Entrepreneurs maghrébins. Terrains en développement
Denieuil Pierre-Noël ; Madoui Mohamed
KARTHALA
29,00 €
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EAN :9782811104641
Les petites et moyennes entreprises connaissent depuis vingt ans un essor constant dans les pays du Maghreb. Actrices du processus de modernisation des économies, elles sont considérées comme un outil de création d'emplois, d'innovation et de développement des territoires. À partir d'approches localisées et basées sur des enquêtes de terrain, cet ouvrage explore la diversité de l'entrepreneuriat maghrébin en Algérie et en Tunisie, à la lumière d'une expérience libyenne et de l'analyse de la notion " d'informalité " dans l'économie marocaine. Dans un souci de ne pas réduire l'action de l'entrepreneur à sa seule finalité économique, l'originalité des contributions proposées ici est de mettre l'accent sur la complexité sociétale de "l'entreprendre" : la variété des types d'entreprises (de la micro-entreprise à la PME) au coeur des mutations socio-économiques et institutionnelles contemporaines ; la diversité des motivations et des stratégies de leurs protagonistes tant sur le plan des facteurs psychosociologiques que du point de vue des dynamiques relationnelles et du capital social. L'entrepreneuriat est appréhendé comme un mouvement de société, entraîné par des acteurs émergents : la femme, à l'heure où nous assistons à une féminisation d'activités qui relevaient jusqu'à présent du monopole masculin ; les populations issues de l'immigration et de la mobilité entre les deux rives, engagées dans une dynamique de transferts et de réinvestissements au pays d'origine. Ce livre questionne enfin les dispositifs mis en place par les pouvoirs publics et les collectivités locales pour soutenir l'action des entrepreneurs dans leur capacité à générer des projets de développement local et territorial.
Nombre de pages
446
Date de parution
31/12/2010
Poids
630g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811104641
Auteur
Denieuil Pierre-Noël ; Madoui Mohamed
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20101231
Nombre de pages
446,00 €
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Les notions de culture et de cultures sont respectivement assimilées à celles de savoir ou d'art, et de sociétés. L'auteur propose un regard différent, sur la culture comme forme de conscience du groupe. Il explore tour à tour la culture sociétale puis locale, la culture d'entreprise ou professionnelle, les cultures de sexes, et la culture technique. Cet ouvrage distingue deux dimensions de la culture. Il la décrit d'abord comme un ordre du monde. Cet ordre formate nos représentations : les cultures nationales, l'héritage des traditions, le progrès technologique, le développement des réseaux territoriaux, l'individualisation des échanges sociaux, la valorisation des compétences et de l'entreprendre. L'auteur montre que la culture est aussi capacité d'invention : arts de faire individuels et/ou collectifs, manières de se réapproprier la technologie, de s'inventer sa place au travail, d'agir pour réguler l'aliénation, de mobiliser le développement local. Elle est un outil de résistance symbolique et de résilience pour les dominés du rapport social. Ce livre, étayé par une expérience de trente années de recherche sur la diversité culturelle des rapports sociaux en France, en Haïti, au Cameroun, au Maroc et en Tunisie, retrace un itinéraire sociologique. Par souci d'exhaustivité (un état des savoirs, des études de cas) et de transmission (une formulation pédagogique, des encadrés), il s'adresse tant à l'étudiant, à l'enseignant, qu'à tout lecteur des sciences sociales.
Cet ouvrage propose une lecture moderne de L'Histoire des deux Indes. Cette vaste encyclopédie des récits de voyages au XVIIIe siècle, fresque économique et sociale du Nouveau Monde, a été rédigée par l'Abbé G.T. Raynal. Conçue sous l'égide des "commerçants philosophes", elle inclut une contribution des physiocrates ainsi que de Diderot qui y a signé ses textes anti-colonialistes. Simultanément historien, ethnologue des récits de voyages, puis sociologue du monde moderne, l'auteur met en exergue la brûlante actualité du Siècle des Lumières. Il explique comment la découverte des autres sociétés a constitué une nouvelle chance pour l'Europe qui, en s'appropriant "l'autre", a pu engendrer la nation américaine. Pour cela, elle a dû reconstruire son identité en regardant cet "autre" comme son miroir : le bon et sociable sauvage, l'indigène industrieux et travailleur. Elle a alors revendiqué l'humanité pour les opprimés au nom de son intérêt économique, la civilisation pour tous au nom de sa "confraternité universelle des cultures". Au prisme de la rencontre du sauvage et du civilisé, cet essai va aux origines de notre culture matérielle. Vers un monde où la libre circulation des intérêts et l'organisation rationnelle du commerce, construisent les fondements d'une société autorégulée par les passions humaines, l'individualisme économique et l'esprit de domination de la nature par la culture.
Cet ouvrage propose trois dossiers thématiques, "Après l'orientalisme ? Médiations, appropriations, contestations", "Sous l'empire de la nationalité (1830-1960) et "Formes territoriales, urbaines et architecturales au Maghreb aux XIX-XXIe siècles : permanences ou ruptures ? ", une série d'études, suivis de deux textes dans une nouvelle rubrique intitulée chroniques et opinions.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.