Entreprises et entrepreneurs en Algérie et dans l'immigration. Essai de sociologie économique
Madoui Mohamed
KARTHALA
26,00 €
Epuisé
EAN :9782811105464
S'appuyant sur des enquêtes de terrain conduites en France et en Algérie entre 2001 et 2008, cet ouvrage cherche à identifier les motivations des entrepreneurs et à saisir les logiques d'action qu'ils mettent à l'oeuvre dans l'acte d'entreprendre. Qu'est-ce qui fonde finalement l'acte d'entreprendre et l'éthique entrepreneuriale ? Au-delà de l'analyse économique de l'acteur rationnel maximisant les opportunités de gain, il est question ici d'autres facteurs non économiques qui résultent d'interactions sociales en rapport à des environnements politiques, socioculturels et religieux particuliers et qui permettent de mieux comprendre les manières d'être et d'agir des entrepreneurs. En s'intéressant aux autres dimensions de l'encastrement, l'auteur tente de développer une réflexion sur l'impact de la religion musulmane sur la conduite et le rôle que jouent certains contenus de croyance dans la gestion de la petite entreprise algérienne. Dans une visée ethnographique, cet ouvrage donne à voir le travail de l'entrepreneur aux prises avec son projet et les marchés, son entreprise et ses employés, son territoire et ses réseaux sociaux : familiaux, communautaires, ethniques, politiques parfois. En choisissant d'entreprendre là où leurs réseaux de relations sont les plus nombreux, les chefs d'entreprises exploitent toutes les ressources et toutes les opportunités leur permettant d'accéder à de nouveaux marchés et de mener à bien leur projet entrepreneurial.
Nombre de pages
261
Date de parution
02/01/2012
Poids
440g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811105464
Auteur
Madoui Mohamed
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20120102
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261,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La création de la réserve est inséparable du contexte historique qui suit la cuisante défaite de l'armée française à Sedan en 1870 dans la guerre qui l'opposait aux forces armées prussiennes, beaucoup plus nombreuses en effectifs et mieux préparées. Tirant les leçons de cette débâcle et s'inspirant de l'organisation militaire prussienne, la réunion des ORSEM décida de créer un corps d'officiers de réserve de service d'état-major, recrutés essentiellement parmi les élites des plus grandes écoles françaises. Fruit d'une enquête empirique conduite en 2001 auprès des officiers de réserve spécialistes d'état-major de l'armée de terre, cet ouvrage a pour ambition d'analyser les trajectoires individuelles et socioprofessionnelles de ces civils " militaires à temps partiel ". Quelles sont leurs motivations et les déterminants de leur décision d'engagement ? Quelle typologie peut-on établir à partir de leurs motivations, de leurs représentations militaires et de leurs trajectoires sociales ? Avec la fin de la conscription et la mise en place de la professionnalisation, cet ouvrage met le doigt sur les difficultés que rencontre une armée de métier non seulement en matière de recrutement mais aussi de formation et de fidélisation des cadres réservistes. C'est en définitive la notion même de la réserve qui est ici remise en question et qu'il faut revisiter à la lumière des évolutions récentes du monde militaire.
Les petites et moyennes entreprises connaissent depuis vingt ans un essor constant dans les pays du Maghreb. Actrices du processus de modernisation des économies, elles sont considérées comme un outil de création d'emplois, d'innovation et de développement des territoires. À partir d'approches localisées et basées sur des enquêtes de terrain, cet ouvrage explore la diversité de l'entrepreneuriat maghrébin en Algérie et en Tunisie, à la lumière d'une expérience libyenne et de l'analyse de la notion " d'informalité " dans l'économie marocaine. Dans un souci de ne pas réduire l'action de l'entrepreneur à sa seule finalité économique, l'originalité des contributions proposées ici est de mettre l'accent sur la complexité sociétale de "l'entreprendre" : la variété des types d'entreprises (de la micro-entreprise à la PME) au coeur des mutations socio-économiques et institutionnelles contemporaines ; la diversité des motivations et des stratégies de leurs protagonistes tant sur le plan des facteurs psychosociologiques que du point de vue des dynamiques relationnelles et du capital social. L'entrepreneuriat est appréhendé comme un mouvement de société, entraîné par des acteurs émergents : la femme, à l'heure où nous assistons à une féminisation d'activités qui relevaient jusqu'à présent du monopole masculin ; les populations issues de l'immigration et de la mobilité entre les deux rives, engagées dans une dynamique de transferts et de réinvestissements au pays d'origine. Ce livre questionne enfin les dispositifs mis en place par les pouvoirs publics et les collectivités locales pour soutenir l'action des entrepreneurs dans leur capacité à générer des projets de développement local et territorial.
Lallement Michel ; Madoui Mohamed ; Abedou Abderra
L'ouvrage s'interroge sur la nature et les pratiques des petites et moyennes entreprises dans leur capacité à développer des formes de gouvernance plus performantes. Il est structuré autour de deux thématiques principales : la première porte sur la production de la gouvernance à partir d'une triple approche institutionnelle, territoriale et du rôle des acteurs dans la dynamique entrepreneuriale. La seconde se penche sur la stratégie de gouvernance des petites et moyennes entreprises analysées par des chercheurs français et algériens à partir du point de vue du management et des pratiques sociales. L'intérêt de ces contributions réside dans la diversité des analyses et des disciplines convoquées pour aider à la compréhension de la nature des PME et de leurs pratiques de gestion. L'ouvrage reprend une partie des communications présentées lors du colloque international d'Alger organisé en juin 2003 et qui portait sur le thème de la gouvernance et du développement des PME-PMI. Il prolonge ainsi l'étroite collaboration déjà établie entre les chercheurs algériens du Centre de recherche en économie appliqué au développement (CREAD) et les chercheurs français du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (LISE-CNRS, CNAM).
Si depuis 2005 le thème de l'insertion des jeunes issus de l'immigration a été au coeur des débats, peu d'études se sont centrées sur les difficultés spécifiques des femmes "immigrées". Dans cet ouvrage, Laurence Eydoux appréhende le processus d'intégration professionnelle en évaluant les nuances pour les femmes immigrées et celles issues de l'immigration, par l'étude de leur perception des discriminations et des stratégies développées pour éviter une double assignation identitaire.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.