Gagnons sans savoir comment. Représentations du Système de Law du XVIIIe siècle à nos jours
Magnot-Ogilvy Florence
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753552142
Moment de crise par excellence, le Système de Law, son ascension et sa chute, activent ou réactivent, en ce premier quart du XVIIIe siècle, des enjeux et des débats essentiels à la manière de comprendre alors le monde, d'encourager la prospérité ou de concevoir les relations sociales. Si toutes les histoires littéraires consacrent quelques lignes à la banqueroute de Law et aux bulles spéculatives, force est de constater la récurrence du matériau et du corpus utilisés (en France, la figure du fils d'Eole puissamment brossée par Montesquieu ; en Angleterre, la fantasque et ambivalente Lady Credit imaginée par Defoe journaliste). L'ambition de ce volume est de multiplier les prises, les corpus et les approches à la fois pour affiner la vision et l'analyse de cet événement de l'actualité de 1720, mais aussi pour le saisir dans un empan temporel et géographique plus large. La perspective consiste à examiner le Système comme une machine à construire - et à détruire - du crédit, de la croyance, de la confiance, mais aussi à produire, au fil des années et des siècles, des textes, des images, des conversations, de la pensée, du débat, sans que cette approche culturelle minore pour autant la charge idéologique qui continue d'être attachée aux réflexions sur les rapports entre l'argent, le crédit, la spéculation, les intérêts individuels et l'équilibre de la vie sociale. Les analyses historiques permettent une connaissance plus claire et précise du phénomène par le biais des archives et des chiffres, mais ce dernier n'en reste pas moins une source vive de prises de position, d'interprétations et de représentations plus ou moins fantasmatiques et, en cela, il intéresse les études littéraires et culturelles.
Nombre de pages
383
Date de parution
27/04/2017
Poids
564g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753552142
Titre
Gagnons sans savoir comment. Représentations du Système de Law du XVIIIe siècle à nos jours
Auteur
Magnot-Ogilvy Florence
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
564
Date de parution
20170427
Nombre de pages
383,00 €
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A la suite d'un naufrage, le noble Iphicrate et son serviteur Arlequin échouent sur une étrange terre, où les rôles sont inversés entre maîtres et valets. En transformant le théâtre en une île utopique, Marivaux met en scène de nouveaux rapports sociaux, fragiles et ambigus, où se reflètent tous les paradoxes de la société des Lumières. Dénonciation de la cruauté des puissants, L'Ile des esclaves (1725), pièce exubérante qui oscille entre la facétie parodique et la gravité philosophique, est un petit bijou qui n'a pas fini de dévoiler ses secrets. 1. Lectures et mises en scène de L'Ile des esclaves 2. Images du valet au XVIIIe siècle 3. Mésalliances 4. Iles et utopies 5. Comédie et philosophie : les germes de la subversion
A l'aube du XVIIIe siècle se met en place une économie fondée sur la circulation et les échanges productifs. La littérature et les arts s'intéressent, dans ce contexte, au recyclage des restes et à la récupération. Déchets, rebuts, pertes, exclus en tout genre, représentés dans la fiction ou sur les scènes de théâtre, suscitent un regard et une réflexion nouvelles et interrogent la valeur marchande. Ce questionnement ouvert s'applique aussi bien aux choses inanimées qu'aux êtres vivants et sensibles. Ainsi s'esquisse une critique de la rentabilisation et de l'échange commercial et se développe un contre-discours revendiquant le droit à la gratuité et au gaspillage. Réunissant des spécialistes de différentes disciplines, cet ouvrage propose une plongée dans l'imaginaire du XVIIIe siècle. Il en explore un versant sombre voire honteux. Les questions qu'il soulève sont encore les nôtres aujourd'hui.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.