
RECHERCHE SUR LA NATURE DE LA SOCIETE. Addition à la seconde édition (1723) de "La fable des abeille
Plus grande est la variété des commerces et des manufactures, plus ils exigent de travail, et plus ils sont divisés en de nombreuses branches, plus nombreux seront ceux qui peuvent être contenus dans une société sans se gêner les uns les autres, et plus facilement ils pourront devenir un peuple riche, puissant et prospère. Il y a peu de vertus qui donnent du travail, aussi peuvent-elles rendre une petite nation vertueuse, mais elles ne sauraient en faire une grande. Etre fort et laborieux, patient dans les difficultés et assidu à toutes ses affaires, ce sont des qualités louables; mais comme elles font elles-mêmes leur travail, de même elles sont à elles-mêmes leur récompense, et ni l'art ni l'industrie ne leur ont jamais eu d'obligation, tandis que l'excellence de la pensée et de l'invention humaines n'ont jamais été et ne sont encore nulle part plus éclatantes que dans la variété des outils et des instruments dont se servent les ouvriers et les artisans et dans la multiplicité des machines qui ont été inventées soit pour prêter assistance à la faiblesse de l'homme, remédier à ses nombreuses imperfections, flatter sa paresse, soit pour prévenir son impatience.
| Nombre de pages | 94 |
|---|---|
| Date de parution | 02/11/1998 |
| Poids | 70g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782742720637 |
|---|---|
| Titre | RECHERCHE SUR LA NATURE DE LA SOCIETE. Addition à la seconde édition (1723) de "La fable des abeille |
| Auteur | Mandeville Bernard |
| Editeur | ACTES SUD |
| Largeur | 110 |
| Poids | 70 |
| Date de parution | 19981102 |
| Nombre de pages | 94,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

PENSEES LIBRES SUR LA RELIGION, SUR L'EGLISE, ET SUR LE BONHEUR NATIONAL. SECONDE EDITION REVUE, CO
MANDEVILLE BERNARDSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER54,00 € -

La Ruche bourdonnante ou les crapules virées honnêtes
Mandeville Bernard ; Bartoli Daniel ; Dagognet FraTraduite ici pour la première fois en vers, accompagnée d'un texte en prose, la "Fable des abeilles" réserve bien des surprises. "Mandeville a renouvelé les fondements de l'activité économique. Le bien-être découle du gaspillage, de la rivalité. Cessons de croire à un quelconque altruisme!", écrit François Dagognet dans sa préface. Visioncynique, lucide ou pathétique de l'homme, la question reste ouverte et plus actuelle que jamais.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,20 € -

Vénus la Populaire ou Apologie des maisons de joie
Mandeville Bernard de ; Chaleil MaxVénus la Populaire ou Apologie des Maisons de Joie de Bernard de Mandeville, publié en Angleterre en 1724, est traduit en français dès 1727. Incisif et sarcastique, à l'image de ses autres écrits satiriques sur les moeurs et les vices de son époque, il pose des questions encore débattues aujourd'hui : faut-il légaliser et organiser la prostitution ou la combattre ? Pour Mandeville, qui aspire à une débauche publique contrôlée gérée par des ecclésiastiques et des laïcs, " le commerce avec les femmes publiques est moins criminel en lui-même et moins préjudiciable à la Société, que les débauches commises avec d'autres femmes ou filles ", idée déjà défendue dans l'Antiquité. Médecin, Mandeville sait bien que l'homme est en proie aux passions. Aussi, se moque-t-il des Réformateurs anglais qui, en s'illusionnant sur la modestie et la vertu, ont fermé les maisons, persécuté les filles de joie, ce qui a engendré des désordres et aggravé la corruption des moeurs. À l'inverse, il propose une prostitution maîtrisée au sein de lupanars qualifiés de " Temples à Vénus la Populaire ". Thèse reprise en 1770 par Restif de la Bretonne et qui dessine le système règlementariste mis en place par Napoléon en 1805. L'institution des maisons closes qui se généralisera dans toute l'Europe, durera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, mais perdurera sous diverses formes dans de nombreux pays. Voici trois siècles, Mandeville mettait en avant les justifications toujours utilisées par les réglementaristes : bonne tenue des maisons, supervision policière, hygiène et surveillance médicale. Il envisage aussi l'élimination des courtisanes dites " ambulantes " qui seraient emprisonnées ou déportées aux colonies, ce qui préfigure les débats du XIXe siècle entre soumises et insoumises, filles de maisons et filles de rues. Balayant d'un revers de phrase les objections religieuses, il estime que son système produira plus de bien que de mal, l'essentiel étant d'éviter la corruption du corps social tout entier. Les partisans du néo-réglementarisme et les tenants du libéralisme généralisé qui revendiquent le libre exercice de la prostitution dite volontaire, pourront méditer sur la fortune des utopies.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,00 € -

La fable des abeilles
Mandeville Bernard de ; Dufour Dany-RobertRésumé : Cette fable politique du XVIIIe siècle, trop souvent réduite à l'idée que "les vices privés font les vertus publiques", est ici présentée par Dany-Robert Dufour. Il montre dans son introduction pourquoi ce texte est le ferment de la pensée libérale et comment, dès sa sortie en 1723, il déclenche un scandale, les esprits bien-pensants de l'époque jugeant l'ouvrage pernicieux et diabolique. Bernard de Mandeville démonte dans une fable aussi impudente qu'effrontée les artefacts de la morale commune. Contrairement à Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Mandeville le conçoit comme un véritable fripon. Cette fable, publiée dans une nouvelle traduction, est accompagnée d'autres textes de l'auteur qui permettent de comprendre l'importance de l'utilité sociale de l'égoïsme et les ressorts économiques de la prospérité.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,90 €
Du même éditeur
-

LE CIEL OUVERT
MATHIEU/ZALKOA l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.EN STOCKCOMMANDER9,20 € -

Les orphelins. Une histoire de Billy the Kid
Vuillard EricSoudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.EN STOCKCOMMANDER20,90 € -

Le gardien du camphrier
Higashino Keigo ; Thetiot LizaReito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.EN STOCKCOMMANDER23,00 € -

Eldorado
Gaudé LaurentLa double trajectoire d'un policier des frontières qui perd le sens de sa mission et d'un jeune émigrant soudanais qui tente d'atteindre l'Eldorado européen.A Catane, le commandant Salvatore Piracci surveille les frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe, il navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune... en sacrifiant parfois leur vie, car il n'est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui avaient promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit. Un jour, c'est justement une survivante de l'un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie. Touché par l'histoire qu'elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l'humanité... et entreprend un grand voyage.Au Soudan, pour Soleiman et son frère Jamal, c'est le grand jour : ils ont enfin amassé la somme d'argent qui leur permettra de quitter le pays et le continent pour une vie meilleure. Mais les jeunes gens sont bientôt séparés par le destin. Soleiman rencontre Boubakar le boiteux et c'est avec ce nouveau compagnon qu'il poursuivra - d'Al Zuwarah à Ghardaïa, Oujda, puis Ceuta... - son voyage vers l'Eldorado européen. Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise.EN STOCKCOMMANDER8,20 €
