, soit pour prévenir son impatience.
Nombre de pages
94
Date de parution
02/11/1998
Poids
70g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782742720637
Titre
RECHERCHE SUR LA NATURE DE LA SOCIETE. Addition à la seconde édition (1723) de "La fable des abeille
Auteur
Mandeville Bernard
Editeur
ACTES SUD
Largeur
110
Poids
70
Date de parution
19981102
Nombre de pages
94,00 €
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Vénus la Populaire ou Apologie des Maisons de Joie de Bernard de Mandeville, publié en Angleterre en 1724, est traduit en français dès 1727. Incisif et sarcastique, à l'image de ses autres écrits satiriques sur les moeurs et les vices de son époque, il pose des questions encore débattues aujourd'hui : faut-il légaliser et organiser la prostitution ou la combattre ? Pour Mandeville, qui aspire à une débauche publique contrôlée gérée par des ecclésiastiques et des laïcs, " le commerce avec les femmes publiques est moins criminel en lui-même et moins préjudiciable à la Société, que les débauches commises avec d'autres femmes ou filles ", idée déjà défendue dans l'Antiquité. Médecin, Mandeville sait bien que l'homme est en proie aux passions. Aussi, se moque-t-il des Réformateurs anglais qui, en s'illusionnant sur la modestie et la vertu, ont fermé les maisons, persécuté les filles de joie, ce qui a engendré des désordres et aggravé la corruption des moeurs. À l'inverse, il propose une prostitution maîtrisée au sein de lupanars qualifiés de " Temples à Vénus la Populaire ". Thèse reprise en 1770 par Restif de la Bretonne et qui dessine le système règlementariste mis en place par Napoléon en 1805. L'institution des maisons closes qui se généralisera dans toute l'Europe, durera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, mais perdurera sous diverses formes dans de nombreux pays. Voici trois siècles, Mandeville mettait en avant les justifications toujours utilisées par les réglementaristes : bonne tenue des maisons, supervision policière, hygiène et surveillance médicale. Il envisage aussi l'élimination des courtisanes dites " ambulantes " qui seraient emprisonnées ou déportées aux colonies, ce qui préfigure les débats du XIXe siècle entre soumises et insoumises, filles de maisons et filles de rues. Balayant d'un revers de phrase les objections religieuses, il estime que son système produira plus de bien que de mal, l'essentiel étant d'éviter la corruption du corps social tout entier. Les partisans du néo-réglementarisme et les tenants du libéralisme généralisé qui revendiquent le libre exercice de la prostitution dite volontaire, pourront méditer sur la fortune des utopies.
Mandeville Bernard ; Bartoli Daniel ; Dagognet Fra
Traduite ici pour la première fois en vers, accompagnée d'un texte en prose, la "Fable des abeilles" réserve bien des surprises. "Mandeville a renouvelé les fondements de l'activité économique. Le bien-être découle du gaspillage, de la rivalité. Cessons de croire à un quelconque altruisme!", écrit François Dagognet dans sa préface. Visioncynique, lucide ou pathétique de l'homme, la question reste ouverte et plus actuelle que jamais.
Résumé : Cette fable politique du XVIIIe siècle, trop souvent réduite à l'idée que "les vices privés font les vertus publiques", est ici présentée par Dany-Robert Dufour. Il montre dans son introduction pourquoi ce texte est le ferment de la pensée libérale et comment, dès sa sortie en 1723, il déclenche un scandale, les esprits bien-pensants de l'époque jugeant l'ouvrage pernicieux et diabolique. Bernard de Mandeville démonte dans une fable aussi impudente qu'effrontée les artefacts de la morale commune. Contrairement à Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Mandeville le conçoit comme un véritable fripon. Cette fable, publiée dans une nouvelle traduction, est accompagnée d'autres textes de l'auteur qui permettent de comprendre l'importance de l'utilité sociale de l'égoïsme et les ressorts économiques de la prospérité.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.