Le sauvage et le civilisé au siècle des Lumières. Essai sur les origines de la culture matérielle
Denieuil Pierre-Noël
L'HARMATTAN
12,00 €
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EAN :9782296044166
Cet ouvrage propose une lecture moderne de L'Histoire des deux Indes. Cette vaste encyclopédie des récits de voyages au XVIIIe siècle, fresque économique et sociale du Nouveau Monde, a été rédigée par l'Abbé G.T. Raynal. Conçue sous l'égide des "commerçants philosophes", elle inclut une contribution des physiocrates ainsi que de Diderot qui y a signé ses textes anti-colonialistes. Simultanément historien, ethnologue des récits de voyages, puis sociologue du monde moderne, l'auteur met en exergue la brûlante actualité du Siècle des Lumières. Il explique comment la découverte des autres sociétés a constitué une nouvelle chance pour l'Europe qui, en s'appropriant "l'autre", a pu engendrer la nation américaine. Pour cela, elle a dû reconstruire son identité en regardant cet "autre" comme son miroir : le bon et sociable sauvage, l'indigène industrieux et travailleur. Elle a alors revendiqué l'humanité pour les opprimés au nom de son intérêt économique, la civilisation pour tous au nom de sa "confraternité universelle des cultures". Au prisme de la rencontre du sauvage et du civilisé, cet essai va aux origines de notre culture matérielle. Vers un monde où la libre circulation des intérêts et l'organisation rationnelle du commerce, construisent les fondements d'une société autorégulée par les passions humaines, l'individualisme économique et l'esprit de domination de la nature par la culture.
Nombre de pages
86
Date de parution
21/12/2007
Poids
125g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296044166
Titre
Le sauvage et le civilisé au siècle des Lumières. Essai sur les origines de la culture matérielle
Auteur
Denieuil Pierre-Noël
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
125
Date de parution
20071221
Nombre de pages
86,00 €
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Les notions de culture et de cultures sont respectivement assimilées à celles de savoir ou d'art, et de sociétés. L'auteur propose un regard différent, sur la culture comme forme de conscience du groupe. Il explore tour à tour la culture sociétale puis locale, la culture d'entreprise ou professionnelle, les cultures de sexes, et la culture technique. Cet ouvrage distingue deux dimensions de la culture. Il la décrit d'abord comme un ordre du monde. Cet ordre formate nos représentations : les cultures nationales, l'héritage des traditions, le progrès technologique, le développement des réseaux territoriaux, l'individualisation des échanges sociaux, la valorisation des compétences et de l'entreprendre. L'auteur montre que la culture est aussi capacité d'invention : arts de faire individuels et/ou collectifs, manières de se réapproprier la technologie, de s'inventer sa place au travail, d'agir pour réguler l'aliénation, de mobiliser le développement local. Elle est un outil de résistance symbolique et de résilience pour les dominés du rapport social. Ce livre, étayé par une expérience de trente années de recherche sur la diversité culturelle des rapports sociaux en France, en Haïti, au Cameroun, au Maroc et en Tunisie, retrace un itinéraire sociologique. Par souci d'exhaustivité (un état des savoirs, des études de cas) et de transmission (une formulation pédagogique, des encadrés), il s'adresse tant à l'étudiant, à l'enseignant, qu'à tout lecteur des sciences sociales.
Cet ouvrage propose trois dossiers thématiques, "Après l'orientalisme ? Médiations, appropriations, contestations", "Sous l'empire de la nationalité (1830-1960) et "Formes territoriales, urbaines et architecturales au Maghreb aux XIX-XXIe siècles : permanences ou ruptures ? ", une série d'études, suivis de deux textes dans une nouvelle rubrique intitulée chroniques et opinions.
Cet ouvrage relate l'expérience du directeur de l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain à Tunis (IRMC), confronté en 2011 à la révolution tunisienne. Plusieurs livres s'enchevêtrent dans ce témoignage rare. L'un, sur la société tunisienne depuis le contrôle du régime de Ben Ali, dans un contexte peu propice à la liberté d'expression, jusqu'aux mutations de la révolution. L'autre, sur la radioscopie d'un Institut français à l'étranger et de sa coopération universitaire. L'auteur y dévoile l'envers du décor de l'administration de la recherche. Il nous livre ses valeurs, ses tactiques face aux pouvoirs, ses manières de gérer l'argent et la science. Le suivant, sur la confrontation du chercheur et du diplomate. Il y est question des cultures de la diplomatie, de ses rituels, des codes, valeurs, symboles qui fondent son langage. Le livre nous convie au coeur du dispositif français de coopération. Il en relate les pressions institutionnelles et politiques, au fil des enjeux inavoués de la diplomatie scientifique. Le dernier égrène une réflexion sur des sujets tels que les sciences sociales, l'écriture de la société, la théorie des réseaux, l'agir organisationnel, les violences scolaires, les relations internationales avec la Libye, les évolutions anthropologiques de la société tunisienne. Le lecteur tient ici un document ethnographique d'exception où l'auteur accumule avec insolence des observations sur la diplomatie française, et de fines analyses sur la part cachée d'affect et d'informalité existentielle qui irrigue la cuisine scientifique et la coopération internationale.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.