Armes européennes. Histoire d'une collection au musée du Louvre
Malgouyres Philippe ; Durand Jannic
GOURCUFF GRADEN
39,00 €
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EAN :9782353401819
Présentation de l'éditeur De l'épée de Charlemagne au poignard de Gauguin, la collection d'armes européennes au musée du Louvre a compté quelque trois cents pièces. La plupart sont inédites et peu connues du public, car elles sont parfois déposées dans d'autres institutions. Pour la première fois, cette collection est présentée et étudiée dans son ensemble. Les chefs-d'oeuvre conçus en Italie par Antonio del Pollaiuolo ou les Negroli y côtoient les armes de provenance royale, tel le morion d'or de Charles IX, ou les épées d'académiciens, les souvenirs napoléoniens et toutes sortes de curiosités. Cette collection n'est pas née du désir de constituer une référence, mais s'est sédimentée au fil des révolutions et des dons faits par les collectionneurs. Tantôt témoin de l'histoire de la nation, tantôt mémoire du goût des amateurs du XIXe siècle, elle possède une physionomie unique que cet ouvrage présente désormais. Le public y découvrira ces armes et ces armures longtemps oubliées, mais aussi ceux qui les ont réalisées, utilisées et collectionnées.
Nombre de pages
190
Date de parution
12/06/2014
Poids
1 480g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9782353401819
Titre
Armes européennes. Histoire d'une collection au musée du Louvre
Auteur
Malgouyres Philippe ; Durand Jannic
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
246
Poids
1480
Date de parution
20140612
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
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A travers plus de trois cents objets, c'est une histoire de l'ivoirerie européenne qui est proposée dans cet ouvrage. La riche collection du Louvre y est dévoilée, souvent pour la première fois. Ces oeuvres ont parfois une provenance illustre - elles ont appartenu à Louis XIV, Marie-Antoinette, la marquise de Pompadour. Modestes ou somptueuses, certaines commémorent tel événement historique, le sacre de Napoléon, le mariage d'une princesse de Saxe ou la campagne d'Allemagne. Mais cette collection écrit aussi une histoire du goût, et parfois des errements de la science... Elle a été assemblée grâce à la patience et à la passion de grands collectionneurs du XIXe siècle : Pierre Révoil, Charles Sauvageot, Adolphe Thiers et la baronne Salomon de Rothschild, notamment. Les pièces étudiées sont d'une très grande variété, reliefs, statuettes, armes, éventails, armes, vases enrichis de montures d'orfèvrerie, couteaux, objets de curiosité, et comprennent aussi des objets de Ceylan, du Japon, d'Afrique ou du Mexique.
L'arrivée au musée du Louvre d'un objet ayant appartenu aux collections royales est toujours un événement singulier, une sorte de retour, puisque le musée fut constitué à la Révolution à partir des trésors de la Couronne. Elle est ici particulièrement émouvante, car il ne s'agit pas de l'une de ces peintures ou sculptures collectionnées par les souverains pour être admirées, mais d'un objet précieux et intime, dont la préservation tient du miracle. Acquis par François Ier, passé en Angleterre pendant plus de trois siècles, le livre d'heures retrouve au musée les très rares oeuvres des collections des Valois qui nous soient parvenues et permet de faire revivre un peu de la splendeur de cette période faste. Cet extraordinaire objet est passé entre les mains des plus grands collectionneurs. Philippe Malgouyres nous conte les pérégrinations au terme desquelles le livre revint à Paris, et nous invite à nous pencher sur ce joyau unique afin de comprendre comment il fut conçu et de découvrir qui le reçut des mains de François Ier.
Farah Pahlavi, impératrice d'Iran, est l'une des personnalités parmi les plus remarquables de notre époque. Jeune étudiante aux Beaux-Arts de Paris, Farah Diba devient à vingt et un ans en décembre 1959 l'épouse du Shah d'Iran. Mère de quatre enfants, elle partage les grandes heures et les vicissitudes du règne de Mohammad Reza. Elle accomplit à ses côtés une oeuvre sociale et culturelle considérable et l'accompagne ou le représente dans de nombreux déplacements officiels à l'étranger. Son action lui vaut d'être couronnée par le Shah en 1967, première épouse d'un souverain dans un pays musulman attestant aux yeux du monde entier un progrès éclatant de la condition féminine. Après la révolution iranienne survenue en 1979 et la mort du Shah, malgré des circonstances dramatiques, le décès de deux de ses enfants, et les rigueurs de l'exil, Farah Pahlavi défend sans relâche la mémoire de son mari et de son règne et maintient une présence constante auprès de son fils Reza. Sa dignité et son courage lui valent le respect et l'adhésion de très nombreux Iraniens jusque dans son pays malgré les menaces persistantes d'une dictature obscurantiste et cruelle. Pour la première fois et avec de nombreuses images inédites, elle ouvre pour nous l'album de sa vie assorti de ses commentaires manuscrits.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.