Telliamed. Entretien d’un philosophe indien avec un missionnaire français sur la diminution de la me
Maillet Benoît de ; Cohen Claudine
MILLON
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EAN :9782841374083
Le Telliamed porte en titre l'anagramme du nom de Benoît de Maillet (1656-1738), Consul de France en Égypte, dignitaire du régime de Louis XIV puis de Louis XV, qui fut aussi l'auteur clandestin de ce traité libertin et sulfureux.Le philosophe indien Telliamed propose, dans un dialogue situé au Caire en 1715, une explication mécaniste de la formation de la Terre fondée sur l'observation de la superposition de ses couches et des fossiles marins trouvés au sommet des montagnes. Il affirme, pour la première fois dans un texte scientifique, la très longue durée de l'histoire du globe (plus de deux milliards d'années) et l'origine de tous les êtres vivants, y compris l'Homme, dans la mer.Honni par la critique religieuse, ridiculisé par Voltaire mais lu en secret par Buffon et connu de Darwin, Telliamed fut célébré comme un précurseur (discuté) des idées évolutionnistes. Sa volonté d'appréhender la Terre comme un système, et de penser le destin de l'humanité en lien avec celui de notre planète, fait écho aujourd'hui à nos préoccupations: Le sort futur de notre Terre est incertain, prévient le philosophe indien...Le texte circula à partir de 1720 sous la forme de manuscrits clandestins. Il ne fut publié qu'en 1748, remanié par l'Abbé Le Mascrier que Maillet avait chargé de cette édition, et qui s'est employé à en brouiller le caractère antireligieux.La présente édition annotée donne à lire dans toute sa richesse et sa complexité cette ?uvre cruciale pour l'histoire des sciences de la nature.Claudine Cohen, est spécialiste de l'histoire des sciences de la Vie et de la Terre, Directrice d'Études à l'EHESS et à l'EPHE/PSL (Laboratoire Biogéosciences).Elle est l'auteur, parmi de nombreux ouvrages, de Science, Libertinage et clandestinité à l'aube des Lumières. Le Transformisme de Telliamed (PUF 2011) et de la première édition en langue anglaise de la Protogée de Leibniz (avec André Wakefield, Chicago, 2008).Ses travaux d'histoire et de philosophie de la géologie ont été couronnés par la Société Géologique de France (Prix international Eugen Wegmann 2012) et par la Geological Society of America (Prix Mary C. Rabbitt 2023).
Nombre de pages
320
Date de parution
06/10/2023
Poids
692g
Largeur
160mm
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EAN
9782841374083
Titre
Telliamed. Entretien d’un philosophe indien avec un missionnaire français sur la diminution de la me
Auteur
Maillet Benoît de ; Cohen Claudine
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
692
Date de parution
20231006
Nombre de pages
320,00 €
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Catherine Maillet Prenez soin de votre sol Paillages, amendements, engrais verts… Chaque jardin a son propre sol, plus ou moins argileux, sableux ou calcaire. Et chaque sol a sa propre histoire. S’il a été malmené, dopé, tassé, labouré en profondeur, il a besoin de votre aide… Partez à la rencontre de votre terre ! – Ce cahier, ludique et interactif, vous accompagne dans la connaissance de votre sol : tests de texture, analyse du pH, observation de la faune, plantes bio-indicatrices… – Prenez soin de votre terre en vous rappelant les principes fondamentaux : limiter le travail du sol, ne pas laisser la terre nue, limiter les engrais, arroser avec précaution et selon la nature de votre terre. – Adaptez vos pratiques en fonction de votre sol : quand pailler, avec quoi, quel engrais vert semer, comment arroser… vous trouverez toutes les solutions à vos questions et pourrez même vous lancer dans la culture sur buttes (terre engorgée) et le montage de lasagnes (terre pauvre). Et si vous jardiniez autrement ?
Le réchauffement climatique et les limites des ressources de la planète interrogent notre mode de vie et l'espérance d'accéder au bien-être, voire au bonheur. Le bonheur individuel se rencontre dans les bras du bien-être qui se construit collectivement, en dépassant la dualité entre matérialité et spiritualité. La dimension anthropologique de cette intuition a besoin d'un voyage dans le temps pour explorer les traces encore perceptibles des chemins de la félicité à différentes époques. "Au-delà du regard" est la clé d'un tel voyage, depuis les origines de l'humanité, les cultures, religions et spiritualités, ainsi que le domaine de l'art, jusqu'à l'art contemporain, comme activité de l'esprit "En quête de sens" . Enfin, le lecteur pourra apprécier les richesses de ce panorama des reliefs de "l'esprit aux prises avec la vie" à l'aune d'un regard furtif porté sur les réalités du monde pour en dégager sa propre vision émancipatrice au fil des résonances de son humanité.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Cette anthologie souhaite mettre en lumière une mémoire religieuse du corps féminin à l'époque moderne, dans les couvents et hors des couvents. Elle explore les principaux aspects de cette corporalité féminine, en expose la nature, la plasticité et les enjeux par le prisme d'un genre majeur du temps, celui de la Vie sainte, en faisant (re)découvrir par ce biais une littérature hagiographique souvent méconnue car trop longtemps cantonnée aux seuls champs de l'historiographie religieuse ou de la bigoterie. Quelle exemplarité ces représentations du corps féminin servent-elles ? Quelle agentivité féminine parviennent-elles à suggérer ? Racontent-elles seulement la norme dévote ou au contraire son débordement ? Que faire, hier et aujourd'hui, de ces envahissants scénarios d'incarnation, de ces cadavres qui embaument ou guérissent, de cette exhibition constante des plaies, du sang et de la pourriture, dont les auteurs font la matière étrange d'un discours qui édifie quand il horrifie, qui fascine et dégoûte à la fois ? Quelle vertu mystique ou dévotionnelle donner à cette compilation de symptômes, à cette insatiabilité à se faire mal ou à soigner l'autre ? Pourquoi les biographes racontent-ils surtout le corps pour dire la sainteté féminine et que disent-ils ainsi du féminin, aux marges du discours canonique ? Quelle place ces récits laissent-ils à un pur excès de chair, à un fonds obscur par lequel se dit la haine du couvent, le désir du blasphème, le désir de mort, le fantasme érotique, l'aporie de la vocation religieuse, la souffrance ou la jouissance de la discipline, la frustration sexuelle, le poids du harcèlement, le désir d'émancipation ? Ces questionnements, pris comme autant de fils conducteurs, permettront de révéler la richesse anthropologique mais aussi littéraire de cet étonnant corpus ancien.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.